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Éditorial janvier 2015 : Bonne année !

Chères lectrices, chers lecteurs,

L’année ayant démarré sur les chapeaux de roue, c’est dans le dernier virage de janvier que Dickinson en France vous souhaite une excellente année 2015 ; que le Nouvel An vous apporte bonheur, joie et santé !

Pour nos étudiants de l’automne, ce mois marque la culmination de leur séjour à Toulouse. Nous vous souhaitons bonne chance dans vos projets d’avenir et nous espérons que vous rapporterez de beaux souvenirs de la Ville Rose avec vous aux États-Unis. Cela a été un plaisir pour toute l’équipe de Dickinson en France de vous accompagner dans votre expérience à Toulouse.

Pour ceux qui sont récemment arrivés, nous vous souhaitons la bienvenue à Toulouse et nous nous réjouissons de l’occasion de vous accompagner aussi tout au long du semestre dans votre découverte de Toulouse et de la France.

Le mois de janvier qui s’achève a été riche de rebondissement et malheureusement, marqué par les événements tragiques à Paris. Rassurez-vous cependant : tous nos étudiants du deuxième semestre sont arrivés en toute sécurité. Dans cette édition de La Une vous trouverez un article d’un de nos nouveaux étudiants, Mamadou Balde, qui a participé à la marche de solidarité toulousaine le samedi 10 janvier où 120 000 personnes se sont rassemblées en soutien de la liberté d’expression.

À la mi-janvier les étudiants ont découvert un lieu réputé dans le monde des arts du spectacle à Toulouse : la Halle aux Grains, où nous avons vu le ballet moderne Entre Deux dont une partie a été chorégraphiée par la célèbre Toulousaine Maguy Marin.

D’ici je laisse la parole à nos nouveaux étudiants ; qu’ils vous racontent leurs premières impressions de Toulouse et leurs premières rencontres avec la culture française. Vous pouvez également lire par rapport à notre première excursion dans les Pyrénées dans la rubrique ‘Excursions’.

Bonne lecture et à bientôt,

Julia

Toulouse est Charlie !

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Toulouse surnommée la « ville rose » était en deuil et sous le choc du terrible évènement causé par des terroristes extrémistes le 7 janvier 2015 dans la ville de Paris. Des terroristes ont attaqué le journal hebdomadaire satirique français « Charlie Hebdo » tuant 11 personnes et laissant 11 autres gravement blessées. Cet évènement tragique a été suivi d’une autre série d’attaques terroristes dans la région de l’ile de France les jours suivants. En moins d’une semaine 17 personnes ont perdu la vie et des dizaines d’autres personnes furent gravement blessées.

C’est suite à cette tragédie terroriste qui a secoué la France que des marches de solidarité ont été organisées partout en France mais aussi à l’étranger pour condamner les actes terroristes et sympathiser avec le peuple Français. Donc ma première semaine en France a été marquée par ce mouvement tragique. À Toulouse, les panneaux affiches de «  Je suis Charlie » étaient fixés sur les voitures, les stations de bus et métro, les lieux publics. En bref, la ville de Toulouse s’était fortement mobilisée pour présenter son sentiment de solidarité et pour aussi exprimer ses opinions.

Du coup, le samedi 10 janvier 2015, des milliers de personnes se sont mobilisées à la place Jean Jaurès pour une marche de solidarité nationale. La marche était prévue pour commencer vers 14h30, donc je m’y suis rendu un peu tôt pour pouvoir prendre le bus jusqu’à Jean Jaurès.   Bien avant 14h30, tous les grands axes routiers de Toulouse étaient fermés en raison de la grande masse de personnes dans les rues. Les personnes de tout âge, sexe, religion, nationalité étaient sorties ce jour là pour montrer que le peuple Français est fort et restera toujours solidaire et uni.

Du point de vue d’un étudiant étranger à Toulouse, j’étais vraiment surpris de voir tant de personnes dans les rues avec des messages de solidarité inscrits sur des banderoles, cartons, et certaines personnes portaient leur message sur leurs vêtements. L’ambiance de la marche était caractérisée par des applaudissements toutes les 5 minutes et des chants de « Charlie ! Charlie! » retentissaient de tous les côtés. La foule était très active pendant toute la marche qui dura à peu près 3 heures. Une fois arrivée au carrefour Arnaud Bernard, la foule s’est dispersée pour marquer la fin de la marche. Cette marche était du jamais vu à Toulouse !

