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Excursion dans les Hautes-Pyrénées

Après avoir découvert la ville de Toulouse et la vie urbaine pendant trois semaines, Dickinson en France a changé d’air en passant un week-end en montagne dans la Vallée du Louron, située au milieu des Pyrénées à 155 kilomètres de Toulouse. Partageant la frontière avec l’Espagne, la Vallée du Louron nous offre un air pur, facile à respirer et un silence et une tranquillité que nous ne trouvons pas dans la ville et qui nous met instantanément au calme. Néanmoins, nous avions prévu un week-end plein d’activités malgré la tranquillité dans l’air montagnard.

Nous avons passé le week-end au Centre de Montagne d’Estarvielle, un village de 30 habitants qui se situe à 994 m d’altitude.   Le matin la moitié du groupe a préparé la garbure, une soupe typique des Pyrénées à base de haricots tarbais, de choux, de pommes de terre et de viandes de canard et de porc. Entretemps, leurs camarades ont dégusté une autre spécialité gastronomique de la région : le fromage ! Le fromager du village de Mont nous a montré sa ferme où il élève des vaches et des brebis ainsi que comment on fabrique le fromage, et après nous a fait goûter la tome des Pyrénées, un fromage traditionnel de la région.

L'église d'Estarvielle

L’église d’Estarvielle

Le lac de Génos-Loudenvielle; Photo de Claudia Vaughan

Le lac de Génos-Loudenvielle; Photo de Claudia Vaughan

Photo de Lauren Wachenfeld

Photo de Lauren Wachenfeld

À la fromagerie

À la fromagerie

Avec notre guide nous avons fait une petite randonnée dans la vallée, découvrant le lac de Génos-Loudenvielle, un lac artificiel construit dans les années soixante-dix pour attirer le tourisme, et le village de Loudenvielle, un village d’à peu près 237 habitants, tout en essayant d’esquiver les boules de neige lancées entre les étudiants.

Notre guide et le groupe pendant la randonnée dans la Vallée du Louron

Notre guide et le groupe pendant la randonnée dans la Vallée du Louron

Les batailles de boules de neige!

Le soir nous avons mangé la garbure préparée par la moitié du groupe et après notre repas costaud et montagnard, nous nous sommes reposés au coin du feu, en jouant aux cartes et charades.

La garbure préparée par les étudiants.

La garbure préparée par les étudiants.

Le soir au coin du feu

Le soir au coin du feu

Le lendemain il ne fallait pas rater le petit-déjeuner car nous avions prévu une randonnée en raquettes, une activité typique de la montagne qui requiert de l’énergie !

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Lauren Wachenfeld

Photo de Lauren Wachenfeld

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Claudia Vaughan

Le groupe pendant notre randonnée en raquettes

Le groupe pendant notre randonnée en raquettes

Conor, notre guide Michel, Gibson

Conor, notre guide Michel, Gibson

Pour conclure le week-end nous avons effectué un dernier goûter à une miellerie à Bordères Louron, où l’apicultrice nous a montré ses 200 ruches, les boîtes où habitent les abeilles, et puis nous a expliqué le processus de récolte du miel.

L'apicultrice

L’apicultrice

Fromage et miel, quelle combinaison délicieuse !

Fromage et miel, quelle combinaison délicieuse !

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Claudia Vaughan

Il va sans dire que notre week-end en montagne a été aussi riche d’informations sur le terroir pyrénéen ainsi que d’activités sportives. Les étudiants sont retournés à Toulouse les sacs pleins de fromage et de miel.

Editorial : décembre 2014

Chers lecteurs, chères lectrices,

Il est difficile à croire, mais nous arrivons déjà à la fin de l’année et nos étudiants se préparent pour deux semaines de vacances, suivies par les examens, et puis la rentrée aux États-Unis pour certains. Dans cette dernière édition de La Une de 2014, nos étudiants vous révèlent leurs dernières expériences et observations de la Ville Rose.

