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Malentendus dans un pays étranger

À la surface, les États-Unis et la France se ressemblent. Malgré cela, il faut faire attention parce que les deux pays possèdent des différences qui peuvent résulter en des malentendus. Je suis arrivée à Toulouse il y a presque deux mois et je suis tombée nez et nez sur les situations qui m’aident à comprendre la culture française.

Un domaine particulier que j’ai observé concerne les horaires des magasins et restaurants en France. Le premier week-end, je voulais aller au supermarché le dimanche pour acheter à manger, mais tout était fermé. Une autre fois, j’ai eu besoin d’aller à la banque. À cause de la proximité de l’agence au Centre Dickinson, j’y suis allée après le cours. Malheureusement, il était juste après 12 h et c’était fermé. Après ces deux expériences (et plusieurs essais aussi), je me rends compte que les horaires normaux en France sont différents. Beaucoup de magasins, restaurants et bureaux ferment à midi et le dimanche. Aux États-Unis, d’un autre côté, tous les commerces restent ouverts toute la journée, y compris les dimanches. Même si l’Angleterre (je suis à moitié anglaise) ressemble plus à la France, je n’ai pas pensé aux horaires et j’étais toujours étonnée.

 

Après quelques déboires, les horaires français me semblent désormais normaux. Mais il y a eu un moment où tout me désorientait. En fait, cela m’a appris la valeur du repas en France. Tous les magasins respectent le déjeuner parce que les Français donnent de l’importance à la conversation et à la nourriture. On mange lentement et personne ne se précipite. Les horaires de fermeture durent deux heures pour avoir assez de temps – cela invite la conversation et la décontraction.

L’heure du repas ne représente qu’un seul malentendu que j’ai connu. Les nouvelles expériences se produisent quotidiennement – particulièrement dans les universités. Les étudiants français prennent leurs notes comme une rédaction, les professeurs ne donnent pas de devoir pour le prochain cours et les cours ont lieu une fois par semaine. Ces prises de conscience ne sont pas arrivées facilement et, comme les horaires, on doit prendre les situations qui se produisent avec un esprit ouvert. Les malentendus sont inévitables. On ne peut pas les empêcher, mais il faut utiliser chaque expérience pour mieux comprendre la culture et pour mieux s’adapter.

-Jessica Sykes

 

Une vie étrangère

Aujourd’hui, je suis en France depuis sept semaines. Je suis toujours certaine qu’à tout moment je serai dans un avion qui me ramène chez moi. Je ne peux pas croire que je serai ici neuf mois. Cependant, j’adore ce que j’ai déjà vu. Toulouse n’est pas comme toutes les villes que j’ai vues avant. Quand je pense à une ville, je pense aux gratte-ciels, au béton, au bruit, et aux coups de klaxon, mais Toulouse est complètement différent. Bien sûr, il y a beaucoup de gens et quelquefois du bruit, mais l’air de la ville n’est pas pareil. C’est plus calme en général, je pense.

J’aime bien l’air de la ville quand je vais à pied en cours ou en ville. Dans les rues au Centre Dickinson, il y a des grands arbres dans les allées François Verdier, où il y a quelquefois un marché en plein air. Je marche aussi le long du canal. Il y a des jolis ponts, des arbres et des bateaux intéressants qui se reposent sur l’eau. Mon université, l’Institut Catholique de Toulouse, est petite, mais jolie, et elle est près du quartier des Carmes. Là, on trouve des cafés où les gens achètent une petite consommation et y restent pendant des heures.

Le métro est aussi vraiment différent de celui des villes aux États-Unis. Ici, il est propre et éclairé. Et c’est vraiment utile et moins cher ! Je peux aller de chez moi au centre-ville, puis prendre un bus s’il faut. Pendant mon stage à Philadelphie cet été, j’ai seulement pris le train pour traverser le pont. Autrement, je marchais partout. Le système français des transports publics marche très bien; il y a toujours un train toute les trente secondes à 8h et aussi à 17h quand il y a beaucoup de passagers. En plus, les weekends le métro continue jusqu’à 1h du matin pour les jeunes qui font la fête très tard.

