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Toulouse : une ville parfaite pour les étudiants

Mon arrivée à Toulouse a été remplie d’expériences interculturelles et de nouvelles affaires. Je suis très heureux avec ma famille d’accueil, M & Mme Ovinet et leur fils Adrien. Adrien est un garçon très gentil qui aime jouer au handball et beaucoup de ping-pong à la campagne. Déjà, j’ai mangé des repas exceptionnels comme le poulet roquefort, le coté de porc, le poulet rôti et pour dessert, le yaourt avec le miel des 50,000 abeilles que les Ovinet élèvent dans les Pyrénées. De plus, j’habite avec trois autres étudiants français qui étudient à l’école d’Ingénieurs à Toulouse. La plupart des soirées, il est amusant de regarder « Le Petit Journal » après le dîner avec les autres étudiants, Arthur, Louis et Camille. Il est intéressant de trouver que le rire est un langage universel.

Jusqu’à présent, mon expérience dans la ville de Toulouse a été extraordinaire. Je pense que la ville de Toulouse est très attachante pour tous les étudiants. En particulier, mon université « l’IAE » a beaucoup d’étudiants et professeurs qui sont très accueillants. Bien sûr, il y a de nombreux sites de la ville comme le Pont Neuf, la basilique Saint Sernin et le Couvent des Jacobins. Cependant, je pense que l’esprit de la ville existe grâce aux étudiants et de découvrir vos endroits préférés de la ville. De plus, avec une carte étudiante les prix des activités et de la nourriture sont toujours très abordables. Après votre travail est fini, il est facile de voir des films, des pièces de théâtres ou de rencontrer des amis pour prendre une bière en ville. Enfin, une de mes parties préférées de Toulouse est que la qualité du métro est exceptionnelle et beaucoup mieux que celle du métro de New York. À cause du métro, il est très facile de se déplacer dans la ville et vous pouvez découvrir vos endroits préférés. Donc grâce à ma famille d’accueil exceptionnelle et une université très accueillante, la ville de Toulouse est un rêve pour moi, et tous les étudiants.

-Greg Sellhausen

Les malentendus à l’école

Pour moi, la plupart des malentendus possibles que je peux reconnaître arrivent dans la vie académique. Pour les étudiants américains, la manière de se comporter soi-même et avec les professeurs est complètement différente de celle des Français.

Avec les étudiants, l’environnement des cours est vraiment différent qu’aux États-Unis. Par exemple, avoir une conversation avec eux autour de vous pendant que le professeur est en train d’enseigner est-ce tout normal ? Avant que je me sois habituée d’ignorer les conversations comme celles-là, je voulais demander d’être poli et de garder le silence pendant les leçons. Néanmoins, cette demande peut être considérée bizarre, et dans quelques cas, impolis.

Le rapport entre les étudiants et les professeurs est aussi très différent, et on pourrait avoir des malentendus à cause de cela. Une chose très différente est la communication avec les professeurs. Aux États-Unis, je n’hésite pas à envoyer un mail aux professeurs pour les toutes petites questions – une question sur un devoir du syllabus, ou prévenir de mon absence. En France, franchement la seule situation qui exige un mail au professeur est de vous excuser pour être absente  ; en plus, vous devez apporter une autorisation de médecin pour la séance prochaine. Grâce à Mme Lebreton, notre professeur de français au Centre Dickinson, j’étais sauvée de plusieurs des malentendus comme cela ; sinon, je ferais beaucoup de faux pas.

En général, le rapport entre les étudiants et les professeurs est plus formel et plus froid qu’aux États-Unis. Bien sûr, on doit respecter les professeurs dans les deux cultures, mais les professeurs en France sont beaucoup moins flexibles et beaucoup moins concernés par la vie des étudiants. En plus, les professeurs fournissent rarement les syllabus  ; demander les dates ou faits spécifiques pour les devoirs serait un vrai faux pas.Heureusement, grâce à l’aide de Mme Lebreton et ma guide en français et à l’IEP, Justine, j’ai évité la plupart des malentendus à l’école. Maintenant, l’habitude de contacter un professeur pour les petites questions est une technique du dernier recours pour moi. Je veux savoir si cette habitude va changer quand je retourne à Dickinson !

-Grace McCrocklin

Des malentendus encore

Il n’y a pas un manque pour les malentendus entre la culture française et la culture américaine. On peut trouver des situations chaque jour qui sont riches avec l’opportunité de faire des fautes. Quelques jours je pense que j’ai réduit la fréquence de mes fautes, et quelques autres, je n’ai plus d’espoir. Oui, peut-être que c’est un peu mélodramatique, mais bienvenue chez moi !