Bonne lecture et bonnes fêtes de fin d’année,

Julia

Les repas français

Mon séjour à Toulouse est presque fini et le temps est très vite passé. J’ai l’impression que je suis arrivée il y a seulement un mois. Je suis contente de toutes les expériences culturelles que j’ai vécues pendant mes trois mois jusqu’à présent et je partirai avec de bons souvenirs. La vie toulousaine des étudiants américains est riche de culture et d’activité.

Entre les cours et le travail, je trouve le temps d’essayer les salons de thé, voyager, jouer au basket, faire du shopping et passer des moments avec mes amis. Même si je ne trouve pas beaucoup de temps pour les musées et spectacles, j’apprends la culture française à travers les repas. Tout d’abord, Toulouse ne manque pas de bars et de salons de thé. J’ai un bar et un salon de thé préférés, et parce que j’y vais trop souvent, les serveurs me reconnaissent. Mon gâteau préféré contient des framboises, des pistaches et de la noix de coco. Avec du thé, il est vraiment super.

Ensuite, j’ai gouté la raclette, un repas très français. Très lourd, on le mange souvent en hiver et dans les montagnes. On met une raclette électrique au milieu de la table, on chauffe des tranches de fromage dans le four, on les met sur les pommes de terre et on ajoute de la charcuterie. La raclette est composée d’ingrédients français et quand j’ai mangé avec mes amis français, l’atmosphère était conviviale et détendu, donc on a apprécié la nourriture après une journée de pluie.

Finalement, on ne peut pas parler de la nourriture française sans évoquer les crêpes. Je mange des crêpes au moins une fois par semaine. Le dimanche, mes hôtes les cuisinent pour le dîner. Peut-être un effet de la mondialisation, même les Américains aiment bien les crêpes. Néanmoins, la façon de les manger n’est pas pareille. Aux États-Unis, on les mange pour le petit déjeuner ou le dessert. En France, les galettes sont plus populaires et on peut les manger pour n’importe quel repas. Et, bien sûr, on les mange plus souvent.

Ma vie toulousaine d’étudiante américaine est liée à l’alimentation. J’ai goûté de nouvelles choses, comme la raclette et le cassoulet, et j’aime trouver des nouveaux restaurants.

-Jessica Sykes

Le comportement français contre le comportement américain

J’ai remarqué que les malentendus les plus fréquents sont les phrases quotidiennes. Je trouve que les expressions sont plus affirmatives en anglais. La langue française est une langue de négation. Je n’ai pas l’habitude de dire des phrases négatives. Quand je parle avec mes hôtes je trouve que la plupart de mes réponses sont affirmatives, donc j’évoque un comportement optimiste. Cela me choque parce que mes amis américains me disent que je suis un peu pessimiste. Quand je demande à mes hôtes leurs opinions, ils me répondent avec une expression négative comme « C’est pas mal ». Mes hôtes semblent étonnés quand je réponds positivement. Je sens que les expressions négatives comme « C’est pas mal » sont plus honnêtes que l’expression « C’est bien ». C’est une habitude américaine d’être plus poli que nécessaire, donc je pense que la raison pour laquelle je préfère employer des phrases affirmatives pour être rassurante. Je pense que cette mentalité reflète la peur d’être impoli. Je trouve que les Américains ne peuvent pas entendre des critiques, donc une phrase comme « C’est pas mal » évoque des sentiments mauvais. Cette peur est une qualité intégrante de la culture américaine, mais cela affecte les relations entre les Français et les Américains. Pour les Français, cette caractéristique américaine évoque un type de superficialité. Les Français parlent plus franchement que les Américains. À cause de cette différence culturelle, il y a des malentendus entre les deux cultures. Je trouve que cela affecte les premières impressions parce que nous sommes plus préoccupés par la façon dont les autres nous regardent.