-Mamadou Balde

Les chiens en France

C’est une évidence ; je suis obsédée par les chiens. Tout ce qu’ils font est très mignon, et je ne peux pas imaginer ma vie sans mon Yorkshire, Justin. Il n’est pas un animal ; il est membre de notre famille. Bien que j’aie passé seulement trois semaines à Toulouse, je peux voir que les Français adorent aussi leurs chiens. Cependant, la vie d’un chien français et américain comporte des différences :

 

  1. LES CROTTES

Aux États-Unis, on ramasse et on jette les crottes de chien à la poubelle. Bien que les sacs pour faire cela existent en France, on ne les utilise pas toujours. Les crottes peuvent rester sur le trottoir. Aux yeux des Américains, c’est impoli. En France, une petite crotte n’est pas grave.

  1. AH MON DIEU ! C’EST GRAND COMME LE TEXAS !

Oui, j’ai vu des grands chiens en France, mais la plupart des gens ont des chiens qui sont petits (comme mon Justin). Je comprends parce que les maisons en France sont plus petites que les maisons aux États-Unis. Personnellement, je préfère les petits chiens.

  1. LES CHIENS SONT MEMBRES DE LA FAMILLE…

…et les membres de la famille ne restent pas chez eux. En France, j’ai vu plusieurs chiens dans le bus, le métro, les magasins et les restaurants ! Une fois, mes sœurs et moi sommes allées au centre commercial avec Justin dans un sac. On nous a fait des remarques. Bien que ça soit interdit en France, personne ne fait de remarques. Je n’ai pas de problème à voir un chien de bonne humeur dans un magasin, mais ceux qui ont des allergies n’aiment pas probablement.

  1. LIBEREE, DELIVREE

Les Américains tiennent leurs chiens en laisse. En France, j’ai vu plusieurs chiens sans laisse. Si Justin n’avait pas une laisse, j’aurais peur de perdre mon meilleur ami ! Je devine que les chiens français se comportent bien.

 

J’espère que vous avez aimé cette esquisse de la « culture des chiens » en France ! A bientôt !

-Caitlin DeFazio

La nourriture française

Pendant toute ma vie, j’ai entendu les descriptions grandioses de la cuisine française : sa perfection et sa diversité. Avant le début de ce semestre, chaque personne m’a parlé d’un repas, d’un vin, d’un fromage, d’une pâtisserie préférée. La renommée de la nourriture française s’étend autour du monde. Cependant, les trois premières semaines en France m’ont montré les éléments subtils que ni livre ni personne ne m’ont décrit.

Aux États-Unis, les entreprises énormes comme Chipotle, Panera et DunkinDonuts dominent le marché. À Toulouse, il n’existe pas de commercialisation de la nourriture. Dans chaque rue on peut trouver une boulangerie, une pâtisserie ou un café avec beaucoup de produits similaires. Pourtant, chaque petit magasin possède sa variation unique ou une bouchée spéciale. Jusqu’à maintenant, j’ai mangé seulement une cuisine de qualité incroyable. À mon avis, la meilleure cuisine est celle de mes hôtes.

Mes hôtes préparent les repas délicieux bien sûr, mais la qualité des dits repas surpasse le goût du soufflé ou de la galette des Rois. Ces repas sont les occasions où l’importance et le sens de la vraie cuisine française deviennent clairs. Nous progressons lentement avec chaque repas tout en respectant les  différentes phases. Le plat principal, le fromage, le dessert et le café sont respectés chacun à son tour.  Nous prenons toujours le temps de parler : non seulement des événements de la journée, mais nous nous engageons aussi dans des discussions : l’échange des philosophies politiques ou culturelles. Pendant le premier diner avec mes hôtes, j’ai discuté des perspectives américaines sur l’Union européenne.

