De Carlisle à la Ville Rose

Category: La Une en Français

La Une – mai 2011

Un mot de l’équipe de Dickinson en France

Chers étudiants,

Nous voulons vous remercier pour cette année ou ce semestre passés avec nous. C’était un plaisir pour nous de vous avoir accompagnés pendant votre découverte de la culture française.

Bon retour dans vos familles, bel été et bonne continuation dans vos études. Nous espérons que Toulouse restera dans vos cœurs, que vous porterez avec vous les leçons apprises dans la ville rose, et que les années à venir nous donnerons l’occasion de nous revoir.

Si nous disons « au revoir » aux étudiants de 2010 – 2011, nous nous préparons à accueillir les étudiants de 2011-2012. Nous avons hâte de vous rencontrer et de vous présenter  la ville rose. Nous espérons que vous passerez un bel été et que vous prendrez un peu de temps pour réviser la langue française et pour réfléchir à votre séjour académique en France.

« Merci et au revoir » à certains et « A bientôt » aux autres !

–L’équipe de Dickinson en France (Sylvie Toux, Laura Raynaud & Karen Kirner)

Un mot de remerciement

Chers étudiants,

Je tiens à vous remercier pour votre contribution à La Une pendant cette année. Je suis ravie d’avoir travaillé avec vous sur notre journal. Grâce à votre investissement, je suis fière de ce que nous avons produit ensemble.

Je tiens particulièrement à remercier l’équipe de La Une qui a travaillé tout au long de l’année pour publier ce journal mensuel. J’ai beaucoup apprécié les idées et l’énergie que vous avez apportées lors de notre travail en commun. Merci à tous d’avoir été très persistants pour solliciter des articles auprès de vos camarades.

Merci à Nicolas Garzon d’avoir partagé ton amour des équipes sportives toulousaines.

Merci à Michael Rao d’avoir représenté les étudiants du deuxième semestre.

Merci à Madlen Chipeva d’avoir partagé ton amour de la photographie (photos de nos excursions).

Merci à Qichan Qian de nous avoir poussés à découvrir les restaurants Toulousains.

Merci à Anna Ciriani Dean pour la traduction de chaque numéro de La Une.

J’espère que votre collaboration à La Une a été aussi enrichissante pour vous qu’elle l’a été pour moi.

Merci pour cette belle année à Dickinson en France !

–Karen Kirner, rédactrice

 

L’au revoir d’une francocamerounaise en stage au centre américain Dickinson à Toulouse

(Ou l’expérience d’un stage interculturel)

Ces quatre derniers mois ont été pour moi l’occasion de faire partie de l’équipe de Dickinson en France et d’observer, tout en y participant, le fonctionnement du centre. Mais cette période a surtout été l’occasion de faire de nombreuses rencontres et de m’interroger sur la manière de gérer les spécificités de plusieurs cultures dans un domaine académique. Quand je suis arrivée en France pour mes études il y a presque cinq ans de cela, la perspective de passer du statut de la simple touriste en vacances à Paris à l’étudiante indépendante de Toulouse ne m’a pas simplement effrayée. Elle m’a intriguée. Et cette intrigue, sans aucun doute, contribue à motiver bien des personnes à aller au-delà de leurs horizons d’origine pour se dépasser, mais surtout se re-découvrir. Les étudiants de Dickinson dont j’ai fait la connaissance à Toulouse partagent tous l’envie de découvrir la culture française et de partager la leur. J’ai apprécié leur curiosité et leur bonne humeur, tout autant que leurs capacités d’analyse, d’observation, et leur réactivité face à des situations nouvelles.

Sylvie Toux, Laura Raynaud et Karen Kirner, l’équipe de l’association, m’ont réservé un accueil des plus chaleureux. Je les remercie d’avoir rendu ma période de stage agréable sur tous les plans. Elles font un travail extraordinaire et s’investissent pour enrichir le programme à Toulouse, autant d’un point de vue académique que culturel.

Soyons moins sérieux : j’ai aussi découvert la montagne grâce au centre et mes glissades dans la neige des Pyrénées à -5° sont tout aussi mémorables que ma rencontre inattendue avec Jean-Luc, un écrivain qui a vécu au Cameroun sous 35° dans les années 60 et qui est revenu vivre sur sa terre d’origine. L’expression souvent répétée en France  « le monde est petit » en a pris tout son sens.

Grâce aux avancées en termes de communication du monde dans lequel nous vivons, on peut partir, mais on peut aussi revenir. On peut quitter les Etats-Unis pour connaître la France. Et rentrer aux Etats-Unis. On peut partir du Cameroun pour étudier en arrivant en France. Ou on peut revenir en France après avoir travaillé au Cameroun. Ou s’installer définitivement en France en quittant son pays d’origine. Tous ces mouvements, au-dessus de l’Atlantique ou d’ailleurs, font le monde interconnecté tel qu’il est aujourd’hui. Mais c’est la volonté de partir à l’étranger pour analyser avec recul d’où l’on vient, sans pour autant s’en détacher, qui font l’interculturalité. En somme, mon stage dans cet environnement multiculturel qu’est Dickinson en France s’achève, mais je pars heureuse d’avoir appris beaucoup sur moi-même et sur les autres.

