La culture du confort

Comme la fin de mon semestre à Toulouse approche, j’ai conclu que la différence la plus frappante entre la culture française et américaine, c’est la “culture du confort”. Qu’est-ce que la “culture du confort”? Je veux par là dire tous les services que les Américains attendent pour faciliter la vie quotidienne. Aux États-Unis, on a créé une culture qui minimise le temps qu’il faut attendre pour satisfaire nos envies et nos besoins. Quand vous faites une commande sur Amazon, il ne faut attendre que deux jours pour recevoir le paquet. Si vous avez besoin de lait à 1 heure du matin, vous pouvez allez au supermarché qui est ouvert 24 heures sur 24. Et si vous n’aimez pas faire les courses? Ne vous inquiétez pas – dans plusieurs zones urbaines aux États-Unis, vous pouvez trouver un service qui livre votre liste des course chez vous. Aux États-Unis, on fait peu de cas d’aller à Starbucks à minuit ou d’aller au cinéma un jour férié. On est habitué à l’accès à l’information tout le temps grâce au Wifi omniprésent et au données 3G.

 

En France, l’attente de service est plus raisonnable et les comportements reflètent la perspective humaniste que les êtres-humains ne sont pas des machines. Cette vue se manifeste dans la pratique courante de la pause déjeuner. Si vous allez dans un magasin, à la poste ou à la banque à midi, c’est probable que ce sera fermé pour que les employés puissent déjeuner. La raison pour cette clôture est simple: il faut que les employés mangent tranquillement et sans interruption. Les clôtures peuvent déranger les gens qui veulent faire certaines taches pendant leur propre pause déjeuner, mais le sens est clair: les gens qui travaillent à la poste ou à la banque ont les mêmes besoins et droits que nous.

 

En parlant avec mes amis américains du programme de Dickinson, j’ai appris que l’absence de la culture de confort en France oblige qu’on soit plus délibéré dans la vie quotidienne. Le premier dimanche où j’étais en Toulouse, je suis allée au supermarché Casino pour faire les courses, mais je l’ai trouvé fermé à partir de 12 heures. On apprend s’organiser avec les clôtures des secrétariats au Mirail et comment prévoir nos repas et les courses en avance. Avec l’organisation et la prévoyance on adapte nos attentes pour satisfaire nos besoins et nos envies.

 

Le supermarché Casino fermé un dimanche après-midi; Photo de Lizzie Hardison

Le supermarché Casino fermé un dimanche après-midi; Photo de Lizzie Hardison

Les entreprises américaines pourrait profiter des habitudes françaises aussi. J’admets l’avantage d’un Starbucks qui est ouvert 24 heures sur 24 pendant un long trajet en voiture, et j’aime bien aller au cinéma à la fin de la journée chaque Noël. Quand même, il y a un prix pour ce type de service, et c’est payé par les gens qui fournissent le service. Si on veut bénéficier des services 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, il est probable que les gens qui fournissent les services manquent de temps avec leurs familles ou qu’ils sont surmenés. Si on réévaluait nos attentes de service aux États-Unis, on aurait tous une meilleure qualité de vie.

-Lizzie Hardison

 

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