La cuisine française est un aspect culturel crucial pour des raisons supérieures à son goût riche ou sa présentation sophistiquée. En France, on favorise un véritable respect pour la cuisine. C’est-à-dire, on respecte toutes les traditions qui accompagnent la cuisine. Les repas catalysent les liens entre les personnes. Quelle que soit la personne avec qui je partage un repas cela ne change pas la dynamique de ce qui se passe. Avec tous les amis ou la famille de mes hôtes, les personnes que je rencontre pour la première fois ou mes amis français de Jean Jaurès, nous prenons le temps d’échanger des points de vue sur des questions importantes. Le fromage, un café ou un repas ne sont pas simplement des choses qu’on mange ou une étape nécessaire et banale de la vie quotidienne. Ce sont des outils qui construisent des relations et des caractéristiques de la culture française qui vont me manquer profondément à la fin du semestre.

-Gibson Holland

Les soldes !

Je suis certaine que vous avez remarqué les pancartes partout à Toulouse : « 30, 50, 70% de démarque ». Les soldes sont arrivées ! Juste à temps pour que les étudiants de Dickinson fassent le plein de vêtements français.

Qu’est-ce que c’est les soldes, vous me demanderez ? Elles se passent deux fois par an, en janvier et en juillet. Cette saison, les soldes dureront du 7 janvier au 17 février. Pendant ce temps, le gouvernement mandate que les magasins organisent des grandes soldes pour se débarrasser de la vieille marchandise. Les démarques peuvent atteindre à 70% vers la fin des soldes. C’est le moment idéal pour chercher les vêtements très chics, très pratiques et très français.

Pendant ces soldes, j’ai acheté une bague aux Galeries Lafayette ; une robe de 26 Rue Des Arts ; et un pull et une combinaison chez Kenzo. Il semble que j’aie fait exploser la banque—mais j’ai dépensé moins d’argent que ce que j’aurais pensé. Le pull est un achat pratique (il fait très froid à Toulouse maintenant !). La robe est aussi chaude et chic, un mélange parfait de mode et confort. Finalement, la bague et la combinaison sont juste pour m’amuser ; j’aime bien les vêtements frivoles et légers.Mes achats des soldes

Si vous voulez acheter pendant les soldes, je suggère que vous évitiez la Rue Alsace Loraine. Les chaînes sont bien pour les petits achats (comme ma bague), mais les vêtements là ne sont pas aussi hors-du-commun que ceux qu’on trouve dans les petites rues. De plus, je suggère que vous cherchiez les marques françaises, comme The Kooples ou Petit Bateau. Vous voulez trouver quelque chose de chic et marquant. Donc, les vêtements français ne vous servent pas seulement comme des articles pratiques, mais aussi comme un souvenir de vos moments privilégiés en France.

Bon shopping !

-Julia Zasso

 

Excursion dans les Hautes-Pyrénées

Après avoir découvert la ville de Toulouse et la vie urbaine pendant trois semaines, Dickinson en France a changé d’air en passant un week-end en montagne dans la Vallée du Louron, située au milieu des Pyrénées à 155 kilomètres de Toulouse. Partageant la frontière avec l’Espagne, la Vallée du Louron nous offre un air pur, facile à respirer et un silence et une tranquillité que nous ne trouvons pas dans la ville et qui nous met instantanément au calme. Néanmoins, nous avions prévu un week-end plein d’activités malgré la tranquillité dans l’air montagnard.

Nous avons passé le week-end au Centre de Montagne d’Estarvielle, un village de 30 habitants qui se situe à 994 m d’altitude.   Le matin la moitié du groupe a préparé la garbure, une soupe typique des Pyrénées à base de haricots tarbais, de choux, de pommes de terre et de viandes de canard et de porc. Entretemps, leurs camarades ont dégusté une autre spécialité gastronomique de la région : le fromage ! Le fromager du village de Mont nous a montré sa ferme où il élève des vaches et des brebis ainsi que comment on fabrique le fromage, et après nous a fait goûter la tome des Pyrénées, un fromage traditionnel de la région.

L'église d'Estarvielle

L’église d’Estarvielle

Le lac de Génos-Loudenvielle; Photo de Claudia Vaughan

Le lac de Génos-Loudenvielle; Photo de Claudia Vaughan

Photo de Lauren Wachenfeld

Photo de Lauren Wachenfeld

À la fromagerie

À la fromagerie

Avec notre guide nous avons fait une petite randonnée dans la vallée, découvrant le lac de Génos-Loudenvielle, un lac artificiel construit dans les années soixante-dix pour attirer le tourisme, et le village de Loudenvielle, un village d’à peu près 237 habitants, tout en essayant d’esquiver les boules de neige lancées entre les étudiants.

