Une Américaine à Toulouse

Il est difficile de définir « la culture » parce que la définition peut varier selon chaque personne. La culture peut se manifester de manière évidente, mais elle est aussi présente dans les codes implicites de la vie. J’aime bien la définition d’Édouard Herriot, qui dit que la culture, « c’est ce qui reste quand on a tout oublié ». La culture est plus que la nourriture et les festivals. Ce sont les valeurs, les coutumes, l’histoire et la façon de vivre. Quand je suis arrivée en France, je savais qu’il y avait des différences culturelles entre les États-Unis et la France, mais il était un peu difficile de les expliquer, sauf pour les stéréotypes. Néanmoins, j’avais remarqué quelques choses particulières à la culture française.

La communication et les malentendus sont peut-être les plus drôles. Les faux-amis de la langue française créent une dynamique délicate. Une semaine, j’ai visité une exposition de photographie avec mes amies. Mais, quand j’ai raconté ma journée à mes hôtes, j’ai utilisé le mot « l’exhibition », au lieu de « l’exposition ». Mes hôtes m’ont dit que « l’exhibition » en français signifie une démonstration nue. Heureusement, avec plus de temps, je fais moins de ces malentendus, mais il y a encore beaucoup d’autres choses auxquelles s’adapter.

Après le premier mois, j’avais pris quelques habitudes quotidiennes. Au début, je mangeais beaucoup au restaurant et je ne cuisinais pas. Maintenant, j’essaie de cuisiner plus. Aux États-Unis je vais au supermarché le dimanche, mais quand je suis allée faire les courses le dimanche après-midi, tous les vendeurs étaient fermés—les supermarchés aussi. Maintenant, je vais faire les courses pendant la semaine parce que c’était vraiment énervant.

Mis à part les activités quotidiennes, l’autre chose qui prend beaucoup de mon temps maintenant est l’université. J’ai déjà survécu deux semaines à l’Université de Toulouse Jean Jaurès. Heureusement, pour la plupart du temps, je comprends mes cours, bien que mes notes soient un peu comme des hiéroglyphiques. C’est vraiment différent de Dickinson. Les cours sont dans des grandes salles et les professeurs utilisent les micros. L’amphithéâtre pour mes cours de psychologie clinique et psychopathologie peut facilement contenir 1 000 étudiants. C’était très impressionnant et intimidant le premier jour. Bien que je puisse comprendre mes cours, en général, j’ai peur pour les examens parce que la majorité est orale ! Par chance, j’ai assez de temps avant la fin du semestre pour continuer d’améliorer mon niveau de français et de découvrir plus de choses qui ne construisent pas seulement l’identité française, mais l’identité toulousaine aussi.

-Shelby Duncan

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