Au début, même les différences culturelles les plus petites ont présenté des malentendus. Par exemple, aux cafés adorés par tout le monde qui sont typiquement français, il faut, bien sûr, que tu paies. Mais, comment ? À l’intérieur ? À l’extérieur ? Finalement, tu peux le comprendre. La grande difficulté est les pourboires. Quel pourcentage ? Est-ce que c’est obligatoire ? Il se trouve que les serveurs sont bien payés en France et les pourboires sont réservés pour le service extraordinaire ! Une fois, un ami et moi, nous sommes revenus à un restaurant parce que nous étions en désaccord avec les règles des pourboires et avions de mauvais sentiments quand nous avons quitté le restaurant sans laisser un pourboire. La serveuse était vraiment contente et nous a dit que ce n’était vraiment pas nécessaire.

Les malentendus arrivent aussi avec les fautes de langage. J’ai passé une soirée avec des amis d’une amie qui étaient vraiment gentils. C’était sympa, mais j’étais la seule anglophone, donc c’était aussi fatigant. « Bon, » je pensais intérieurement, « je veux dormir. Attend, quelle est l’expression pour ça  ? … Oui, c’est ça. » Il va sans dire, que j’avais terriblement tort. Donc, j’ai dit « Merci pour la soirée, je vais coucher. » Bien que cette phrase ne soit pas aussi ambiguë, aujourd’hui sa connotation indique les rapports sexuels. La sœur du mec à qui j’avais destiné cette mauvaise phrase n’arrêtait pas de rire. Finalement, elle m’a expliqué que je dois utiliser le verbe réflexif, « se coucher » pour indiquer que je vais dormir. Après cet incident, j’ai trouvé la sortie rapidement.

Mais, tout va bien maintenant. J’avais trouvé un moyen de réduire les malentendus ! Change le langage ! Change la grammaire ! À mon avis, c’est beaucoup plus facile. La semaine dernière, je parlais avec une fille de mes hôtes à propos de stages. Elle a travaillé avec les retraités l’année dernière et cette année elle travaille avec les malades mentaux. Je suis une étudiante de psychologie, donc je connais le mot « fou », mais pour une raison mystérieuse, je n’ai pas pu trouver le mot. J’ai mélangé « fou » et « folle » et j’ai dit « foulle ». Ce mot n’existe pas, mais peut-être qu’on peut faire évoluer la langue française. Autres temps, autres mœurs, n’est-ce pas ?

-Shelby Duncan

Mon premier film français

Pour le 11 novembre, je suis allée au cinéma avec mes hôtes pour regarder mon premier film français. En fait, Gemma Bovery n’est pas le premier film français que j’ai regardé, mais c’est le gemma_bovery_teaser_gemmapremier film français que j’ai regardé au cinéma, sans les sous-titres en anglais. Il se trouve que dans le film, il s’agit d’une femme anglaise (Gemma Bovery, elle-même), alors beaucoup de personnages parlent en anglais. Pourtant, l’action du film a lieu en Normandie et c’est principalement un film français, alors ce n’était pas trop facile pour moi. Mais vraiment, j’ai bien aimé le film. C’est une adaptation du roman Madame Bovary. Le film était drôle, sincère, et vraiment bien joué. J’ai apprécié l’adaptation moderne de l’histoire classique. Tandis qu’Emma Bovary est détruite par l’homme qu’elle aime, Gemma est détruite par les hommes qui l’aiment – on peut même dire que leur obsession à son sujet provoque sa destruction. Destruction est un mot dur pour un film qui n’est pas vraiment triste, mais c’est vraiment une morale sérieuse dans notre monde, où les femmes sont considérées plus comme des objets que des êtres humains. J’ai regardé le film dans un cinéma toulousain qui s’appelle l’Utopia, pour le cinéma d’auteur et pour les films étrangers (allemand, espagnol, etc.). Le cinéma m’a rappelé un cinéma à St. Louis qui s’appelle le Tivoli, qui est aussi pour le cinéma d’auteur et étranger. Comme le Tivoli, l’Utopia a seulement trois salles et passe chaque film une fois par jour. Les fauteuils sont très confortables et il y a des toilettes dans la salle, alors je ne devais pas partir pour y aller (je pense aux toilettes en France, parce qu’il y en a beaucoup moins ici qu’aux États Unis). J’aimais bien mon expérience au cinéma, et je suggère que tout le monde aille regarder ce film. Il est très divertissant. Je prévois d’aller encore au cinéma ce weekend pour voir Bande des filles, un autre film français. J’espère qu’il me plaira aussi!