Notre guide et le groupe pendant la randonnée dans la Vallée du Louron

Notre guide et le groupe pendant la randonnée dans la Vallée du Louron

Les batailles de boules de neige!

Le soir nous avons mangé la garbure préparée par la moitié du groupe et après notre repas costaud et montagnard, nous nous sommes reposés au coin du feu, en jouant aux cartes et charades.

La garbure préparée par les étudiants.

La garbure préparée par les étudiants.

Le soir au coin du feu

Le soir au coin du feu

Le lendemain il ne fallait pas rater le petit-déjeuner car nous avions prévu une randonnée en raquettes, une activité typique de la montagne qui requiert de l’énergie !

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Lauren Wachenfeld

Photo de Lauren Wachenfeld

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Claudia Vaughan

Le groupe pendant notre randonnée en raquettes

Le groupe pendant notre randonnée en raquettes

Conor, notre guide Michel, Gibson

Conor, notre guide Michel, Gibson

Pour conclure le week-end nous avons effectué un dernier goûter à une miellerie à Bordères Louron, où l’apicultrice nous a montré ses 200 ruches, les boîtes où habitent les abeilles, et puis nous a expliqué le processus de récolte du miel.

L'apicultrice

L’apicultrice

Fromage et miel, quelle combinaison délicieuse !

Fromage et miel, quelle combinaison délicieuse !

Photo de Claudia Vaughan

Photo de Claudia Vaughan

Il va sans dire que notre week-end en montagne a été aussi riche d’informations sur le terroir pyrénéen ainsi que d’activités sportives. Les étudiants sont retournés à Toulouse les sacs pleins de fromage et de miel.

Editorial : décembre 2014

Chers lecteurs, chères lectrices,

Il est difficile à croire, mais nous arrivons déjà à la fin de l’année et nos étudiants se préparent pour deux semaines de vacances, suivies par les examens, et puis la rentrée aux États-Unis pour certains. Dans cette dernière édition de La Une de 2014, nos étudiants vous révèlent leurs dernières expériences et observations de la Ville Rose.

Bonne lecture et bonnes fêtes de fin d’année,

Julia

Les repas français

Mon séjour à Toulouse est presque fini et le temps est très vite passé. J’ai l’impression que je suis arrivée il y a seulement un mois. Je suis contente de toutes les expériences culturelles que j’ai vécues pendant mes trois mois jusqu’à présent et je partirai avec de bons souvenirs. La vie toulousaine des étudiants américains est riche de culture et d’activité.

Entre les cours et le travail, je trouve le temps d’essayer les salons de thé, voyager, jouer au basket, faire du shopping et passer des moments avec mes amis. Même si je ne trouve pas beaucoup de temps pour les musées et spectacles, j’apprends la culture française à travers les repas. Tout d’abord, Toulouse ne manque pas de bars et de salons de thé. J’ai un bar et un salon de thé préférés, et parce que j’y vais trop souvent, les serveurs me reconnaissent. Mon gâteau préféré contient des framboises, des pistaches et de la noix de coco. Avec du thé, il est vraiment super.

Ensuite, j’ai gouté la raclette, un repas très français. Très lourd, on le mange souvent en hiver et dans les montagnes. On met une raclette électrique au milieu de la table, on chauffe des tranches de fromage dans le four, on les met sur les pommes de terre et on ajoute de la charcuterie. La raclette est composée d’ingrédients français et quand j’ai mangé avec mes amis français, l’atmosphère était conviviale et détendu, donc on a apprécié la nourriture après une journée de pluie.

Finalement, on ne peut pas parler de la nourriture française sans évoquer les crêpes. Je mange des crêpes au moins une fois par semaine. Le dimanche, mes hôtes les cuisinent pour le dîner. Peut-être un effet de la mondialisation, même les Américains aiment bien les crêpes. Néanmoins, la façon de les manger n’est pas pareille. Aux États-Unis, on les mange pour le petit déjeuner ou le dessert. En France, les galettes sont plus populaires et on peut les manger pour n’importe quel repas. Et, bien sûr, on les mange plus souvent.