–Jessica N’koumba N’koumba

Réflexions sur la fin de l’année

L’équipe de La Une a profité de notre excursion en Provence pour poser les questions aux étudiants avant leur départ de Toulouse. Voici quelques réflexions à la fin d’un semestre ou une année dans la ville rose :

Photo de Anna Geiserman.

C’est sûr que Toulouse va manquer aux étudiants de Dickinson, Wash U, et Hood. Selon un étudiant, Rossen Iankov, « Ce qui va me manquer, c’est le transport public et les cafés, mais surtout le groupe des étudiants américains avec qui j’ai partagé mon expérience. » D’ autres étudiants du programme sont d’accord avec Rossen et ont dit que leur famille, leurs amis et la facilité de rencontrer les Toulousains vont leur manquer.

Cependant, ce n’est pas le moment d’être triste, selon une étudiante de Wash U, Bailey Davidson. « C’est un des plus beaux chapitres de ma vie, et bien que je sois triste de partir si tôt, j’aurai toujours l’occasion de réfléchir à mes expériences, » dit-elle. Comme beaucoup d’autres étudiants, elle a adoré découvrir la ville de Toulouse, citant le Café Populaire, les bords de la Garonne et l’Hôpital des Graves comme ses endroits préférés. Une autre étudiante, Allison Fricke, trouve que le jardin de sa famille est un des plus tranquilles endroits au monde.

Par rapport à la nourriture, nos étudiants américains ont bien profité des repas français. Une étudiante de Wash U, Elizabeth Morrow a dit, « Moi j’ai mangé beaucoup de choses particulières à Toulouse. Je suis ravie d’avoir goûté des aliments bizarres comme le cœur de dinde et le foie de veau ! On ne peut pas faire cela si facilement aux Etats-Unis, c’est sûr. » D’autres étudiants trouvent que leurs plats préférés sont la ratatouille et le confit de canard bien qu’il en existe quelques-uns qui aimeront toujours les hamburgers, même en France !

Pourtant, selon tous les étudiants, leurs expériences ainsi que les leçons apprises de ces expériences seront toujours gravées en eux. Les étudiants ont eu des expériences ridicules, « surtout au Ramier » a dit Allison dit, ainsi que quelques autres qui vont sûrement leur donner un nouveau regard sur la vie. Ils savent l’importance d’être ouvert sur le monde et ils savent tous comment se débrouiller dans une situation difficile ou un lieu inconnu. Surtout, ils ont appris comment apprécier un endroit et, aux Etats-Unis, ils veulent surtout profiter de ce qu’il y a dans notre beau pays.

Bien que les étudiants du programme de Dickinson en France soient tous contents de revoir leur famille et leurs amis américains, le programme va bien sûr leur manquer. Avec un peu de chance, ils peuvent emporter les leçons qu’ils ont apprises et les appliquer où la vie les emmènera !

–Michael Rao

Jenna a dit…

Leçon de vie apprise en France : « Il y a toujours une solution ». Quelle que soit la difficuté de la situation, on peut toujours trouver une solution

La chose la plus étonnante mangée en France : le boudin. Elle en a mangé avant de savoir qu’il était produit avec du sang au cochon, et elle a trouvé que ça avait  bon goût mais dans un sens bizarre.

Ses endroits préférés : le jardin des plantes, la pelouse à côté de la Garonne où on peut toujours rester au soleil et profiter d’une belle journée quand il  fait beau.

Comme tout le monde, beaucoup de choses vont lui manquer après son rentrée aux Etats-Unis. Les meilleurs pâtisseries et boulangeries qui fabriquent des pains aux chocolats et des palmiers délicieux ; les cafés, place Trinité où il y a toujours des chanteurs qui chantent de belles chansons ; et le Sherpa où elle à mangé sa première ‘vrai’ crèpe française.

Erica a dit…

Bien qu’il soit vachement difficile de choisir un plat favori à cause de trop de choix, le plat qu’elle prefère en France, c’est le salade de chèvre chaud avec du miel.

La proximité de Toulouse et son beauté vont lui manquer. La ville en rose est devenue une partie de ses souvenirs inoubliables.

Gabby a dit…

Ce qui va lui manquer :

Sa famille d’accueil, parce qu’elle partagé toujours beaucoup de temps avec elle, faire de la confiture au pastèques à la maison, aller à Bordeaux etc ;. Et aussi son voisin avec qui elle est sortie au museum pour mieux explorer la ville.

La culture de la grève dont elle a fait l’expérience l’année dernière.

Gabbrielle  a dit…

Son plus beau souvenir en France : le dîner de la Paroisse étudiante de Toulouse après la messe de chaque dimanche.

–Qichan Qian

Moment le plus ridicule:

Jen : Courir après des petits canards au printemps

Josh : écrire un poème pour une fille française le premier jour de cours

Leigh : tomber d’un vélôToulouse

Anna G a dit : « ne beurrer pas « la » moule »

Plat préféré :

Leigh : confit de canard, quiches

Jen : cake salé de saumon

Josh : les kebabs, porc et ananas (que fait sa mère d’accueil)

Hillary : crêpes au Nutella

Anna G : magret de canard au miel

Plat le plus étrange :

Anna G : manger du sang,  des joues de porc, du lapin à la moutarde au micro-ondes

Leigh : les tripes (à Lyon)

Plus beau souvenir :

Photo de Anna Geiserman.

