De Carlisle à la Ville Rose

Category: 2021 FR

LES SPECIFICITES FRANCAISES ET AMERICAINES DANS L’EDUCATION SUPERIEURE 

 

Ce semestre à Toulouse, les étudiants du groupe Dickinson en France viennent de tous les coins des États-Unis, plus précisément de l’Ohio, de la Pennsylvanie, de New York, du Maryland, de la Californie.  Plusieurs étudiants internationaux sont également présents ce qui apporte un large spectre de point de vue en cours et lors des discussions en petits groupes. Un sujet que nous trouvons particulièrement intriguant est la comparaison entre l’éducation française et américaine. Au cours de ce court journal, nous expliquerons ces différences à travers des expériences personnelles.   

Depuis le début de la COVID au début de l’année 2020, mon point de vue sur les aménagements académiques a radicalement changé. Jusqu’au présent, j’ai eu à suivre des cours en ligne tout en vivant sur le campus de mon université. Je me suis toujours sentie soutenue par l’université de Dickinson et je n’ai jamais pensé à comment les autres établissements mettent en place leurs emménagements pédagogiques, ou, même, à la façon dont les universités d’autres pays le font. En fait, pendant l’automne 2020, alors que je suivais des cours entièrement en ligne, je n’ai jamais ressenti le besoin de discuter avec mon professeur de mes aménagements pédagogiques, car les normes relatives aux examens, aux interrogations et aux devoirs à rendre avaient complètement changé. Les examens en personne, longs et supervisés, se sont transformés en examens à notes ouvertes, d’une durée de plus de 48 heures, avec parfois même des options de points bonus.   

LES AMMENAGEMENTS PEDAGOGIQUES  

Au cours de ma première semaine à Sciences Po Toulouse, j’ai immédiatement réalisé que je n’étais plus dans une petite université américaine d’arts libéraux. Les attentes à l’égard des étudiants et de leur travail tout au long du semestre étaient plus ambiguës que la méthode américaine. Je ne savais pas qu’il pouvait exister une absence de mesures de soutien à l’apprentissage dans une université française comme celle-ci. Néanmoins, j’ai pu travailler avec le centre Dickinson pour parler à mes professeurs si un problème survenait. Heureusement, j’ai trouvé que les professeurs étaient extrêmement accommodants. Je pense c’est parce que la COVID a modifié les méthodes d’apprentissage, ce qui a fait évoluer les normes d’un système éducatif peut-être plus strict comme celui de la France. La plupart des professeurs eux-mêmes semblent avoir profité de la flexibilité sur les tests et du temps de classe que la COVID a donné au monde de l’éducation. Bien que cela profite aux personnes qui ont besoin d’une aide supplémentaire pour apprendre, j’espère que ces changements de normes resteront et seront même appliqués à des personnes qui n’ont pas de difficulté d’apprentissage particulière.  

AUTONOMIE ET SUIVIT DES ETUDIANTS  

Les cours en France ainsi que le travail demandé par les professeurs sont un énorme ajustement par rapport à ce à quoi nous sommes habitués aux Etats-Unis. Le système français est bien connu pour sa difficulté de ses cours, et la sévérité des professeurs et du travail en général. Nous, en tant qu’étudiants, ne savions pas ce que cela signifiait réellement. Aux Etats-Unis, nous étions habitués à recevoir une grande quantité de travail, avec parfois l’impression qu’il n’y avait pas assez d’heures dans la journée pour faire le travail. Ici, en France, nous avons plus de cours qui durent plus longtemps. Normalement, chaque classe est une fois par semaine et rarement 2 fois par semaine et peut durer entre 1h30 et 3 heures. Les professeurs donnent rarement du travail à rendre, il y a généralement de gros devoirs tout au long du semestre basé sur le travail fait en cours. La plupart des cours sont basés sur des conférences et non sur des discussions en classe, venant d’un art libéral comme Dickinson, cela a demandé un énorme ajustement.   

Les étudiants français sont également plus habitués à travailler sur leurs devoirs tout au long du semestre. Ils savent aussi comment préparer les dissertations qui leur seront remises à la fin du semestre. Par conséquent, même s’il semble qu’il n’y ait pas beaucoup de travail à faire au quotidien, les étudiants français étudient et préparent en continue leurs grands travaux de manière indépendante. C’est la norme dans le système éducatif français, de même que les règles strictes qu’ils appliquent en matière de travail à fournir. La dissertation est l’un des devoirs qui décrit le mieux le système français : elle est rigide, stricte et doit être réalisée d’une certaine manière. Il a été surprenant de constater qu’à la fin du semestre, les étudiants doivent réfléchir à ce qu’ils ont fait et rédiger une dissertation sur un sujet choisi par un professeur sur la base des supports de cours du semestre.    