-Schuyler Atkins

 

Ne soyez pas malade à l’étranger

En octobre, j’ai appris ce que cela faisait d’être malade en France. Je n’étais pas trop malade, mais ça n’est pas drôle quand on a consécutivement une fièvre et un rhume dans la même semaine. Et croyez-moi, c’est aussi grave qu’aux États-Unis. Je commençais à me sentir malade un mardi après-midi, mais j’ai dû aller à mon cours de Dickinson.

Je me sentais encore plus mal quand je suis rentrée chez moi. Tout ce que je voulais faire était de dormir, donc, je l’ai fait. Ce soir-là, j’ai pris ma température et c’était 37.8C, seulement une petite température donc je savais que ce n’était pas trop grave. Mais mes hôtes d’accueil m’ont toujours demandé si je voulais aller chez le médecin. Pour moi, la dernière chose que je voulais faire était d’aller chez le médecin, et en plus, la maladie n’était pas grave. Il n’y avait pas besoin d’y aller. Vraiment, le lendemain soir, ma fièvre avait disparu. Mais après cela et la semaine suivante, j’ai commencé à tousser et à éternuer. Cependant, je me suis approvisionné en mouchoirs et j’ai continué ma vie. Je n’étais pas en train de mourir.

Puis, quand j’ai fait le bilan avec Mme Raynaud, elle m’a demandé comment je me sentais. Quand je lui ai dis que j’étais toujours un peu malade, elle m’a lancé un regard étrange, comme si elle voulait dire pourquoi pas? À ce moment-là, je me suis rendue compte que les Français vont probablement chez le médecin tout le temps, même pour les petites choses comme un rhume ou une fièvre.

Je pensais, et je pense toujours, que c’est un peu bizarre. Aux États-Unis, nous n’allons pas chez le médecin pour les maladies simples. Nous prenons de l’Advil ou de l’Ibuprofène, buvons beaucoup de liquides, et dormons. Si la maladie empire, nous rendons visite au médecin, mais cela fait deux fois maintenant qu’un Français m’a poussé à voir le docteur pour quelque chose que je ne trouve pas personnellement grave. Donc pourquoi les Français sont-ils préoccupés par toutes les petites maladies? Ma première idée était que c’est vraiment moins cher pour les Français d’aller chez le médecin qu’aux États-Unis. À cause des services de santé aux États-Unis, nous nous sommes habitués à traiter nous-mêmes les petites maladies parce que c’est trop cher.

Il se pourrait aussi que, aux États-Unis, un patron penserait peut-être qu’un employé ne travaille pas assez dur parce qu’il doit rester chez lui à cause de sa maladie, tandis qu’en France, ils n’ont pas cette idée préconçue. Cela expliquerait pourquoi quelquefois je refuse d’admettre que je suis malade jusqu’à ce que cela soit évident. Bref, je ne suis pas toujours certaine que je suis à l’aise avec l’idée de rendre visite chez le médecin dans un pays étranger.

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-Tatiana Veres

Éditorial : octobre 2014

Chers lecteurs, chères lectrices,

Cela fait déjà presque deux mois que nos étudiants sont à Toulouse.  Le temps passe vite quand on s’amuse, ou bien quand on est très occupé, et pour nos étudiants ce sont les deux ! Tout le monde a fait sa rentrée à la fac et commence à mettre en place des activités périscolaires et des services civiques, auxquels on participe toute l’année ou tout le semestre.

En groupe, les étudiants ont visité le village médiéval de Conques dans l’Aveyron (voir catégorie Excursions) et ils sont allés au Théâtre Garonne pour voir le spectacle Ellis Island.   Ayant déjà profité de la moitié d’une semaine de vacances, ils se préparent pour un séjour académique à Paris avec Dickinson en France, au sujet duquel vous pourrez lire le mois prochain.

Continuez à consulter notre blog pour savoir ce que nos étudiants ont découvert de Toulouse et de la France jusqu’à maintenant !