Anna G : s’asseoir au bord de la Garonne

Jen + Jenna : mardi au Sherpa

Leigh : pique-niquer au Jardin des Plantes, marathon à Paris

Hillary : le Gala de l’ICT, une soirée de crêpes au Nutella et au beurre de cacahuètes partagée entre Français et Américains

Leigh et Anna CD : une soirée au pub De Danú

Le dernier pique-nique de groupe à la Prairie des Filtres

Josh : manger une galette des rois au bord de la Garonne, faire sauter les cailloux (ricochets) avec Jean-Luc pendant le voyage des les Pyrénées

Leigh : quand les enfants dans son stage lui ont chanté « Pretty Woman », aller dans le « château » de sa famille d’accueil

Endroit préféré :

La Garonne

SLD (café sur place de la Trinité)

Rue de Metz, où St. Etienne devient visible

Place Wilson

Square Charles de Gaulle

Le toit de l’appartement d’un ami

Ceux qui va nous manquer de Toulouse :

Tout !

Architecture, marcher jusqu’au Centre Dickinson, Canal du Midi, boulangeries, entrecôte, Kebab, place de la Trinité, pouvoir marcher partout, parcs, amis, Kir à la pèche, vin bon marché, LIDL, la Garonne

Ceux qu’on a hâte de retrouver aux USA :

Hillary : la glace américaine, les magasins toujours ouverts, le beurre de cacahuètes, ma famille

Leigh : Chipotle, l’océan Atlantique, « hanging out »

Jen : conduire sa voiture, comprendre ce que tout le monde dit

La culture explicite

Les animaux qu’on peut toucher dans la rue

Parler avec quelqu’un sans problème dans une queue, « small talk »

Brunch

Pancakes

Reese’s

Le chewing-gum pas cher

Le fait que le dollar est beaucoup moins cher

S’mores, feux de camp, barbecues, camping

Le paysage américain

Leçon de vie :

« ne t’inquiète pas »

Être plus accueillant envers les étrangers

Comment boire le café européen

Combien la langue et la culture nous définissent – rester différent en même temps qu’assimiler quelques aspects de la culture

Différences :

Jen : plus durable et économe

Leigh : cuisiner plus de légumes

Anna G : explorer plus

Pas peur des choses nouvelles

Jamais habiter seule – apprécier d’habiter avec d’autres personnes

Apprécier la facilité du campus

« Profiter »

Pouvoir habiter sans ses parents

Difficultés :

La langue

Le système scolaire français

–Anna Ciriani Dean

 

L’expression « au revoir »

C’était une des premières expressions que j’ai apprises, mais aussi une des dernières que j’ai comprises

Alors que la fin de mon séjour approche, je commence à réfléchir à ce que cela signifie de dire au revoir.  D’un point de vue linguistique, j’ai un peu de mal avec cette expression.  Si vous consultez n’importe quel dictionnaire français-anglais ou guide de voyage sur la France, vous trouverez goodbye comme traduction  pour au revoir, mais il me semble que le sens complet de ce mot soit un peu perdu dans la traduction.  Au revoir représente plus que les mots exprimés quand deux personnes se quittent, parce qu’ils laissent supposer une rencontre dans l’avenir. En fait, presque toutes les expressions employées pour dire au revoir (à tout à l’heure, à la prochaine, à plus tard, à demain, à bientôt) présument que les interlocuteurs vont se revoir. Oui, les Français peuvent exprimer la finalité avec le terme, adieu, mais ce mot est typiquement réservé pour les circonstances où une personne est sur son lit de mort (donc une circonstance qui n’est pas dans le champ des possibilités).

D’un autre côté, le mot goodbye en anglais est plutôt ambigu.  Dans certaines circonstances, on dit goodbye avec un ton de la finalité pour indiquer la fin d’une relation ou d’un lien social, mais on le vocalise normalement dans un sens moins extrême pour démontrer la reconnaissance d’un départ ou d’une séparation physique (et temporaire).  De cette manière, le sens de goodbye correspond à son antonyme, et donc, la signification de goodbye n’est que l’inverse de hello.

Cette nuance en signification me dérange souvent, et je ressens un peu de dissonance cognitive quand je sors d’un magasin et d’une épicerie en disant « au revoir » quand je n’ai aucune intention de revenir.  Sans moyen de m’exprimer comme je veux, suis-je obligée de mentir ? Est-ce que les Français considèrent comme un mensonge, un geste de politesse ou une manifestation d’optimisme ?

Bien que j’aime penser que les liens que j’ai établis ici et les amitiés que j’ai faites vont continuer au-delà de mon départ, franchement je ne suis pas tout à fait sûre si j’arriverai à entretenir des relations à distance quand un océan nous sépare.  Je n’ai aucune idée de quand je pourrai revenir à la France.  Quoique je n’aie pas toutes les réponses, cependant, je pense que je vais intérioriser la mentalité française par rapport aux goodbyes et dire au revoir à mes amis ici, avec l’espoir que notre vie ensemble n’est pas encore finie.