L’EXPERIENCE DE LA MOBILITE A L’ETRANGER  

Les Américains à l’étranger en France interagissent avec de nombreux étudiants du monde entier, la plupart d’entre eux faisant partie d’un programme européen d’échange appelé Erasmus. Ce programme est présenté comme un échange culturel et un moyen d’obtenir des crédits dans son université locale. Erasmus est financé par des institutions qui intègrent la Commission européenne et, en retour, les étudiants reçoivent des allocations mensuelles pour vivre. L’objectif global du programme est de permettre aux étudiants d’apprendre d’autres cultures et d’acquérir des expériences internationales dans le cadre de leurs études. Il est clair que de nombreux étudiants profitent du programme Erasmus et participent à cet échange culturel, étant donné que cette expérience est souvent attendue par leur université, ou par le système éducatif. Contrairement aux États-Unis, où étudier à l’étranger est considéré comme un privilège plutôt que comme une attente. Il existe des possibilités d’étudier dans différents pays, mais l’accessibilité à ces programmes est très variable selon l’université. Il est clair que les étudiants des États-Unis et les étudiants européens connaissent des niveaux de mobilité différents au cours de leurs années universitaires. Les universités européennes bénéficient de la proximité et de l’accessibilité du continent, ainsi que des relations bilatérales entre de nombreuses nations.  

Le programme Erasmus permet aux étudiants de faire l’expérience des échanges culturels et de la mobilité entre pays de manière immersive. Les étudiants bénéficient d’un soutien financier, dans une certaine mesure, ainsi que des aides du programme pour le logement et l’éducation. L’échange éducatif n’est peut-être pas très différent de celui de leur pays d’origine, mais il leur permet de découvrir de nouvelles normes, d’autres langues et un autre mode de vie quotidien à un jeune âge. Les étudiants universitaires aux États-Unis n’ont pas le même accès à la mobilité, c’est pourquoi il faut souvent prévoir d’étudier à l’étranger avant de choisir une université. Ce n’est pas toujours le cas, mais comme les universités diffèrent largement dans leur accès aux programmes d’études à l’étranger, cela signifie souvent que les étudiants ne peuvent pas planifier à l’avance ces opportunités. Bien que les étudiants américains ne fassent pas toujours l’expérience de la mobilité au cours de leurs années d’études, il est fréquent qu’ils suivent un programme en dehors de leur pays/région d’origine. Cela signifie qu’ils peuvent faire l’expérience d’un changement culturel, même si ce n’est pas aussi radical que de se retrouver dans un autre pays. Les étudiants des nations européennes ont accès aux universités situées à proximité de leur région d’origine et, grâce au programme Erasmus, ils ont accès à une pléthore d’écoles en dehors de leur université locale.  

LA STRUCTURE DES UNIVERSITES ET L’ENSEIGNEMENT  

Tous les étudiants du programme de Dickinson du semestre d’automne 2021 suivent les cours à Toulouse Science Po. Bien que cette université soit proche de Toulouse Capitole Université 1, la structure du campus est limitée à un immeuble de quatre étages. La plus grande question que l’on nous pose est celui « des grands campus américains. » Il fait référence aux grandes pelouses vertes et aux grandes salles de classe dans les immeubles différents sur un terrain spécifique. En France, ce n’est pas le cas, comme montrer par le campus de Science Po. Faute de place dans le bâtiment, les étudiants internationaux ont suivi les cours à distance. Le campus offre un petit café dans le même immeuble, mais la bibliothèque et la cafétéria font une partie de UT1 à l’autre côté de la rue. En comparaison avec le campus de Dickinson et celles d’États-Unis, il est difficile de qualifier Science Po de « campus » selon les termes américains. Cependant, en France c’est un vrai campus, même si de plus grands campus comme Jean Jaurès et UT1 existent.  