Ma vie toulousaine d’étudiante américaine est liée à l’alimentation. J’ai goûté de nouvelles choses, comme la raclette et le cassoulet, et j’aime trouver des nouveaux restaurants.

-Jessica Sykes

Le comportement français contre le comportement américain

J’ai remarqué que les malentendus les plus fréquents sont les phrases quotidiennes. Je trouve que les expressions sont plus affirmatives en anglais. La langue française est une langue de négation. Je n’ai pas l’habitude de dire des phrases négatives. Quand je parle avec mes hôtes je trouve que la plupart de mes réponses sont affirmatives, donc j’évoque un comportement optimiste. Cela me choque parce que mes amis américains me disent que je suis un peu pessimiste. Quand je demande à mes hôtes leurs opinions, ils me répondent avec une expression négative comme « C’est pas mal ». Mes hôtes semblent étonnés quand je réponds positivement. Je sens que les expressions négatives comme « C’est pas mal » sont plus honnêtes que l’expression « C’est bien ». C’est une habitude américaine d’être plus poli que nécessaire, donc je pense que la raison pour laquelle je préfère employer des phrases affirmatives pour être rassurante. Je pense que cette mentalité reflète la peur d’être impoli. Je trouve que les Américains ne peuvent pas entendre des critiques, donc une phrase comme « C’est pas mal » évoque des sentiments mauvais. Cette peur est une qualité intégrante de la culture américaine, mais cela affecte les relations entre les Français et les Américains. Pour les Français, cette caractéristique américaine évoque un type de superficialité. Les Français parlent plus franchement que les Américains. À cause de cette différence culturelle, il y a des malentendus entre les deux cultures. Je trouve que cela affecte les premières impressions parce que nous sommes plus préoccupés par la façon dont les autres nous regardent.

-Samantha Mendoza-Ferguson

La consommation des cigarettes – une différence culturelle

La culture liée à la consommation de cigarettes est un sujet intéressant à comprendre et à étudier. L’un des premiers « chocs » pour moi a été quand je suis arrivé à mon premier cours dans un amphithéâtre à Toulouse Capitole 1, en Amphi Despaux. Dans cet énorme amphithéâtre, il y avait deux cent cinquante étudiants et la professeur qui parlait dans un microphone. Après 30 minutes de ce cours en entreprise, l’enseignante a mis une cigarette dans sa bouche et a commencé à fumer pendant la conférence. J’étais complètement stupéfait. Toutefois, une demi-heure plus tard, il y avait une autre pause de 10 minutes et tous les étudiants et la professeur aussi, sont sortis et ont fumé une cigarette dans le jardin de l’école. Il semblait que la structure du cours avait été créée pour avoir le temps maximum de fumer des cigarettes. Malgré tout, à la fin du cours, j’ai vu tous les mêmes étudiants dans mon cours fumer à côté du métro. En fait, les chiffres concernant ce sujet sont tristes parce que « 73,000 personnes meurent du tabagisme chaque année en France. » De plus, « le pourcentage de tabagisme a augmenté de 28 pour cent à 30 pour cent de tout le pays au cours des 5 dernières années. »

Je trouve aussi qu’après une longue semaine à la fac, tous mes vêtements ont l’odeur de la cendre. Pour moi, c’était à ce moment-là où j’étais sûr que j’étais dans une culture complètement différente quand mes jeans, mes chemises et mes cheveux sentent la fumée tout le temps. Cette différence interculturelle est très perceptible et évidente partout en France. Cependant, c’est simplement une des pratiques à laquelle que je dois m’adapter. Je viens d’un pays où la consommation des cigarettes est très mal vue et où on apprend depuis l’école maternelle que “fumer tue”, alors je suis encore ébahi par le nombre de fumeurs et l’attitude relaxe vers les cigarettes.  Enfin, fumer est une décision personnelle pour tous mes amis et je respecte leur décision. En fait, une cigarette dans un café fait partie de la vie en France. Elle permet de vous détendre et de profiter du moment. Profiter de la vie et de parler à des amis c’est le vrai plaisir de ce pays. Cette pratique est une des choses dont les Américains ont besoin d’apprendre.

-Greg Sellhausen