{"id":227,"date":"2017-10-03T21:26:15","date_gmt":"2017-10-03T21:26:15","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.dickinson.edu\/fr300automne17\/?p=227"},"modified":"2017-10-06T12:27:23","modified_gmt":"2017-10-06T12:27:23","slug":"le-marche-francais-espace-social-et-commercial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.dickinson.edu\/fr300automne17\/2017\/10\/03\/le-marche-francais-espace-social-et-commercial\/","title":{"rendered":"Le march\u00e9 fran\u00e7ais: \u00e9space social et commercial"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_228\" style=\"width: 235px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-228\" class=\"wp-image-228 size-medium\" src=\"http:\/\/blogs.dickinson.edu\/fr300automne17\/files\/2017\/10\/22140114_1691440980926710_661181712_o-225x300.jpg\" alt=\"scb\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/blogs.dickinson.edu\/fr300automne17\/files\/2017\/10\/22140114_1691440980926710_661181712_o-225x300.jpg 225w, https:\/\/blogs.dickinson.edu\/fr300automne17\/files\/2017\/10\/22140114_1691440980926710_661181712_o-768x1024.jpg 768w, https:\/\/blogs.dickinson.edu\/fr300automne17\/files\/2017\/10\/22140114_1691440980926710_661181712_o.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><p id=\"caption-attachment-228\" class=\"wp-caption-text\">Salade compos\u00e9e bio<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Description : Cette photo est une image d\u2019une salade compos\u00e9e que j\u2019ai faite avec ma famille d\u2019accueil. Elle est constitu\u00e9e de tomates fra\u00eeches, de radis, d\u2019olives, de laitue, de poivrons verts, de ciboulette, d\u2019huile d\u2019olive, de vinaigre, et de sel. Ce que ces ingr\u00e9dients ont en commun est qu\u2019ils sont tous bio et qu\u2019ils viennent de divers march\u00e9s de Toulouse (\u00e0 part l\u2019huile d\u2019olive, le vinaigre, et le sel, qui ont \u00e9t\u00e9 acheter dans des magasins). Apr\u00e8s avoir sal\u00e9 les tomates (ce qui est fortement recommand\u00e9 pour faire ressortir leur gout), toute la cuisine avait une odeur l\u00e9g\u00e8re de tomate m\u00fbr. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 lav\u00e9e, la laitue glisser dans les mains et je l\u2019ai mise au fond du saladier. Apr\u00e8s avoir rajouter les tranches de tomates et les feuilles de laitue, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de m\u2019amuser avec la pr\u00e9sentation de mon plat. Donc, pour les prochaines \u00e9tapes, je me suis mis a cr\u00e9\u00e9 la forme d\u2019une fleur, avec des p\u00e9tales en tomates et en radis, des \u00e9tamines en tranches fines de poivrons, un pistil d\u2019olives et de laitue, et du pollen de ciboulette.<\/p>\n<p>\u00c9valuation : Mais vous devez vous demander, \u00ab qu\u2019elle est le rapport entre cette pr\u00e9paration \u00e9labor\u00e9e d\u2019une salade et le titre ? \u00bb Mon h\u00f4tesse adore cuisiner bio et elle se rend tr\u00e8s souvent aux march\u00e9s qui sont r\u00e9pandus dans des quartiers de Toulouse comme Balma et Blagnac. Un jour je lui ai demander \u00e0 table pourquoi elle allait dans des march\u00e9s qui \u00e9taient quand m\u00eame assez loin du centre-ville de Toulouse. On ne peut pas trouver des produits bio autre part ? Elle m\u2019a r\u00e9pondu que l\u2019espace du march\u00e9 fran\u00e7ais est non seulement un bon lieu pour trouver de bons produits, mais c\u2019est aussi un lieu de communaut\u00e9. Elle allait souvent aux march\u00e9s \u00e0 Blagnac et Balma car elle connaissait tous les marchands et la communaut\u00e9 de consommateurs qui venait au march\u00e9. Pour elle, un march\u00e9 dans une tr\u00e8s grande ville peut parfois perdre ce sens de communaut\u00e9. Donc, elle aime retourner dans les communaut\u00e9s plus petites autour du centre de la ville ou elle a d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli des liens sociaux et commerciales.