En plus de la structure physique et l’orientation du campus, la structure d’enseignement est très différente des États-Unis. Susmentionné dans l’article « Autonomie et suivit des étudiants » le système française est rigide et stricte. Pourquoi ? La structure des cours en souligne la cause : les professeurs organisent les cours autour d’un contenu fixe et emploient une seule méthode pédagogique. Il y a également moins d’échanges entre étudiants et professeurs mais également moins d’interaction entre étudiants. L’importante autonomie attendue est le résultat d’une structure basée sur deux ou trois devoirs par cours, qui sont additionnés pour former la note finale. Il serait donc facile de croire que l’enseignement « à la française » est plus « libre » qu’aux Etats-Unis cependant les méthodes d’enseignement utilisées sont plus strictes. Les professeurs font rarement l’appel au long du semestre, et commente rarement les absences. En réponse, les étudiants sont moins complexés par l’idée de manquer un cours, et enfin, cela ajoute aux distances entre étudiants et avec les professeurs.  

 

 CONCLUSION 

Notre expérience toulousaine a été façonnée par le système éducatif, que ce soit au travers des attentes des étudiants et des professeurs, l’accessibilité aux aménagements d’apprentissage, les échanges culturels avec les étudiants Erasmus et la structure de l’université elle-même.  Tous ces aspects de l’apprentissage contribuent à notre expérience de vie à l’étranger et jouent sur la façon dont nous percevons les expériences interculturelles françaises et américaines. Nous avons vu que les différences en matière de logement pour les étudiants sont énormes, mais l’influence de la Covid a fait évoluer les pratiques dans ce domaine. Nous constatons également des différences flagrantes dans l’expérience de mobilité des étudiants des pays participant à Erasmus par rapport à d’autres étudiants. La possibilité d’étudier à l’étranger est extrêmement encouragée et rendue possible par un réseau extérieur à l’université. Plus spécifiquement, et de manière plus radicale, nous avons remarqué que la façon dont les cours sont suivis par les étudiants, ainsi que la relation entre les étudiants et les professeurs, qui sont très différentes de ce à quoi nous sommes habitués aux États-Unis. Enfin, la structure physique de l’université et sa qualification de « campus », reflète les différences entre les universités américaine et française.  

LA VIE PRIVEE ET LA VIE PUBLIQUE 

Alors que nous nous préparions pour nos études à l’étranger, le département des Relations Internationales (CGSE) de Dickinson nous a prévenu des quelques particularités culturelles que nous rencontrerions en France. Le pain qui accompagne les petits-déjeuners, le café qui se boit dans des bols, nos hôtes qui font le linge pour toute la maison : nous avions anticipé ces petites différences culturelles. En atterrissant à l’aéroport Toulouse-Blagnac, nous avons commencé à expérimenter quelques-unes de ces différences. Nous nous sommes adaptés, aux pigeons qui volent dans l’aéroport Charles de Gaulle, à traverser les rues sans attendre les feux verts, et à éviter les crottes de chien sur les Allées Jean Jaurès.  

Quand Dickinson coordonnait notre séjour en France, nous nous sommes préparés à nous adapter à toutes les petites différences du quotidien. Mais, il y a une chose que nous n’avions pas prévue et que nous avons découverte après notre arrivée à Toulouse. Il s’agit des énormes différences philosophiques et psychologiques entre les États-Unis et la France. Par exemple, les Français vont privilégier le respect de l’environnement plutôt qu’un accès facile au confort. On peut l’illustrer par la prévalence des tasses en papier et le recyclage méticuleux des déchets. Par ailleurs, la laïcité représente une théorie de la liberté de croyance plus régulée à la différence d’une liberté de culte plus laxiste aux États-Unis. La laïcité française est une approche de l’égalité religieuse complètement différente de celle du monde anglo-saxon.    

L’un des paradigmes culturels les plus choquants, qui semble s’étendre à tous les aspects de la vie à Toulouse, est la division entre la vie publique et la vie privée. Au travers des lois, de la technologie, jusque dans les salles de classe, nous avons commencé à voir évoluer nos conceptions du privé et du public.  