-Samantha Mendoza-Ferguson

La consommation des cigarettes – une différence culturelle

La culture liée à la consommation de cigarettes est un sujet intéressant à comprendre et à étudier. L’un des premiers « chocs » pour moi a été quand je suis arrivé à mon premier cours dans un amphithéâtre à Toulouse Capitole 1, en Amphi Despaux. Dans cet énorme amphithéâtre, il y avait deux cent cinquante étudiants et la professeur qui parlait dans un microphone. Après 30 minutes de ce cours en entreprise, l’enseignante a mis une cigarette dans sa bouche et a commencé à fumer pendant la conférence. J’étais complètement stupéfait. Toutefois, une demi-heure plus tard, il y avait une autre pause de 10 minutes et tous les étudiants et la professeur aussi, sont sortis et ont fumé une cigarette dans le jardin de l’école. Il semblait que la structure du cours avait été créée pour avoir le temps maximum de fumer des cigarettes. Malgré tout, à la fin du cours, j’ai vu tous les mêmes étudiants dans mon cours fumer à côté du métro. En fait, les chiffres concernant ce sujet sont tristes parce que « 73,000 personnes meurent du tabagisme chaque année en France. » De plus, « le pourcentage de tabagisme a augmenté de 28 pour cent à 30 pour cent de tout le pays au cours des 5 dernières années. »

Je trouve aussi qu’après une longue semaine à la fac, tous mes vêtements ont l’odeur de la cendre. Pour moi, c’était à ce moment-là où j’étais sûr que j’étais dans une culture complètement différente quand mes jeans, mes chemises et mes cheveux sentent la fumée tout le temps. Cette différence interculturelle est très perceptible et évidente partout en France. Cependant, c’est simplement une des pratiques à laquelle que je dois m’adapter. Je viens d’un pays où la consommation des cigarettes est très mal vue et où on apprend depuis l’école maternelle que “fumer tue”, alors je suis encore ébahi par le nombre de fumeurs et l’attitude relaxe vers les cigarettes.  Enfin, fumer est une décision personnelle pour tous mes amis et je respecte leur décision. En fait, une cigarette dans un café fait partie de la vie en France. Elle permet de vous détendre et de profiter du moment. Profiter de la vie et de parler à des amis c’est le vrai plaisir de ce pays. Cette pratique est une des choses dont les Américains ont besoin d’apprendre.

-Greg Sellhausen

Editorial : novembre 2014

Chères lectrices, chers lecteurs,

Cela fait déjà trois mois que nos étudiants sont à Toulouse, et la plupart n’ont plus que quelques semaines à passer dans la Ville Rose. Alors, effectivement c’est le moment de profiter au maximum de tout ce que Toulouse a à offrir !   Vous verrez que c’est exactement ce que nos étudiants ont fait le mois dernier!

Nous sommes sortis de Toulouse pour visiter le Marché au Gras de Péchabou, un village qui se situe à 14 km au sud-est de l’agglomération toulousaine dans le Lauragais. Le marché au gras est un marché annuel qui se spécialise dans la vente du canard dans tous ses états, mais l’on y trouve aussi des produits typiques de la région ainsi que de saison. En plus de la nourriture, nous pouvons découvrir des artisans locaux et leurs trésors. Les étudiants ont participé au marché en partageant des délices américains de la saison comme l’Apple Pie, les smores, les brownies et la tarte au potiron qu’ils avaient confectionnés eux-mêmes. Ils ont bien géré notre stand, en discutant avec les gens et en vendant leurs desserts. Ils en ont si bien vendu qu’ils ont pu sortir en soirée grâce à leurs profits !

 

Les étudiants de Dickinson et leur stand au Marché au gras de Péchabou.

Les étudiants de Dickinson et leur stand au Marché au gras de Péchabou.

Puisque cette année commémore le Centenaire de la Grande Guerre, l’équipe de Dickinson a incorporé la pièce de théâtre Histoire du soldat présentée à Odyssuddans notre programmation des sorties culturelles. Avant le spectacle nous avons visité l’exposition Toile du Front, une exposition sur la conception et la production du court-métrage Fire Waltz de Marc Ménager, un film d’animation où la créativité musicale affronte la Grande Guerre.