<\/p>\n<p>Quand elle m\u2019a dit \u00e7a, j\u2019ai tout de suite eu un souvenir de quand ma grand-m\u00e8re m\u2019amener avec elle au march\u00e9 de samedi matin. Bien s\u00fbr, elle aurait pu trouver plusieurs ingr\u00e9dients au Carrefour le plus proche, mais quand elle marchait \u00e0 travers ce march\u00e9 si color\u00e9 et vivant, je la voyais saluer des marchands qu\u2019elle connaissait depuis des ann\u00e9es et faire la bise \u00e0 des amies qu\u2019elle retrouver chaque samedi. Parfois, les marchands lui posaient des questions sur sa famille et sa sant\u00e9. Bref, le march\u00e9 \u00e9tait un microcosme de la communaut\u00e9 du quartier et du lien entre les habitants, les marchands, et les produits locaux.<\/p>\n<p>Pour ma grand-m\u00e8re, le march\u00e9 \u00e9tait surtout un lieu social et pour mon h\u00f4tesse, il est plut\u00f4t un m\u00e9lange entre un lieu sociale et un lieu de produit de premi\u00e8re qualit\u00e9. Par contre, ma grand-m\u00e8re et mon h\u00f4tesse sont d\u2019une certaine g\u00e9n\u00e9ration, donc j\u2019\u00e9tais curieux de savoir si les march\u00e9s avait autant de valeur pour les g\u00e9n\u00e9rations plus jeunes.<\/p>\n<p>Ma cousine m\u2019a dit que pour elle, son t\u00e9l\u00e9phone et l\u2019\u00e9cole sont les principaux espaces sociaux qu\u2019elle fr\u00e9quentait au quotidien. De plus, pour elle, la qualit\u00e9 des ingr\u00e9dients est moins importante que leur prix. Donc est-ce que les march\u00e9s vont dispara\u00eetre du tissu social de la culture fran\u00e7aise ?<\/p>\n<p>Je ne pense pas, car mon h\u00f4tesse m\u2019a dit que quand son fils \u00e9tait jeune, il n\u2019allait pas au march\u00e9. Par contre, aujourd\u2019hui, en tant qu\u2019adulte et de salari\u00e9, son fils fr\u00e9quente souvent son march\u00e9 local pour y acheter des ingr\u00e9dients. Malheureusement, elle n\u2019a pas pu me donner une explication pour ce changement. Est-ce simplement une question d\u2019\u00e2ge ? D\u2019argent ? D\u2019emplacement ? Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que m\u00eame si la plupart des jeunes fran\u00e7ais ne vont pas au march\u00e9 pendant la premi\u00e8re p\u00e9riode de leur vie, il existe des exemples de fran\u00e7ais qui vont aux march\u00e9s une fois qu\u2019ils grandissent un petit peu plus. Donc, \u00e7a se trouve que l\u2019action d\u2019aller au march\u00e9 est une partie implicite de la culture fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>\u00c9valuation : Je trouve que les march\u00e9s aux \u00c9tats-Unis commencent \u00e0 devenir des espaces sociaux et commerciaux. Dans ma ville de vingt-trois mille habitants, nous avons un petit march\u00e9 chaque dimanche avec des consommateurs r\u00e9guliers. Je remarque aussi qu\u2019une communaut\u00e9 se d\u00e9veloppe entre les habitants de la ville et les marchands.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce fait, je trouve que les am\u00e9ricains ont encore un long trajet avant qu\u2019ils arrivent au niveau d\u2019appr\u00e9ciation des produits frais, bio, et locaux. La culture de consommation en masse est toujours tr\u00e8s pr\u00e9sente et les supermarch\u00e9s r\u00e8gne sur le domaine des produits comme les l\u00e9gumes, les fruits, et la viande. Aussi, la valeur des produits bio et locaux est moins implicite dans la jeunesse am\u00e9ricaine. M\u00eame si plusieurs jeunes fran\u00e7ais ne vont pas aux march\u00e9s, ils sont confront\u00e9s par des recettes culturelles qui utilisent des produits simple et sain au quotidien, et il y a moins de dominance des supermarch\u00e9s en France. Pour les fran\u00e7ais, la bonne nourriture dans le sens de la qualit\u00e9 des ingr\u00e9dients est simplement plus implicite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Description : Cette photo est une image d\u2019une salade compos\u00e9e que j\u2019ai faite avec ma famille d\u2019accueil. Elle est constitu\u00e9e de tomates fra\u00eeches, de radis, d\u2019olives, de laitue, de poivrons verts, de ciboulette, d\u2019huile d\u2019olive, de vinaigre, et de sel. 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