LES INTERACTIONS SOCIALES 

Dans les petites universités dites ‘Liberal Arts’ des États-Unis, comme Dickinson, les étudiants sont proches de leurs professeurs. Dans certains cas, leurs relations peuvent s’apparenter à de l’amitié. Lors de ces échanges entre les étudiants et les professeurs, il est courant d’en apprendre beaucoup sur la vie des professeurs. Il peut s’agir de leur vie familiale, leurs urgences personnelles, et même leurs passions et aspirations de vie. Quand nous étions en première année, le département de mathématique invitait les étudiants à rentrer chez eux pour leur distribuer des bonbons pour Halloween. À la fin du semestre, la classe peut dîner ensemble au restaurant avec le professeur pour célébrer les examens. Quand les étudiants travaillent un projet particulièrement difficile, ils peuvent envoyer des e-mails désespérés aux professeurs après minuit, et ils peuvent espérer une réponse dans la demi-heure. Les professeurs jouent un rôle actif dans l’apprentissage scolaire et social des étudiants. Ils se souviennent de nos engagements associatifs, de nos loisirs, de nos colocataires et nos frères et sœurs, et nos villes de naissance. Les étudiants eux se souviennent de leurs professeurs toute leur vie.   

À Sciences Po, même dans les cours de travaux dirigés nous ne parlons jamais avec nos professeurs en tête-à-tête. Nous ne savons même pas si Madame Pelissier a des enfants ni si Monsieur Pourcher habite à Toulouse. Un e-mail envoyé pour clarifier les normes de la dissertation pour le cours de Relations internationales est resté sans réponse. Si aux États-Unis, les relations entre l’étudiant et le professeur sont vues comme une opportunité de partager sur sa vie privée ; en France, la rigueur de l’Université tend à séparer les étudiants des professeurs plus que des étrangers se croisant dans la rue.  

VIE PRIVEE ET VIE PUBLIQUE EN LIGNE 

En France les célébrités tirent des avantages de cette division plus stricte de la vie privée et la vie publique. Tandis qu’aux États-Unis, nous avons vu la grossesse de Kylie Jenner depuis la conception ; en France les célébrités cherchent à garder leur vie privée confidentielle. Par exemple, en 2021 aux États-Unis, une rumeur a circulé sur le réseau social TikTok selon laquelle l’acteur de “Call Me By Your Name” Armie Hammer a des tendances cannibales et utilise les réseaux sociaux à des fins perverses. Cette rumeur fut largement diffusée une semaine avant que les journaux n’aient publié l’histoire, et cela grâce aux réseaux sociaux et à la culture américaine de partager les vies privées des personnalités publiques. Par contraste, Stromae et Omar Sy ne font pas souvent face aux rumeurs d’addiction aux drogues, de tromperie et de chirurgie plastique. Nos hôtes ne lisent pas les tabloïdes français, alors que le journal “People” est disponible dans toutes les salles d’attente aux États-Unis. Considérant la prévalence des réseaux sociaux comme TikTok et Buzzfeed, qui produisent un flux constant de potins des célébrités, il ne reste que peu d’espace pour la vie privée aux États-Unis. Cela peut s’expliquer par les différentes régulations et les normes qui concernent les protections de la confidentialité sur l’internet aux États-Unis et en France.  

Chaque fois que nous déverrouillons nos portables, il y a un rappel clair des strictes régulations françaises sur la vie privée. Nous ne pouvons pas ouvrir Google, Wikipédia, ou Buzzfeed sans lire une longue annonce avant d’accepter les cookies du site. Et non seulement nous les acceptons une première fois, mais il faut recommencer à chaque fois que nous nous rendons sur le site web. Cependant l’année dernière aux États-Unis, il y a eu un scandale lié à l’App Store : une application pour les enfants, “Talking Tom”, a filmé les utilisateurs sans la permission et a extrait les données de leurs appareils mobiles. Quel contraste saisissant ! Aux États-Unis, une application peut accéder à toute information sans aucune notification ; alors qu’en France, accéder n’importe quel site sur l’internent nécessite une autorisation de cookie. Cela est dû aux nouvelles directives de 2019 de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Ils ont récemment confirmé que continuer à naviguer sur un site internet après l’affichage de son bandeau cookie n’est pas synonyme d’un consentement valide pour l’utilisation des cookies en France. Les opérateurs qui utilisent des cookies et des traceurs doivent prouver maintenant qu’ils ont obtenu le consentement explicite de l’utilisateur.  

Ici en France, nous sommes protégés par une loi européenne appelée RGPD – Règlement Général sur la Protection des Données. C’est pour que la population française, et plus largement européenne soit fortement protégée des extractions de données par des entreprises. Créé en 2016, et mis en œuvre en 2018, il existe maintenant un cadre à suivre pour les entreprises en matière de traitement des données personnelles. Ce concept de sécurité existe en France depuis plus de deux décennies, à l’époque où l’internet était à ses balbutiements. Bien que ces lois qui semblent facilement applicables ici, de l’autre côté de l’Atlantique, les États-Unis sont le seul pays de l’OCDE sans agence de protection des données. Si nous avions eu ces lois comme en France, peut-être nous n’aurions pas vu Mark Zuckerberg témoigner devant le gouvernement américain, pendant que les Américains craignaient pour la sécurité de leurs données.   