Et ma famille d’accueil, ils sont vraiment gentils! J’habite avec une mère, un père, et leurs deux jeunes enfants, un garçon et une fille, de 14 et 9 ans respectivement. J’ai beaucoup de chance parce que la mère est enseignante d’anglais. Nous ne parlons pas beaucoup en anglais, mais si j’ai un problème avec une phrase ou un mot, elle m’aide. Et un soir par semaine, nous parlons en anglais à table. J’étais inquiétée au début à cause du stéréotype que les Français sont réservés, mais depuis la première fois que je les ai rencontrés, ils ont tout fait pour que je me sente la bienvenue et à l’aise.

Je peux vraiment imaginer cette ville devenir chez moi!

-Tatiana Veres

Les ressources pour les étudiants étrangers à Toulouse

Ma vie à Toulouse est différente de celle à Dickinson dans plusieurs façons, mais j’ai été étonnée par les ressources pour les étudiants étrangers. À mon université, l’Institut d’Études politiques (IEP), je vais compléter le CEP- le Certificat d’Études politiques. Avec ce programme, les cours de français- de la langue, mais aussi de la culture — sont vraiment impeccables ! Les professeurs comprennent que le contenu des cours, et en plus la méthode, sont différents de la norme pour leurs étudiants. En fait, ils sont très aimables et compréhensifs. Aussi, à la bibliothèque, on peut trouver le Centre de Ressources de Langue pour les matériels et l’aide scolaires.

 

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L’entrée de l’Institut d’Etudes Politiques

Au Centre Dickinson il y a plein d’outils aussi. Par exemple, les ordinateurs avec le logiciel Antidote, un programme pour corriger les documents en français. Ce logiciel est très pratique, parce qu’il montre les explications pour toutes les corrections. En plus, le Centre Dickinson recrute les étudiants français pour coordonner un tutorat. Cela est très nécessaire quand les périodes de devoirs finaux arrivent ! Aussi, Dickinson a coordonné des visites universitaires avec les étudiants qui assistent déjà à chaque université. Pour moi, j’étais vraiment plus à l’aise la première journée des cours, parce je connaissais le plan de l’IEP et savais où étaient les salles pour mes cours. En plus, si je ne peux pas comprendre le professeur et il y a des trous dans mes notes, je peux demander à ma guide- elle a gardé toutes ses notes de la première et deuxième année !

 

 
Si vous avez envie de sortir le soir, il existe beaucoup de « clubs de conversation » pour améliorer votre compréhension de la langue et votre accent. Un des clubs au bar Cactus, qui est tout près de mon université, est très sympa ! La semaine dernière, j’ai rencontré un garçon qui vient de la Belgique, une fille de la Nouvelle-Zélande, et aussi un garçon de la République tchèque. Tous se retrouvent là avec un désir de s’assimiler plus dans la culture française.

 

 
C’est vrai, le programme de Toulouse peut être une expérience un peu difficile au début. Mais, pour moi, tous les outils au Centre Dickinson, à mon université, et enfin dans la ville elle-même, servent à diminuer les malentendus et le choc culturel.

 

-Grace McCrocklin

Les changements dans ma vie quotidienne

Quand je suis arrivée à Toulouse je ne m’attendais pas à ce que ma vie quotidienne soit complètement changée en trois semaines. Mon langage corporel a changé dans la façon dont je parle et m’exprime. Je sens que je suis en train de devenir une nouvelle personne. Les différences entre la personne que je suis aux États Unis et la personne que je suis à Toulouse sont petites mais, chaque jour, je remarque quelque chose de différent. Chaque matin, je prends le petit-déjeuner, ce qui est quelque chose que je ne faisais jamais aux États Unis. Cette petite routine a beaucoup changé ma vie quotidienne parce que ça m’oblige à me réveiller plus tôt et me donner plus de temps libre. Cette autonomie simple montre comment la vie comme une étudiante étrangère m’a changée. L’interaction avec mes hôtes, c’est-à-dire comment nous prenons le dîner ou les actions quotidiennes de politesse, ne ressemblent pas à la réalité chez moi. Au début, c’était bizarre de manger ensemble et discuter pendant le dîner. J’ai l’habitude de manger seule ou dans ma chambre. En France les repas existent pour communiquer et partager nos pensées. En général, on marche dans la ville pour trouver un restaurant et après on regarde le menu et on décide quoi manger. L’action de manger est une expérience qui est extrêmement différente des États Unis. En fait, les relations entre la conversation et la nourriture sont vraiment quelque chose de français. Quand on mange, il y a l’atmosphère décontractée où on est en train de se détendre parce que le temps n’est pas mesuré. J’ai dû changer ma mentalité américaine et devenir française. La vie toulousaine semble une vie tranquille mais, en même temps tout le monde a des choses à faire. Pour les étudiants étrangers, Toulouse n’est pas éprouvante mais vivante.