–Hillary Molloy

Une Nouvelle : Le potager à Dickinson en France

Dickinson College à Carlisle à une ferme biologique qui produit les légumes pour la cafeteria. Nous n’avons pas encore une production de cette taille, mais nous avons commencé depuis quelques semaines un petit potager dans notre jardin. Pour le moment, nous n’avons qu’une belle récolte de petits poids, mais nous espérons que dans les semaines à venir nos tomates, aubergines, poivrons et haricots verts vont nous donner plein de légumes. Notre jardinier, Monsieur Faucher, nous aide beaucoup, car il prépare la terre et nous montre comment prendre soin de nos petites plantes. Nous espérons qu’à l’avenir les étudiants à Dickinson en France profiteront aussi du potager.

 

Carte Postales

En avril, on a eu des vacances de printemps. Plein de nos étudiants sont partis découvrir d’autres parties de la France et d’Europe. Voici quelques « cartes postales » qu’ils nous envoient de leurs aventures :

 

Voyage à travers l’Europe

Pendant mes vacances de Pâques, je me suis arrêtée dans trois pays : le Royaume Uni, l’Allemagne et la Pologne…

Londres

Pendant mon séjour dans cette ville, le temps a été magnifique et la compagnie encore plus. J’ai passé quatre jours avec Hillary chez son ami du lycée, Andrew. On n’aurait même pas dit que c’était Londres grâce à la météo, parfaite pour les préparations au mariage royal. J’ai pu passer beaucoup de temps juste à absorber les rayons de soleil dans les nombreux parcs de la ville. Un des meilleurs moments du séjour a été de me promener dans la brocante en plein air de Portobello et de chercher des objets assez bon marché à mettre dans l’appartement que je partagerai avec Hillary l’année prochaine. Mais je crois que je me suis amusée le plus quand, tout d’un coup, on a été surpris par un déluge et on a du courir comme des folles parce que nous étions en mini jupes et en débardeur. Une expérience vraiment authentique.

Brême et Hambourg

Autre pays, autre atmosphère. J’ai rendu visite aux étudiants de Dickinson en Allemagne à Brême pendant quatre jours. C’est vraiment dans cette ville que je me suis rendue compte de combien je suis devenue française au cours de cette année. Comme une bonne Toulousaine, j’ai toujours voulu traverser la rue même si le feu pour les piétons était rouge. Et les Allemands m’ont regardée avec mépris. Personne, mais vraiment personne, ne traversait la rue si le feu était rouge, même s’il n’y avait aucune voiture à une distance de 5 km ! J’apprécie ce respect pour les règles, mais ils exagèrent quand même.

J’ai aussi découvert la fascination des Allemands pour les choses les plus bizarres. Pendant une excursion d’un jour à Hambourg, je suis allée à un musée de miniatures, Miniatur Wunderland, qui présentait des maquettes d’une précision incroyables de villes de différents pays. La Suède, la Suisse, l’Allemagne, les Etats-Unis…chaque pays présentait des différences dans le moindre détail. Je me suis amusée à regarder ce que les petits personnages de 3cm faisaient dans chaque scène. De l’anodin au carrément bizarre.

Enfin, le centre Dickinson de Brême m’a invitée à un match de foot de Werder Bremen. Notre équipe a perdu, mais j’ai pu découvrir leur passion pour ce sport et toute la culture qui en découle.

Miedzizdroje et Poznan

Dernière étape : rendre visite à mes colocataires polonaises de l’été dernier. C’était la première fois que je me rendais dans ce pays, mais je suis tombée amoureuse de la langue. Mes amies m’ont appris quelques mots : Djen kuya (merci), Piekna (beau/belle)…

J’ai commencé mon séjour chez les parents de mon amie, Magdalena, à Miedzizdroje, une petite ville sur la mer, dans la partie de la Pologne qui est une île. Là, j’ai découvert quelques aliments de base de la nourriture polonaise : les pommes de terre, les gaufres et le thé. Pendant une promenade très « zimno » (froide) sur le « molo » (jetée), j’ai vu plein de petits stands qui vendaient des « gofry » (gaufres). Pas n’importe quelles gaufres, mais des gaufres avec des nappages les plus insolites. Par peur, je me suis limitée à une gaufre avec de la chantilly et des fruits rouges. De plus, je me suis aperçue que les Polonais boivent énormément de thé…avec encore plus de sucre. Apparemment, le sucre est très cher en Pologne, mais ils en utilisent beaucoup : trois ou quatre cuillères pas tasse de thé. En bref, je n’ai pas passé un week-end très amaigrissant.