 Nous ne pouvons pas parler du mois de novembre sans évoquer Thanksgiving. Une fête chère aux Américains, nous nous sommes retrouvés pour la célébrer ensemble dans un restaurant du quartier qui nous a préparés un menu français tout en s’inspirant des ingrédients typiques de Thanksgiving.

Notre Thanksgiving à la française consistait en un crumble salé au potiron, un coquelet rôti à l’estragon et un tatin de poire, miel et sésame.

Repas de Thanksgiving

Repas de Thanksgiving

Deux étudiantes ont participé au « Thanksgiving Cook-Off » organisé par le Consulat des Etats-Unis et l’Atelier des chefs à Toulouse. Lisez ce que Shelby et Jessica ont à dire :

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Shelby : C’était vraiment comme la série « Chopped » où les participants reçoivent des boîtes mystérieuses d’ingrédients. Nous étions trois équipes de trois et nous avons eu une heure et demie pour préparer un repas de Thanksgiving. J’ai passé de bons moments avec mon équipe. Nous avons cuisiné une purée de maïs doux, une sauce aux airelles, des patates douces et des pommes de terre grillées, et des nuggets avec de la polenta, des noix et des noisettes. 

 

Jessica : Mon équipe a fait des petites boulettes de poulet avec des cornflakes et des épices, une purée de pomme de terre et de patate douce et une sauce maïs canneberge. Après, les juges ont goûté tous les plats, et mon équipe a gagné!

Jessica Thanksgiving

Finalement, le week-end dernier, les étudiants ont complété le processus d’intégration dans la Ville Rose en s’attaquant à un élément très important de la culture de Toulouse – le rugby ! Le Stade Toulousain a joué contre Grenoble sous la pluie, soutenu par des fans infatigables, dont deux étaient si enthousiastes qu’ils ont essayé de participer au match en courant tout nu sur le terrain. Malheureusement, les chants des fans n’étaient pas suffisants et la chance n’était pas de notre côté, car dans la dernière minute Grenoble a remporté la victoire de quelques points.

Stade Toulousain vs Grenoble

   Stade Toulousain vs Grenoble

Vous avez surement remarqué que novembre a été très chargé pour Dickinson en France ! Je vous laisse découvrir ce qu’ils ont à raconter à propos de ce mois !

Bonne lecture et à bientôt,

Julia

Toulouse : une ville parfaite pour les étudiants

Mon arrivée à Toulouse a été remplie d’expériences interculturelles et de nouvelles affaires. Je suis très heureux avec ma famille d’accueil, M & Mme Ovinet et leur fils Adrien. Adrien est un garçon très gentil qui aime jouer au handball et beaucoup de ping-pong à la campagne. Déjà, j’ai mangé des repas exceptionnels comme le poulet roquefort, le coté de porc, le poulet rôti et pour dessert, le yaourt avec le miel des 50,000 abeilles que les Ovinet élèvent dans les Pyrénées. De plus, j’habite avec trois autres étudiants français qui étudient à l’école d’Ingénieurs à Toulouse. La plupart des soirées, il est amusant de regarder « Le Petit Journal » après le dîner avec les autres étudiants, Arthur, Louis et Camille. Il est intéressant de trouver que le rire est un langage universel.