-Samantha Mendoza-Ferguson

 

Editorial : début de l’année scolaire 2014/2015

Chers Lecteurs,

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’une nouvelle année universitaire a déjà commencé à Dickinson en France à Toulouse, où l’on accueille huit étudiants ce semestre, dont plus que la moitié restera toute l’année.  Les étudiants sont arrivés le 3 septembre et après avoir démarré leur orientation sur les chapeaux de roues, ils ont commencé tout de suite à s’intégrer au rythme et à la communauté de la Ville Rose. Inscriptions et visites universitaires, randonnées urbaines accompagnées par l’inimitable Monsieur Créma … De plus, on a déjà eu notre première sortie culturelle le 8 septembre au concert du festival Piano aux Jacobins, où les étudiants ont écouté quelques morceaux de la musique classique des grands compositeurs français du 19e et 20e siècles. Le 18 septembre Dickinson en France a accueilli les étudiants et leurs hôtes, des étudiants toulousains, ainsi que des partenariats de bénévole et de stage de Toulouse, au Centre Dickinson pour fêter le début de l’année scolaire. Sans doute, ils se préparent pour une année bien chargée ! Tandis que quatre étudiants sont déjà rentrés en fac, le reste profite du bel été indien avant de faire leur rentrée à l’université UT2, nouvellement nommée Jean Jaurès.

Rendez-vous la semaine prochaine pour lire les premières impressions de nos étudiants sur le début de leurs vies toulousaines !

 

Julia

Retour sur une expérience et derniers mots

Les étudiants nous disent ce que leur a apporté cette expérience toulousaine et laissent un dernier mot à Mesdames Toux et Raynaud.

Ayse : “J’ai appris beaucoup d’histoire et de culture ce semestre. Non seulement de la France, mais aussi de l’Europe car j’ai beaucoup voyagé! Merci à Mme Toux et Laura d’avoir toujours été là pour moi!”

Marie K : “Ce semestre m’a appris à me ralentir pour remarquer les petites merveilles de la vie. Merci à Mesdames Toux et Raynaud pour ce semestre incroyable !”

Marie D : “L’amélioration de la langue est la chose la plus importante que ce semestre m’a apporté. Mon but principal était de parler plus vite avec moins d’hésitation et de comprendre mieux ce que j’entendais. Je suis très heureuse de dire que j’ai fait beaucoup de progrès ! Mme Toux et Mme Raynaud, je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de profiter de ce semestre!”

Katherine : “J’ai amélioré mon français à l’oral et je peux mieux utiliser une carte dans une grande ville! Madame Toux, Laura, vous me manquez beaucoup!”

Kimberly : “Cette année m’a apporté beaucoup de choses ! J’ai beaucoup voyagé pendant les weekends et pendant les vacances, donc maintenant j’ai une meilleure idée de la grandeur du monde – et j’ai juste vu l’Europe ! C’est très facile de rester dans votre petite bulle sans se rendre compte qu’il existe des personnes avec des cultures et des pensées différentes. Après cette année, j’ai une perspective plus globale du monde, et pas seulement la perspective américaine. J’ai également adopté une nouvelle perspective pour le vin, le pain, et le fromage, qui sont de vrais groupes d’aliments ! Madame Toux, Laura, merci pour tout ! Cette année aurait été impossible sans vous deux. Merci de votre aide, de vos conseils, et de votre gentillesse.”

Renata : “Ce semestre, je crois que je suis devenue plus indépendante qu’avant. J’ai maintenant la capacité de faire plus de choses toute seule qu’au début du semestre. Je veux remercier Mme Raynaud et Mme Toux d’avoir toujours été disponibles pour nous aider et pour répondre aux nos questions. 