Ensuite, on est allé à Poznan pour rejoindre une amie, Milena, dans son appartement. C’est ici que j’ai vraiment dû affronter leur monnaie, le « zloty ». J’ai fait du shopping avec mon amie et tout me semblait très cher. En fait, 1 zloty = 0.256320262 Euros. Si on pense au taux de change, rien n’est vraiment cher pour nous, mais pour eux, la vie est très chère parce qu’ils ne gagnent quasiment rien. A part ce choc, j’ai vraiment aimé Poznan. Le centre-ville est charmant et ils ont aussi construit un lac artificiel. De plus, je suis allée à l’exposition de World Press Photo, où étaient exposées toutes les meilleures photos de photojournalistes de 2010. Ces images troublantes m’ont fait réfléchir à toutes les catastrophes, naturelles ou pas, qui peuvent se passer en 12 mois. J’ai apprécié beaucoup cette expo.

J’ai découvert beaucoup pendant mon voyage, mais le monde est grand…c’est seulement le début…

–Anna Ciriani Dean

Bonjour Biarritz…

À la fin de mars, j’ai passé un weekend à Biarritz et à San Sébastien. Après être arrivée, je me suis rendu compte que la région de Biarritz avait vraiment sa propre culture. Biarritz est au cœur du Pays Basque, et beaucoup de gens se considèrent plus Basques que Français. C’est une ville magnifique avec un centre charmant et des belles plages de sable doré ; je comprends pourquoi c’est une destination populaire pour les célébrités. Après une journée à Biarritz, on est allé à San Sébastien en Espagne. Cette ville est à côté de Biarritz, et elle fait aussi partie du Pays Basque aussi. À San Sébastien, la culture était beaucoup plus espagnole que française, malgré sa proximité (38 km) de Biarritz. On a passé la journée dans les bars à tapas ; les tapas et la sangria étaient délicieux !

L’après-midi, j’ai assisté à un match de rugby à San Sébastien : l’équipe de Biarritz contre l’équipe de Bayonne, une autre ville du Pays Basque français. J’étais avec un groupe de six français, une américaine, et une argentine, et on était tous pour l’équipe de Biarritz sauf deux, qui était pour Bayonne. Heureusement, Biarritz a gagné et après le match on est redescendu en ville pour fêter la victoire et pour manger plus de tapas. L’expérience du match m’a rappelé les matchs de football que j’avais vus en Argentine ; le stade était rempli d’énergie et de l’esprit de compétition. C’était vraiment une super expérience pour comprendre un peu la culture de cette région particulière de l’Europe !

–Joanna Sprout

Bonjour de l’Isle de Santorini, Grèce

Quelque part entre la cuisine incroyable, les eaux cristallines des îles et l’architecture ancienne et captivante, il y avait une caractéristique de la Grèce pour laquelle je n’étais pas préparée. Dans tous mes voyages, je n’ai jamais rencontré des gens aussi heureux d’aider les autres. Les Américains sont gentils, les Français sont (en générale) gentils, les Espagnols et les Italiens sont gentils, mais les Grecs sont vos meilleurs amis. Les Grecs vous arrêtent dans la rue pour vous demander si vous avez besoin de quelque chose ou ce que vous cherchez ! Vin gratuit, desserts gratuits, tours gratuits, visites gratuites … et c’est tout simplement parce qu’ils veulent être généreux. Le reste du monde pourrait tirer des leçons de cette attitude. Un voyage bien dépensé.

–Clara Myers

Bonjour de Nice !

Nice est une petite ville située au bord de la mer Méditerranée.  Nice est plein de soleil ! J’adore les bâtiments jaunes, oranges, et rouges, qui ornent les falaises de la ville.  Le marché aux fleurs contient une variété d’odeurs – lavande, herbes, olives, fleurs.  Selon moi, Nice est un parfait panorama.    Il y a plusieurs vues panoramiques autour la ville.  Pour une journée, on peut acheter un billet de bus pour aller à Monaco.  Nous avons visité cette ville.  Nous sommes allés au Musée Océanographique, qui a été créé par Jacques Cousteau.  De plus, nous sommes allés à la plage, et nous avons visité le Palais.  J’adore la cuisine franco-italienne de cette région.  Nice est proche de l’Italie.  Pendant le printemps, il fait très beau à Nice.  J’adore les petites rues de la vieille ville.  De plus, de Nice, on peut aller en Corse en ferry!  Cependant, Nice est très touristique. Je trouve que c’était un peu difficile d’être une voyageuse et pas une touriste.  Néanmoins, c’était vraiment un voyage très amusant.

–Jen Rokoski

 

 

La Une – avril 2011

« Say cheese ! » : le sourire en France et aux Etats-Unis

Pour affirmer les stéréotypes : les Français ne sourient jamais, les Américains sourient toujours. J’exagère, mais c’est vrai en partie. Le sourire américain est une attitude américaine qui me manque.  Mais est-ce que ce sourire est sincère ? Je n’en suis pas sûre.

Prenez tout d’abord le sourire de Barack Obama. C’est impressionnant quelle positivité il émane. Comparez son sourire à mon sourire maintenant. Même chose. Est-ce que ce sourire veut dire qu’on est aussi optimistes et heureux que ça ? Pas exactement. Pour moi, le sourire est devenu une habitude, et peut-être une mauvaise habitude.

