On goûte: L’expérience au cinéma français

Description

Je n’étais jamais une cinéphile avant d’arriver à Toulouse, mais pour améliorer mon français, particulièrement en écoutant la langue, j’ai décidé d’explorer la culture française par le septième art. Avec la suggestion de mon hôtesse, je suis allée au cinéma qui s’appelle ABC situé à proximité à l’arrêt du métro Jean d’Arc. Après que j’ai acheté mon premier billet, le guichetier ne m’a pas demandé quel siège je préférais, et j’ai aussi oublié de lui le questionner. Le jour de la séance, quand j’y suis arrivée, il y avais déjà 40 ou 50 personnes dans la salle d’attente au rez-des-chaussée du cinéma. À peu près 5 minutes avant la séance, le guichetier a retiré la colonne à l’entrée de l’escalier et nous nous sommes écoulés toute de suite à la salle. À la fin de la queue, en entrant la salle, j’ai trouvé que la plupart des sièges déjà occupés. Je me suis dépêchée à l’arrière et me suis assise rapidement à un siège vide alors que la lumière était éteinte. Pendant les 100 minutes suivantes, j’ai resté curieuse sur ce jeu de la disposition des places au cinéma français. 

Interprétation

À la fin du film, j’ai réfléchi sur cette petite expérience étonnante pendant le générique du film. La lumière était encore éteinte, et personne n’est sorti alors j’avais quelques minutes pour démêler cette « mystère ». Pourquoi est-ce que le guichetier ne m’avait pas demandé de choisir un siège? S’il m’avait démandé, j’aurais peut-être eu un meilleur angle de vue. Une explication possible est la taille du cinéma. Parce que la salle est petite de même que le cinéma, c’est-à-dire qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui travaillent ici, cela ne vaut pas la peine d’organiser des placements avant la séance. De plus, pourquoi est-ce que tout le public doit attendre ensemble au pied à l’escalier? Dans des cinémas américains, on peut toujours entrer la salle, individuellement, avant la séance avec son billet et attendre pour le film là-bas. Pour cette question, je n’en avais aucune idée. Plus tôt, j’ai posé des questions au guichetier. Il m’a expliqué que le cinéma suit le principe « premier arrivé, premier servi », c’est-à-dire que l’avantage des choix appartient à ceux qui arrivent le plus tôt au cinéma, pas ceux qui achètent les billets le plus tôt. De plus, la période de l’attente permet au public de voir des fiches pour des autres films ou des activités culturelles à Toulouse sur le comptoir. Quand j’ai raconté cette histoire à mon hôtesse, elle m’a dit qu’également, plus on attend pour le film, mieux on l’apprécie.

Évaluation

Quand mon hôtesse m’a introduit ce cinéma la première fois, elle m’a averti qu’il est un peu spécial et le public qu’il accueille est également différent de ceux qui vont aux grands cinémas. Au cinéma ABC, chaque film est considéré comme une œuvre d’art, ou dans mon opinion, comme un plat raffiné au restaurant. Avant que le plat est servi, le faim grandi. Dans la période d’attente, on se vide l’esprit pour tirer le meilleur d’art, et dans la connaissance d’une expérience partagée, on respect les autres cinéphile en attendant patiemment. Dans la salle, on ne consomme pas le film – on goûte. À cause de cette attitude, on ne mange pas du tout pendant le film – pourquoi consommer autre chose que l’œuvre devant nous? Pour la même raison, on reste attentive jusqu’à la fin du générique en tant qu’un symbole d’appréciation du travail de l’équipe du film. Cette expérience du cinéma m’a montré qu’il y a un art de savourer le septième art, caché et réservé aux petits cinémas comme ABC.
Note du blog :  15,5/20

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