Stephanie : “Ce semestre à Toulouse m’a beaucoup apporté: de la curiosité, de l’indépendance et beaucoup de nouvelles expériences et de nouveaux amis. Merci pour tout Mme Toux et Mme Raynaud! Vous avez été très patientes et gentilles avec moi!

Emily : “Mon semestre à Toulouse m’a apporté une meilleure compréhension de la culture et de la langue française. C’était une bonne expérience pour devenir plus autonome et confiante! Un grand merci à Mme Toux et Mme Raynaud–elles sont vraiment incroyables et exceptionnelles!

Nancy : “Ce semestre m’a apporté une capacité à m’adapter et à comprendre d’autres cultures. Les cultures occidentales partagent beaucoup de similarités, mais sont aussi très différentes. Il faut vraiment se plonger dans une autre culture pour la comprendre. Maintenant, je parle et je comprends beaucoup mieux le français qu’avant grâce à cette immersion totale. Cette année était une très bonne expérience malgré les hauts et les bas, et je veux remercier Madame Toux et Madame Raynaud pour tout le travail qu’elles ont fait.”

Ina : “Ce semestre m’a appris à vivre d’une autre façon. Madame Raynaud, un jour, j’espère parler le français couramment comme vous. Mme Toux, j’aimerais devenir comme vous, une dame qui s’amuse et qui est curieuse.”

Christopher : “Après ce semestre au Cameroun, je vois plus clairement mon expérience à Toulouse dans son intégrité. Ma période en France a été la réalisation d’un rêve (de vivre en France, objet de mes études à Dickinson ; d’utiliser le français hors des contextes académiques américains). Mais l’expérience était plus enrichissante et réelle que je n’aurais pu l’imaginer. C’est vrai que je n’ai pas bien réussi avec mes hôtes, que j’ai décidé de quitter Toulouse en janvier, et que je vis dans ma propre réalité, mais je porterai toujours ce semestre dans mon cœur avec une tendresse spéciale. Toulouse a été le lieu de ma libération, l’endroit où, pour la première fois de ma vie, j’ai vécu mon identité telle qu’elle est. J’ai aussi découvert ma beauté, grâce à des amis, des proches, et enfin, moi-même. Et c’est d’autant plus valable avec l’encadrement de Mme Toux et de Dickinson College: j’ai découvert tous ces faits au sein d’une situation mondialisée, dans un continent et une langue qui ne sont pas les miens. C’est pour cela que le programme “Dickinson en France” pourrait être également appelé “Création des citoyens.”

Laura Raynaud est le squelette et la musculature du programme à Toulouse. C’est son organisation et ses compétences qui garantissent le fonctionnement de l’organisme entier. C’est elle qui donne forme et mouvement aux idées, aux sorties, et aux excursions. J’apprécie énormément ses conseils sur l’expérience de l’accueil. Elle ne pouvait pas le savoir, mais ses conseils m’ont beaucoup servi après mon semestre en France—ils ont facilité mon intégration dans ma famille d’accueil camerounaise.

Pour moi, Sylvie Toux est une femme d’inspiration—elle suit sa propre réalité, mais aide en même temps ses étudiants à découvrir les leurs. J’espère qu’elle reconnaît le poids immense du cadeau qu’elle m’a donné avant de partir : la réalisation d’être un citoyen du monde avec mes spécificités. Et j’espère aussi que nous pourrons partager nos aventures futures ensemble. Son influence a déjà marqué les recherches que je fais au Cameroun, mes tentatives après Dickinson, et ma vision du monde.

Mon séjour à Toulouse ne serait pas si riche sans l’approfondissement de Mme Toux. Même si elle a toujours été assez critique envers moi, c’est maintenant que je comprends pourquoi. C’est une visionnaire, d’une prouesse considérable et d’un style tout à fait original.”

Canal l'après-midi

Toulouse aura toujours une place importante dans la vie de nos étudiants!

 

 

 

Les amis français

Les étudiants nous racontent leur expérience avec les jeunes Français.