 

Depuis que mes dents ont poussé, les adultes me disent « Say cheese ! » quand ils me prennent en photo. Bien que très positive, cette exclamation ressemble à un ordre. Le sourire est impératif…sinon on risque de fabriquer de mauvais souvenirs à travers la photo. Même si, en fait, la journée n’a pas été agréable et les sujets de la photo ne sont pas contents, la photo doit témoigner du « bon moment », fictif ou pas, que l’on a passé ensemble. Le sourire est donc le masque derrière lequel les Américains cachent leur vrai être.

Quand j’étais plus jeune, j’ai eu une période de rébellion contre cette nécessité : je refusais de me faire prendre en photo avec ce grand sourire faux ou je m’en moquais en faisant une grimace désagréable. Mais en dehors de ce bref moment de désobéissance adolescente, je me suis toujours conformée à la règle. Maintenant c’est moi qui ordonne à mes sujets de sourire.

La situation devient frustrante quand je demande aux Français de montrer leurs dents à l’appareil photo. Dans un groupe pluriculturel, les différences entre le sourire de chaque personne sont mises en évidence. Certes, plusieurs Français sourient, mais relativement, les chiffres sont maigres.

Moi, j’ai perfectionné mon sourire. Je l’exécute sans la moindre hésitation. Je l’exécute chaque fois que je rencontre le regard de quelqu’un, que je me sens mal à l’aise, que j’interagis avec quelqu’un. L’exécution du sourire – puisque c’est vraiment une réaction mécanique – est devenue ma seconde nature. Je l’utilise pour exprimer mon bonheur, mon amusement, mais aussi pour cacher des sentiments inconvenants, comme la honte ou l’embarras. Le sourire est une protection.

 

 

Et ces Français alors ? Ils veulent aussi se protéger, mais leur méthode est différente. En les prenant en photo, on ne peut pas les forcer à sourire. En croisant leur regard dans la rue, ils ne te sourient pas pour dissoudre le moment d’embarras qui existe quand deux personnes se croisent. Ils sont toujours sérieux. Ils pensent peut-être que le sourire les révèle au monde, enlevant leur protection, leur masque.

 

Dans le théâtre de la vie, les Français se protègent avec un visage impénétrable et les Américains avec un visage souriant. Même raison, manifestation différente.

–Anna Ciriani Dean

Conférence « Challenge the best »

Du 25 au 28 mars, 42 étudiants de 19 nationalités différentes qui font leurs études dans 20 universités différentes en Europe ont participé à la conférence « Challenge the best » à St Gallen Université en Suisse. J’ai eu la chance de faire partie de ces 42 étudiants.  C’est un programme annuel organisé par l’Union des étudiants de St Gallen Université depuis 2010. Ce programme offre une opportunité de rencontrer les personnalités le plus respectées de notre temps et de discuter de sujets importants dans le monde. Le but de cette conférence est de s’attaquer aux problèmes de notre temps, en gardant à l’esprit que notre génération saura porter la responsabilité de les résoudre. Un forum de dialogue a été établi entre ceux qui ont façonné le monde et ceux qui sont désireux de la faire.

L’année dernière, le thème de la conférence était le changement climatique et l’ordre social. Cette année, le sujet était concentré sur la diversité humaine en Europe. Suite à l’importance de l’immigration et de la migration interne au cours des dernières décennies, la diversité humaine a atteint un niveau significatif. Les membres des sociétés européennes constituent une mosaïque pittoresque d’origines, de langues et de cultures différentes. Donc, c’est formidable de savoir comment on peut découvrir les potentiels cachés dans nos sociétés, parce qu’ils peuvent engendrer des avantages considérables pour les sociétés européennes aujourd’hui et à l’avenir. Les invités d’honneurs de cette année étaient :

Dr Lale Akgun, un expert en politique d’intégration en Allemagne ;

Lewis M. Feldstein, l’ancien président de la fondation de Charité du New Hampshire auquel Barack Obama a participé.

Dr Eberhard von Koerber, le coprésident du Club de Rome

Prof. Sir James Mirrlees, lauréat du prix Nobel en Economie

Prof. Dr Heinrich Rohrer, lauréat du prix Nobel en Physique

Prof. Dr Daniel Thurer, le président de la Société allemande de Droit International

La conférence était organisée par les étudiants de St Gallen Université. Ils offrent le transport, le logement, et tous les repas à tous les participants. Les participants doivent assister à un séminaire préparatoire de trois jours pendant lesquels ils assistent aux communications dirigées par des professeurs. Ces communications ont toutes des perspectives économiques, politiques et sociales. Ensuite, les participants ont été répartis dans six ateliers différents : le conflit, l’identité, l’innovation, l’engagement, la capacité d’organisation et la responsabilité et leadership.  Dans ces ateliers, nous avons eu une discussion critique entre les déclarations des personnalités invitées et les thèses que les étudiants avaient développées pendant le séminaire. Pendant le dernier jour de la conférence, il y avait un débat d’experts public qui était ouvert à tous les étudiants de St Gallen Université. Prof. Sir James Mirrlees a donné un discours intitulé «  Qui est mon voisin ? Évaluant la diversité humaine ».