Bonne lecture,

Julia

 

Le Stress étranger

Je ne m’attendais pas à ce que mon niveau de stress diminue en France – en fait, j’étais sure qu’il augmenterait jusqu’à que je ne puisse plus fonctionner, encore moins parler en français. Heureusement, je peux encore fonctionner et encore parler français. Pourtant, je suis stressée. Comment ne pas être stressée en tant qu’ Américaine dans une ville française, en faisant ses études dans une université française tout en suivant les cours au Centre Dickinson, et aussi en vivant avec une famille française et essayant de faire des connaissances ? Ce n’est pas à dire que mon expérience n’est pas bonne. Au contraire, elle est très bonne. Et ça, c’est ce à quoi je ne m’attendais pas. Même si je suis stressée et plutôt dans un état de gêne, je passe des bons moments à Toulouse. Je suis contente. Je trouve que mon stress en France n’est pas pareil que mon stress aux États-Unis. Je ne trouve pas de raison concrète pour ce phénomène, mais je pense que j’aborde le stress différemment ici. Je vois mon stress comme une étape nécessaire pour m’intégrer en France. Le stress n’est pas évitable quand on habite dans un endroit étranger et il n’est pas toujours mauvais. En étudiant à l’étranger, il faut poursuivre son chemin même si on est stressé ou mal à l’aise, parce que, à la fin, le stress lui-même n’est pas important. Les expériences, bonnes et mauvaises, sont importantes. Je vais me souvenir de notre visite au Musée Soulages et du moment où j’ai goûté du lapin pour la première fois chez mes hôtes plus que je vais me souvenir de mon stress ou ma gêne. Si j’avais pu me donner des conseils avant d’aller en France (même si c’est très cliché), je me serais dit de ne pas me faire de souci. Je crois qu’on ne peut pas vraiment se préparer pour un séjour dans un autre pays. C’est une expérience tout à fait nouvelle et inconnue. Donc, il faut l’accepter et prendre les choses comme elles viennent. Ça, c’est ce que je vais faire à partir de ce moment avec un grand espoir !

-Schuyler Atkins

Une Américaine maladroite

Quand on étudie une culture, on apprend les différences entre la culture étrangère et la sienne, mais connaître ces différences ne dit pas qu’on sait ce qu’il faut faire dans la culture d’accueil. Chaque culture a ses codes et ses règles implicites qu’on ne peut pas comprendre sans s’y intégrer complètement. Mais, le procès d’intégration n’est pas immédiat donc il y aura des malentendus. De plus, certains aspects d’une culture sont très complexes et au début, un étranger va gratter juste la surface. Cependant, si on reste conscient de ce qui se passe, on peut apprendre des malentendus culturels.

Malheureusement, les malentendus peuvent commencer même avec les salutations. Aux États-Unis, on apprend que les Français font la bise pour se saluer, mais les règles concernant la bise sont trop implicites pour les enseigner complètement dans un environnement académique. Les salutations sont aussi difficiles parce que les règles changent avec chaque personne et peuvent varier avec une personne selon le contexte. Par exemple, après qu’un ami vous a présenté à quelqu’un, vous pouvez faire la bise à cette personne. Mais, on ne fait pas nécessairement la bise avec des gens à qui on se présente pour la première fois. Les Américains ne connaissent pas non plus les signaux implicites qui indiquent qu’on peut faire la bise, donc, cela peut créer une situation maladroite si un Français veut faire la bise et que l’Américain ne le comprend pas.

Une autre manière dont les Américains se trompent concerne la vitesse et les endroits où on peut manger et boire. Aux États-Unis, on peut manger à la vitesse qu’on trouve agréable et n’importe où. Mais, en France, il faut toujours manger lentement et on ne fait jamais plus que siroter une boisson, même quand on fait la fête. Concernant le lieu de restauration, aux États Unis, on mange quand on a faim, même si on attend dans la queue au supermarché ou si on marche dans la rue. J’étais choquée une fois quand je mangeais de la glace en marchant, un garçon m’a dit d’un ton sarcastique « Bon appétit, Mademoiselle ! » Apparemment, comme une amie à moi m’a dit plus tard, ce n’est pas acceptable de marcher et de manger en France.

Manifestement, les salutations et le rythme pour boire ou manger ne sont pas les seules façons dont on peut avoir des malentendus, mais cela se passe très fréquemment dans un groupe d’étudiants américains. Les malentendus interculturels peuvent être améliorés avec l’apprentissage et on peut éviter une situation maladroite en s’excusant poliment. Chaque bévue présente l’occasion d’apprendre et d’avoir une meilleure perspective cultuelle parce qu’elle force l’étranger à réfléchir à ses actions.

-Kristen Cunningham

Une Américaine à Toulouse

Il est difficile de définir « la culture » parce que la définition peut varier selon chaque personne. La culture peut se manifester de manière évidente, mais elle est aussi présente dans les codes implicites de la vie. J’aime bien la définition d’Édouard Herriot, qui dit que la culture, « c’est ce qui reste quand on a tout oublié ». La culture est plus que la nourriture et les festivals. Ce sont les valeurs, les coutumes, l’histoire et la façon de vivre. Quand je suis arrivée en France, je savais qu’il y avait des différences culturelles entre les États-Unis et la France, mais il était un peu difficile de les expliquer, sauf pour les stéréotypes. Néanmoins, j’avais remarqué quelques choses particulières à la culture française.