Les amies que Renata a rencontrées au Foyer Anglais du Mirail.

Les amies (timides?) que Renata a rencontrées au Foyer Anglais du Mirail.

Renata : “En travaillant au Foyer Anglais du Mirail, j’ai rencontré beaucoup d’étudiants français très sympas. Je vais rester en contact avec eux grâce à Facebook et j’ai hâte de revoir Nora, une étudiante du Mirail qui va étudier à Dickinson l’année prochaine.”

Ayse : “Je me suis fait quelques amis, et on a prévu de se revoir à l’avenir!”

Marie D : “C’est très difficile de se faire de vrais amis français. Ils sont souvent déjà en groupe depuis le lycée ou ils ont déjà passé une ou deux années universitaires ensemble. Alors, “pénétrer” dans le groupe est vraiment un challenge. Au final, j’ai eu de bonnes relations avec plusieurs camarades (grâce à nos déjeuners de groupe les jeudis), et j’ai passé plusieurs bons moments avec quelques Français que j’ai rencontrés par hasard. Malheureusement, je pense que je ne garderai pas contact avec eux. En revanche, je veux bien garder contact avec ma famille d’accueil.”

Marie K : “Bien que j’aie trouvé difficile de me faire des amis à l’université, j’ai passé de bons moments avec la fille de mes hôtes (qui a le même âge que moi) et ses amis.”

Katherine : “Oui j’ai gardé quelques amis français depuis mon départ. On s’envoie beaucoup de photos via Snapchat !”

Emily : “Au début c’était un peu difficile de rencontrer des français, mais après quelques semaines au Mirail, j’ai commencé a parler avec les étudiants, puis on est devenus amis! Je suis toujours en contact avec une amie de Toulouse et je crois qu’on se verra cette été!”

Nancy : En général, je ne suis pas quelqu’un de très sociable, mais j’ai bien aimé quelques étudiants de mes cours. Au début, j’ai obtenu les numéros de quelques étudiants qui me proposaient leur aide dans mes cours. Je leur ai souvent demandé si je pouvais emprunter leurs notes et ils étaient toujours ravis de les partager avec moi. Quand je ne comprenais pas les cours, j’étudiais avec eux et c’était vraiment une expérience agréable. J’ai aussi fait mon service civique avec quelques étudiants de mes cours.  Ce service civique consistait à parler anglais avec eux, cela s’appelait du monitorat. J’étais beaucoup plus à l’aise dans ma propre langue, donc c’était une très bonne expérience. Cela m’a forcé à rencontrer des étudiants français et on parlait avant et après les cours chaque semaine. Je suis en contact avec plusieurs d’entre eux sur Facebook, donc nous allons rester en contact. 

Ina : Oui, je me suis fait des amis et je vais garder contact avec eux. On se retrouvera sûrement un jour autre part dans le monde.

Christopher : Durant mon expérience à Toulouse, le processus de me faire de (vrais) amis était très difficile avec les Français. La plupart des amitiés sont déjà faites depuis le lycée, et de nouveaux terrains sont durs à pénétrer. Cependant, je me suis fait une amie à travers un projet collectif dans un cours de sociologie de genre. Nous sommes toujours en contact. Elle me donne des nouvelles du Mirail ; je lui parle du Cameroun et de l’été en Pennsylvanie. Je me suis aussi fait de bons amis à Toulouse en dehors de l’université, mais ils sont pour la plupart étrangers—un Mexicain, un Américain en France depuis longtemps, par exemple. Ces amitiés me sont chères, et elles font partie des points forts de ce semestre.”

Votre moment le plus drôle en France?

Les étudiants nous racontent leurs moments les plus drôles en France.

Nancy : “J’ai eu plusieurs moments particulièrement drôles. Le premier a été de ne pas comprendre un film en anglais. Quand je regarde des films, je m’attends à entendre du français. Cependant, quand ils sont en anglais, mes oreilles doivent se réadapter. C’est très bizarre d’avoir à se réadapter à notre langue maternelle. Quand je parle avec ma famille en anglais, j’emploie des mots français. Parfois, les langues partagent le même mot, mais avec un autre sens, et j’ai tendance à employer des mots français qui n’ont pas le même sens en anglais.