Jusqu’à présent, mon expérience dans la ville de Toulouse a été extraordinaire. Je pense que la ville de Toulouse est très attachante pour tous les étudiants. En particulier, mon université « l’IAE » a beaucoup d’étudiants et professeurs qui sont très accueillants. Bien sûr, il y a de nombreux sites de la ville comme le Pont Neuf, la basilique Saint Sernin et le Couvent des Jacobins. Cependant, je pense que l’esprit de la ville existe grâce aux étudiants et de découvrir vos endroits préférés de la ville. De plus, avec une carte étudiante les prix des activités et de la nourriture sont toujours très abordables. Après votre travail est fini, il est facile de voir des films, des pièces de théâtres ou de rencontrer des amis pour prendre une bière en ville. Enfin, une de mes parties préférées de Toulouse est que la qualité du métro est exceptionnelle et beaucoup mieux que celle du métro de New York. À cause du métro, il est très facile de se déplacer dans la ville et vous pouvez découvrir vos endroits préférés. Donc grâce à ma famille d’accueil exceptionnelle et une université très accueillante, la ville de Toulouse est un rêve pour moi, et tous les étudiants.

-Greg Sellhausen

Les malentendus à l’école

Pour moi, la plupart des malentendus possibles que je peux reconnaître arrivent dans la vie académique. Pour les étudiants américains, la manière de se comporter soi-même et avec les professeurs est complètement différente de celle des Français.

Avec les étudiants, l’environnement des cours est vraiment différent qu’aux États-Unis. Par exemple, avoir une conversation avec eux autour de vous pendant que le professeur est en train d’enseigner est-ce tout normal ? Avant que je me sois habituée d’ignorer les conversations comme celles-là, je voulais demander d’être poli et de garder le silence pendant les leçons. Néanmoins, cette demande peut être considérée bizarre, et dans quelques cas, impolis.

Le rapport entre les étudiants et les professeurs est aussi très différent, et on pourrait avoir des malentendus à cause de cela. Une chose très différente est la communication avec les professeurs. Aux États-Unis, je n’hésite pas à envoyer un mail aux professeurs pour les toutes petites questions – une question sur un devoir du syllabus, ou prévenir de mon absence. En France, franchement la seule situation qui exige un mail au professeur est de vous excuser pour être absente  ; en plus, vous devez apporter une autorisation de médecin pour la séance prochaine. Grâce à Mme Lebreton, notre professeur de français au Centre Dickinson, j’étais sauvée de plusieurs des malentendus comme cela ; sinon, je ferais beaucoup de faux pas.

En général, le rapport entre les étudiants et les professeurs est plus formel et plus froid qu’aux États-Unis. Bien sûr, on doit respecter les professeurs dans les deux cultures, mais les professeurs en France sont beaucoup moins flexibles et beaucoup moins concernés par la vie des étudiants. En plus, les professeurs fournissent rarement les syllabus  ; demander les dates ou faits spécifiques pour les devoirs serait un vrai faux pas.Heureusement, grâce à l’aide de Mme Lebreton et ma guide en français et à l’IEP, Justine, j’ai évité la plupart des malentendus à l’école. Maintenant, l’habitude de contacter un professeur pour les petites questions est une technique du dernier recours pour moi. Je veux savoir si cette habitude va changer quand je retourne à Dickinson !

-Grace McCrocklin

Des malentendus encore

Il n’y a pas un manque pour les malentendus entre la culture française et la culture américaine. On peut trouver des situations chaque jour qui sont riches avec l’opportunité de faire des fautes. Quelques jours je pense que j’ai réduit la fréquence de mes fautes, et quelques autres, je n’ai plus d’espoir. Oui, peut-être que c’est un peu mélodramatique, mais bienvenue chez moi !

Au début, même les différences culturelles les plus petites ont présenté des malentendus. Par exemple, aux cafés adorés par tout le monde qui sont typiquement français, il faut, bien sûr, que tu paies. Mais, comment ? À l’intérieur ? À l’extérieur ? Finalement, tu peux le comprendre. La grande difficulté est les pourboires. Quel pourcentage ? Est-ce que c’est obligatoire ? Il se trouve que les serveurs sont bien payés en France et les pourboires sont réservés pour le service extraordinaire ! Une fois, un ami et moi, nous sommes revenus à un restaurant parce que nous étions en désaccord avec les règles des pourboires et avions de mauvais sentiments quand nous avons quitté le restaurant sans laisser un pourboire. La serveuse était vraiment contente et nous a dit que ce n’était vraiment pas nécessaire.