La communication et les malentendus sont peut-être les plus drôles. Les faux-amis de la langue française créent une dynamique délicate. Une semaine, j’ai visité une exposition de photographie avec mes amies. Mais, quand j’ai raconté ma journée à mes hôtes, j’ai utilisé le mot « l’exhibition », au lieu de « l’exposition ». Mes hôtes m’ont dit que « l’exhibition » en français signifie une démonstration nue. Heureusement, avec plus de temps, je fais moins de ces malentendus, mais il y a encore beaucoup d’autres choses auxquelles s’adapter.

Après le premier mois, j’avais pris quelques habitudes quotidiennes. Au début, je mangeais beaucoup au restaurant et je ne cuisinais pas. Maintenant, j’essaie de cuisiner plus. Aux États-Unis je vais au supermarché le dimanche, mais quand je suis allée faire les courses le dimanche après-midi, tous les vendeurs étaient fermés—les supermarchés aussi. Maintenant, je vais faire les courses pendant la semaine parce que c’était vraiment énervant.

Mis à part les activités quotidiennes, l’autre chose qui prend beaucoup de mon temps maintenant est l’université. J’ai déjà survécu deux semaines à l’Université de Toulouse Jean Jaurès. Heureusement, pour la plupart du temps, je comprends mes cours, bien que mes notes soient un peu comme des hiéroglyphiques. C’est vraiment différent de Dickinson. Les cours sont dans des grandes salles et les professeurs utilisent les micros. L’amphithéâtre pour mes cours de psychologie clinique et psychopathologie peut facilement contenir 1 000 étudiants. C’était très impressionnant et intimidant le premier jour. Bien que je puisse comprendre mes cours, en général, j’ai peur pour les examens parce que la majorité est orale ! Par chance, j’ai assez de temps avant la fin du semestre pour continuer d’améliorer mon niveau de français et de découvrir plus de choses qui ne construisent pas seulement l’identité française, mais l’identité toulousaine aussi.

-Shelby Duncan

Malentendus dans un pays étranger

À la surface, les États-Unis et la France se ressemblent. Malgré cela, il faut faire attention parce que les deux pays possèdent des différences qui peuvent résulter en des malentendus. Je suis arrivée à Toulouse il y a presque deux mois et je suis tombée nez et nez sur les situations qui m’aident à comprendre la culture française.

Un domaine particulier que j’ai observé concerne les horaires des magasins et restaurants en France. Le premier week-end, je voulais aller au supermarché le dimanche pour acheter à manger, mais tout était fermé. Une autre fois, j’ai eu besoin d’aller à la banque. À cause de la proximité de l’agence au Centre Dickinson, j’y suis allée après le cours. Malheureusement, il était juste après 12 h et c’était fermé. Après ces deux expériences (et plusieurs essais aussi), je me rends compte que les horaires normaux en France sont différents. Beaucoup de magasins, restaurants et bureaux ferment à midi et le dimanche. Aux États-Unis, d’un autre côté, tous les commerces restent ouverts toute la journée, y compris les dimanches. Même si l’Angleterre (je suis à moitié anglaise) ressemble plus à la France, je n’ai pas pensé aux horaires et j’étais toujours étonnée.

 

Après quelques déboires, les horaires français me semblent désormais normaux. Mais il y a eu un moment où tout me désorientait. En fait, cela m’a appris la valeur du repas en France. Tous les magasins respectent le déjeuner parce que les Français donnent de l’importance à la conversation et à la nourriture. On mange lentement et personne ne se précipite. Les horaires de fermeture durent deux heures pour avoir assez de temps – cela invite la conversation et la décontraction.

L’heure du repas ne représente qu’un seul malentendu que j’ai connu. Les nouvelles expériences se produisent quotidiennement – particulièrement dans les universités. Les étudiants français prennent leurs notes comme une rédaction, les professeurs ne donnent pas de devoir pour le prochain cours et les cours ont lieu une fois par semaine. Ces prises de conscience ne sont pas arrivées facilement et, comme les horaires, on doit prendre les situations qui se produisent avec un esprit ouvert. Les malentendus sont inévitables. On ne peut pas les empêcher, mais il faut utiliser chaque expérience pour mieux comprendre la culture et pour mieux s’adapter.

-Jessica Sykes