Je suis allée à une crêperie très souvent au premier semestre et j’ai toujours parlé avec la femme qui y travaille. Un jour, elle m’a demandé ma recette de cookies aux pépites au chocolat car j’avais goûté ceux qu’elle avait faits et avait commenté: «Ils sont bons, mais ils sont différents des cookies des États-Unis. ». J’ai donc écrit ma recette et, en échange, elle m’a donné un fondant au chocolat gratuit.”

Marie K : “Après avoir été timide tout le semestre, le petit garçon de mes hôtes m’a dit pendant un de nos derniers dîners qu’il voulait m’emmener à l’école en laisse pour montrer que j’étais « son Américaine ».”

Marie D : “C’est très difficile de choisir le moment le plus drôle. En général, je ris beaucoup chez mes hôtes grâce à Amélie, la fille de 9 ans. C’est une vraie actrice et ses imitations de personnes et d’animaux sont très rigolotes.”

Katherine : “La pièce de théâtre des Sœurs Fatales au Centre Dickinson.”

Emily : Le moment le plus drôle était mon expérience à Paris. J’ai passé le temps avec certains amis avec qui je connaissais pas très bien à Dickinson. On s’est bien amusés dans La Ville-Lumière!

Le voyage à Paris fait partie des meilleurs souvenirs des étudiants

Le voyage à Paris fait partie des meilleurs souvenirs des étudiants

Renata : “Tous mes moments les plus drôles ont été pendant le séjour à Paris. Mika et Xi ont fait une compétition pour voir qui pouvait prendre la pire photo de moi. De plus, pendant ce séjour, on m’a donné le surnom de “Renata Ravioli” et j’adore ce nom.”

Stephanie : “Les moments les plus drôles étaient les voyages de Dickinson à Paris et en Provence.”

Ina : “Quand j’ai dit “l’aubergine de jeunesse” au lieu de “l’auberge de jeunesse” à une française.”

Kimberly : “Quand j’ai expliqué les accents américains à mes hôtes à table. J’ai fait un « New Yawkah », quelqu’un du sud, quelqu’un de Boston, et tous les autres. Après, ils ont fait tous les accents français ! Je pense que c’est le moment où j’ai le plus ri avec mes hôtes. Ils vont beaucoup me manquer.”

Christopher : “Un week-end en octobre, Krysten, Andrew, Emma, et moi avons voyagé à Biarritz. L’aventure était pleine d’absurdités, mais le climax de ce voyage est arrivé le dimanche de notre départ. Très en retard pour prendre le train, nous avons appelé un taxi pour nous amener à la gare. Quelques minutes plus tard, nous nous sommes disputés avec deux veilles dames malades qui étaient convaincues que le taxi était pour elles, et nous avons couru jusqu’au quai pile à l’heure.

Ce jour m’a sûrement garanti un aller simple pour l’enfer”

 

Le meilleur du pire!

Les étudiants nous racontent les moments un peu moins drôles de leurs expériences toulousaines.

Ayse : “Quand mes amis ont commencé à partir. Cela signale la fin de l’année! Et même si je les verrai ailleurs, on ne sera pas tous ensemble!”

Marie K : “Le moment où, déjà en retard pour un rendez-vous, je me suis retrouvée nez à nez avec la police anti-émeute en tournant dans la rue.”

Marie D : “J’ai très peu de mauvais souvenirs mais, le deuxième jour après mon arrivée, je n’ai pas pu fermer la porte d’entrée de la maison de mes hôtes à clé. Quand je suis arrivée au Centre Dickinson, j’ai appelé mon hôte et le message que j’ai laissé a expliqué que je ne savais pas pourquoi la porte ne se fermait pas. J’ai su après que c’était très grave, ce n’était pas “pas grave”. Heureusement, la plupart de mes bêtises n’était pas graves.”

Christopher : “Le pire moment du programme était le week-end de mon départ en janvier, mais pas pour la tristesse de partir et les émotions de l’adieu. C’était dur parce que j’avais le sentiment distinct de ne pas avoir bien fini des choses : les relations, mon intégration chez les hôtes, ma découverte de la France. Certaines autres conditions ont empêché la détermination d’un adieu. C’était comme une fin sans finalité. Je suis parti sans mettre un point final au semestre, et j’ai passé beaucoup de temps à regretter ce résultat.