St Gallen Université va continuer ce programme l’année prochaine, donc si vous êtes intéressé, vous pouvez postuler en ligne sur le site web de l’université de St Gallen au début de l’année. C’est une expérience inoubliable qui m’a donné la chance de penser pas seulement à mon identité, mais aussi à l’idée d’une identité collective. Rencontrer des étudiants intelligents et communiquer avec des experts célèbres est un grand trésor, parce qu’on peut y découvrir des perspectives diverses et profondes.

–Qichan Qian

Victoire, ma sœur d’accueil : Une étude de la vie de la jeunesse en France

Victoire est ma sœur d’accueil. Elle a dix-neuf ans et est en première année à l’Institut Catholique où elle étudie le droit. Habiter avec Victoire m’a donné une excellente occasion de comprendre et d’observer les relations entre les enfants et les parents français, surtout comment ces relations changent quand les enfants deviennent de jeunes adultes comme Victoire. À ce moment de sa vie, Victoire essaye de séparer son identité de celle de sa famille pour avoir le sentiment qu’elle est adulte et indépendante. De plus, Victoire veut créer ce sentiment d’indépendance parce qu’elle a déjà vécu de façon indépendante grâce à son séjour de dix mois en Australie l’année dernière. Je pense que cette lutte pour avoir de l’indépendance est très fréquente pour les jeunes adultes français parce qu’en France, on reste le fils ou la fille de ses parents jusqu’à l’âge du mariage. Dans le cas de Victoire, cependant, je pense que cette lutte est particulièrement difficile parce qu’elle habite chez ses parents. De plus, je crois qu’il est compliqué pour elle d’avoir l’idée qu’elle est indépendante parce que certains de ses amis de l’Institut Catholique n’habitent plus avec leurs parents, mais ont leur propre appartement à Toulouse. À mon avis, il semble que Victoire est dans une phase de sa vie où elle essaye de voler de ses propres ailes pour ne plus être considérée comme la fille de ses parents, Olivier et Isabelle. Après avoir passé beaucoup de temps avec elle, je peux voir ce désir dans ses interactions avec ses parents.

En général, Victoire est très gentille et très prévenante envers ses parents, surtout envers son père – quand elle parle avec lui, son ton est doux et affectueux comme une mère qui parle avec son enfant. Je pense qu’elle a des liens très intimes avec lui. Cependant, Olivier est un père très exigeant – même s’il ne lui a pas explicitement confié ses aspirations pour elle, il attend beaucoup de Victoire parce qu’il établît des règles strictes dans la famille. Isabelle, la mère de Victoire, a aussi des aspirations précises pour elle. Par exemple, Isabelle veut que Victoire apprenne l’espagnol pour qu’elle puisse étudier l’année prochaine à l’étranger avec le programme d’ERASMUS. Elle veut aussi que Victoire maintienne son niveau d’anglais. Alors, à peu près chaque jour Isabelle ennuie Victoire pour qu’elle trouve un travail comme jeune fille au pair cet été en Espagne pour améliorer son espagnol. Elle conseille aussi à Victoire de parler anglais avec moi en lui répétant, « Il serait bon pour toi de parler l’anglais pendant seulement une heure chaque semaine avec Elizabeth, parce que je sais que tu ne veux pas oublier ce que tu as appris quand tu étais en Australie. » Toute cette pression rend Victoire très exaspérée par ses parents – un moment, elle est vraiment gentille et très intéressée par les interactions de la famille, mais tout d’un coup elle devient hostile et bagarreuse. Victoire est très expressive quand elle se fâche – son ton s’élève, ses sourcils montent et descendent frénétiquement et ses mains bougent avec de grands gestes. Au début, il semble que Victoire s’emporte rapidement et se fâche facilement, mais je pense qu’elle est fantasque parce qu’elle veut maintenir son individualité. Pour prouver aux autres, mais aussi à elle-même, qu’elle a sa propre voix et qu’elle peut faire ses propres choix, Victoire se bat avec ses parents quand elle trouve que leurs conseils restreignent sa liberté. De plus, je trouve que Victoire se fâche facilement parce qu’elle est constamment confrontée à la critique – une critique de ses notes, de ses amis, et de ses choix. Cette observation coïncide parfaitement avec l’idée que dès l’enfance, le jeune français est confronté encore et encore à la critique de ses parents, de ses professeurs et de la société française en général. De temps en temps, je pense que Victoire apprécie l’aide de ses parents parce que leurs conseils lui montrent qu’ils l’adorent et qu’ils veulent le meilleur pour elle. Cependant, d’autres fois elle reçoit ces conseils comme une critique qui suggère qu’elle n’est pas capable de prendre soin d’elle-même. Donc, pour protéger son respect de soi des critiques de ses parents et des autres personnes, Victoire construit une armure sociale en montrant un air défensif.