Les malentendus arrivent aussi avec les fautes de langage. J’ai passé une soirée avec des amis d’une amie qui étaient vraiment gentils. C’était sympa, mais j’étais la seule anglophone, donc c’était aussi fatigant. « Bon, » je pensais intérieurement, « je veux dormir. Attend, quelle est l’expression pour ça  ? … Oui, c’est ça. » Il va sans dire, que j’avais terriblement tort. Donc, j’ai dit « Merci pour la soirée, je vais coucher. » Bien que cette phrase ne soit pas aussi ambiguë, aujourd’hui sa connotation indique les rapports sexuels. La sœur du mec à qui j’avais destiné cette mauvaise phrase n’arrêtait pas de rire. Finalement, elle m’a expliqué que je dois utiliser le verbe réflexif, « se coucher » pour indiquer que je vais dormir. Après cet incident, j’ai trouvé la sortie rapidement.

Mais, tout va bien maintenant. J’avais trouvé un moyen de réduire les malentendus ! Change le langage ! Change la grammaire ! À mon avis, c’est beaucoup plus facile. La semaine dernière, je parlais avec une fille de mes hôtes à propos de stages. Elle a travaillé avec les retraités l’année dernière et cette année elle travaille avec les malades mentaux. Je suis une étudiante de psychologie, donc je connais le mot « fou », mais pour une raison mystérieuse, je n’ai pas pu trouver le mot. J’ai mélangé « fou » et « folle » et j’ai dit « foulle ». Ce mot n’existe pas, mais peut-être qu’on peut faire évoluer la langue française. Autres temps, autres mœurs, n’est-ce pas ?

-Shelby Duncan

Mon premier film français

Pour le 11 novembre, je suis allée au cinéma avec mes hôtes pour regarder mon premier film français. En fait, Gemma Bovery n’est pas le premier film français que j’ai regardé, mais c’est le gemma_bovery_teaser_gemmapremier film français que j’ai regardé au cinéma, sans les sous-titres en anglais. Il se trouve que dans le film, il s’agit d’une femme anglaise (Gemma Bovery, elle-même), alors beaucoup de personnages parlent en anglais. Pourtant, l’action du film a lieu en Normandie et c’est principalement un film français, alors ce n’était pas trop facile pour moi. Mais vraiment, j’ai bien aimé le film. C’est une adaptation du roman Madame Bovary. Le film était drôle, sincère, et vraiment bien joué. J’ai apprécié l’adaptation moderne de l’histoire classique. Tandis qu’Emma Bovary est détruite par l’homme qu’elle aime, Gemma est détruite par les hommes qui l’aiment – on peut même dire que leur obsession à son sujet provoque sa destruction. Destruction est un mot dur pour un film qui n’est pas vraiment triste, mais c’est vraiment une morale sérieuse dans notre monde, où les femmes sont considérées plus comme des objets que des êtres humains. J’ai regardé le film dans un cinéma toulousain qui s’appelle l’Utopia, pour le cinéma d’auteur et pour les films étrangers (allemand, espagnol, etc.). Le cinéma m’a rappelé un cinéma à St. Louis qui s’appelle le Tivoli, qui est aussi pour le cinéma d’auteur et étranger. Comme le Tivoli, l’Utopia a seulement trois salles et passe chaque film une fois par jour. Les fauteuils sont très confortables et il y a des toilettes dans la salle, alors je ne devais pas partir pour y aller (je pense aux toilettes en France, parce qu’il y en a beaucoup moins ici qu’aux États Unis). J’aimais bien mon expérience au cinéma, et je suggère que tout le monde aille regarder ce film. Il est très divertissant. Je prévois d’aller encore au cinéma ce weekend pour voir Bande des filles, un autre film français. J’espère qu’il me plaira aussi!

-Schuyler Atkins