Renata : “Mon pire moment à Toulouse était probablement quand un tuteur m’a dit qu’il fallait que je refasse complètement ma dernière dissertation la nuit avant de la rendre !”

La première semaine, Katherine avait du mal à parler tout le temps en français. L'orientation de Monsieur Créma a donc dû être une épreuve pour elle!

La première semaine, Katherine avait du mal à parler tout le temps en français. L’orientation de Monsieur Créma a donc dû être une épreuve pour elle!

Katherine : “La première semaine. C’était difficile pour moi de parler français tous les jours.” 

Stephanie : “Il n’y avait pas vraiment eu de pire moment à Toulouse, mais ce qui était le plus difficile était de rencontrer des français et de devenir amis avec eux.”

Nancy : “Au début quand je me sentais perdue à cause de mon refus du système d’éducation français et que j’ai eu des discussions avec mes hôtes où j’argumentais que le système américain est mieux.”

Ina : “Quand les gens ne comprenaient pas mon français.”

Kimberly : “J’étais dans le métro en train de parler an anglais avec quelqu’un et quand un homme est passé à côté de moi pour sortir de la rame, il m’a dit « I love Al Qaeda ». C’était un moment vraiment bizarre et effrayant. Pendant toute cette année, j’ai trouvé les réactions relatives aux américains très intéressantes à voir. C’est une perspective que je n’ai pas très souvent quand je suis chez moi.”

 

 

Quel a été votre meilleur moment à Toulouse?

Les étudiants nous parlent de leurs meilleurs moments à Toulouse.

 

Ina : “Tous les jours quand je me balade dans la rue près de ma maison et qu’il fait beau.”

Stephanie : “Mon meilleur moment à Toulouse est quand je me suis fait des amis de Dickinson et d’autres écoles.”

Renata :Tous mes meilleurs moments impliquent la nourriture. Ce n’est pas mal, n’est-ce pas?”

Ayse :Le jour ou les distributeurs sont venus avec les marionnettes d’un film au cinéma ABC où j’ai fait mon stage.”

Kimberly : “C’est difficile à dire ! Je crois que mon meilleur moment à Toulouse est quand j’ai traduit un interview entre ma directrice de stage et une artiste qui parlait anglais et pas français. J’ai dû utiliser mes deux langues dans un milieu artistique, toutes les choses qui m’intéressent.”

Nancy : “Quand je me suis rendu compte après avoir habité à Toulouse un ou deux mois que je suis presque complètement autonome et que je sais comment naviguer et vivre dans un pays qui n’est pas le mien.”

Marie D : “Un de mes meilleurs moments a été quand j’ai vu ma famille d’accueil après les vacances de mars. On s’était séparés deux semaines, et quand je suis rentrée, la plus petite fille (5 ans) s’est jetée dans mes bras, disant qu’elle était très très contente de me revoir”.

Emily : “Mon meilleur moment à Toulouse était quand j’avais besoin d’un ami pour me soutenir, et une française était là pour moi pendant cette période! Elle est vraiment super, c’est la meilleure amie que je me suis faite à Toulouse!”

La randonnée de raquettes évoquée par Marie K.

La randonnée de raquettes évoquée par Marie K.

 

Marie K :Perchée au sommet du sentier de raquettes, la glace fondant dans mes chaussettes, la sueur suintant dans mon T-shirt, entourée par les pics des Pyrénées”.

Christopher : “Mon meilleur moment à Toulouse était la rencontre d’un ami en septembre. J’ai vécu mon instant le plus heureux du programme entier avec lui. Il a représenté beaucoup de choses pour moi : la confiance en soi, l’autonomie, la réciprocité. Ce sont de nouveaux thèmes dans ma vie.

Je vois également d’autres moments que je ne vais jamais oublier : les rires lors des dîners avec Andrew et Krysten, le repas de Thanksgiving que j’ai partagé avec les Boyer, mon dernier cours en tant que tuteur d’anglais au Mirail… Ce ne sont que des moments de bonheur, les souvenirs d’un semestre d’exception.”