À travers ces lois qui font partie de la vie quotidienne des Français, et qui sont une preuve évidemment du manque de protection générale aux États-Unis, nous pouvons y voir une compréhension de la séparation entre la vie privée et la vie publique. Avant que nous venions en France, notre sécurité sur internet était limitée et nous étions obligés de nous sentir en sécurité avec cela. Le concept que notre vie privée est facilement exploitée et traitée chaque fois que nous accédons à l’internet est devenu familier. Mais maintenant, nous nous rendons compte que ce n’est pas le cas en France, car la valeur de la vie privée française est plus courante qu’aux États-Unis. En effet, c’est évident que le monde numérique de la France est simplement une démonstration de principes qui existent déjà.  

LE GOUVERNEMENT ET LES LOIS 

Quant au gouvernement et aux lois, la question de la vie publique et privée est assez claire.  En France, par rapport aux États-Unis, l’Union européenne établit les politiques qui doivent être suivies par les gouvernements, et la collecte de toutes les données et informations sur la population est strictement contrôlée.  Cependant, le gouvernement, en France, s’efforce toujours de participer et d’améliorer la vie des Français.  La « Sécurité sociale » par exemple est le même concept que le « Social Security Number » aux États-Unis, mais ici, le gouvernement fait plus d’efforts pour aider les résidents français et non ressortissants à avoir accès aux soins de santé et à d’autres types de services sociaux.  Par exemple, la première fois que je suis allé chez le médecin ici, j’ai été presque choqué de voir que je n’avais payé que 25 euros pour une consultation, contrairement aux centaines de dollars que j’aurais à payer aux États-Unis.  Comme le gouvernement français collecte des données – par exemple tous les actes officiels – afin de créer des données de criminalité ou des dossiers médicaux, ils envahissent en fait la vie privée d’autrui afin de garantir une protection globale de la société française.  C’est alors une grande préoccupation pour les Français puisque lorsqu’ils pensent que leur vie privée est en danger ou que l’argent n’est pas bien utilisé, ils n’hésitent pas à le faire savoir.  Chaque samedi à Toulouse par exemple, une partie de la population toulousaine manifeste, car elle a le sentiment que le Pass Sanitaire met à mal la vie privée.  Le gouvernement a signé des lois autorisant uniquement les personnes vaccinées à accéder aux principaux lieux publics de la ville comme le cinéma, certains magasins, le stade, etc., ce qui a suscité des inquiétudes quant à la manière dont le gouvernement souhaite contrôler la population à travers cette nouvelle loi et l’application du Pass.  

Jusqu’à quels degrés les Français seraient-ils prêts à révéler leurs données privées en échange de protections sociales ?    

 

CONCLUSION 

La relation entre la vie privée et publique et l’information se manifeste très différemment en France et aux États-Unis. Généralement, on peut observer que la société française est une grande défenseuse du respect des gens et de leurs vies privées – qui rend la vie à la française très secrète. Cela peut expliquer pourquoi les professeurs français semblent plus distants des étudiants, ou pourquoi les détails juteux sur les célébrités restent souvent inconnus. C’est pareil pour la collection des données quand on utilise les réseaux sociaux comme Facebook ou Google, lorsque le gouvernement français travaille pour protéger les données. Aux États-Unis, la façon de vivre est complètement inversée puisque les gens entrecroisent souvent leur vie privée et leur vie publique. Dans la vie quotidienne des Américains, les gens sont plus souvent très ouverts et analytiques quant à leurs vies privée et publique. Ils ont les livres ouverts, car parce qu’ils savent qu’une partie de leur vie privée sera perdue en tant que membre de la société. Les gens américains croient toujours dans la croyance en leur propre droit de fixer leurs propres règles pour définir la vie privée. Alors que nous semblons accepter comment s’organisent nos vies privées et publiques, nous voyons encore qu’obtenir cette discrétion vient avec un sacrifice. “Quelles que soient les politiques adoptées, cependant, il est clair que des choix difficultés devront être faits concernant ce que nous voulons abandonner et ce que nous voulons garder secret.” 

 

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