–Elizabeth Morrow

Comment les Américains économisent du temps et les Français économisent des ressources

Ce que j’ai trouvé pendant mon séjour en France, c’est qu’en même temps que les Américains essayent de gagner du temps, les Français font un effort pour économiser les ressources.  En fait, cette tendance américaine explique en partie pourquoi les Américains semblent notoires pour le fast-food.  Aux États-Unis, la vie se déroule à un rythme soutenu pour maximiser la productivité.  À l’appui de la notion de « dollarisation » que Baudry décrit dans son livre, il semble que les Américains assignent une valeur monétaire au temps pour leur « donne[r] immédiatement un sens » (50).  Cette idée devient particulièrement évidente dans l’expression très américaine, time is money, où on assimile le temps et l’argent à cause du fait qu’il existe une valeur associée à notre temps (notamment un salaire). En croyant que time is money, les Américains pensent qu’ils peuvent épargner de l’argent s’ils réduisent le temps nécessaire pour compléter les tâches quotidiennes. Aux États-Unis, cette mentalité a entraîné l’industrie alimentaire et l’invention de produits comme les gâteaux en boîte (ce que la mère d’accueil de Jenna a appelé « un gâteau à l’américaine ») destinés aux femmes actives qui ne peuvent pas consacrer plusieurs heures à cuisiner, mais qui veulent toujours fournir le confort d’un repas fait maison.  Similairement, les Américains prennent souvent un déjeuner à emporter pour qu’ils puissent travailler en même temps. Par conséquent, la portabilité devient un argument attirant de vente, ce qui a entraîné l’invention du Gogurt et des barres à céréales.

Cependant, pour les Français, il ne suffit pas d’économiser sur la nourriture. La consubstantiation (où ce qui est décrit en anthropologie comme l’acte de manger ensemble) semble plutôt être une partie fondamentale de la culture française.

Il y a une semaine, un de mes cours au Mirail a été annulé, et donc, j’ai passé le matin chez moi pour la première fois.  Quand je me suis réveillée, personne n’était là, et j’avais l’impression que ce serait un matin très tranquille. Cependant, pendant que je travaillais dans ma chambre, j’ai commencé à entendre du bruit vers 11h30.  « Jo ! » a crié Madame du Pradel de la cuisine.  En confondant les jours de la semaine, je me suis souvenue que ma petite sœur d’accueil, Joséphine, n’avait pas de cours le mercredi matin, et ainsi, il ne semblait pas trop exceptionnel qu’elle soit à la maison.  Quelques moments plus tard, elle a ajouté : « Foucauld ! »  À cause du fait qu’il avait été malade quelques jours plus tôt, j’ai imaginé qu’il avait décidé de rester chez lui pour se reposer.  Finalement, elle a appelé : « Timothé !  Mayeul ! » et à ce moment-là, j’ai cessé de chercher des explications.  Je ne comprends pas pourquoi il m’avait fallu trois semaines pour me rendre compte que tout le monde rentrait chez soi pour le déjeuner. Plus tard ce jour-là, j’ai raconté mon observation à Joséphine, qui a continué à me dire qu’elle rentrait chez elle chaque jour à 11h30 et qu’elle retournait normalement à l’école à 13h20.  Je m’étais toujours demandé pourquoi ses journées d’école étaient si longues, mais maintenant tout est devenu plus clair. Quand j’ai discuté de ce sujet avec un autre ami français, il m’a dit qu’il rentrait aussi toujours chez lui, sauf le mercredi quand ses parents n’étaient pas là.  Pourtant, je ne pouvais pas imaginer comment une ville entière fermait pendant deux heures chaque après-midi pour prendre le déjeuner à la maison avec leur famille. Je m’étais habituée aux dîners français qui sont relativement lents, et en fait, je les préfère beaucoup aux repas américains où tout le monde semble typiquement pressé et distrait.   À Dickinson, je trouve impossible de mettre mes soucis en attente pendant un repas, et donc, je suis souvent trop préoccupée pour être complètement à l’aise. En France, je n’ai aucun sens du temps pendant le dîner, et donc, je peux apprécier l’atmosphère tranquille.

Évidemment, le déjeuner et le dîner sont des affaires de famille plutôt longues pour les Français, qui n’ont pas envie de lésiner sur la nourriture ou le temps avec leur famille. Selon mon ami, Dorian : « l’identité toulousaine inclut aussi l’idée de profiter un peu plus de la vie. Je veux dire par là que les gens sont peut-être un peu moins pressés, on aime prendre son temps. »  Ainsi, il semble que les Toulousains seraient peut-être encore moins inclinés à sacrifier le loisir pour réduire la longueur des tâches quotidiennes.  Enfin, j’admire cette attitude plus que je peux l’exprimer.  Je perds trop de temps à m’attarder sur le passé et attendre l’avenir, et donc, je supporte mal la tendance américaine à gagner du temps.

En même temps que les Américains préfèrent gagner du temps et que les Français préfèrent profiter de la vie et de ne pas se dépêcher, l’inverse est vrai quand s’il s’agit des ressources. En général, je crois que les Américains gaspillent plus d’eau, d’énergie et de nourriture que les Français.  À Dickinson, une institution qui prétend soutenir la viabilité, je connais beaucoup d’étudiants qui prennent régulièrement des douches qui durent entre quinze et (dans quelques cas extrêmes) cinquante minutes, parce qu’ils aiment se reposer et se détendre sous l’eau chaude dans la douche.  Similairement j’ai vu encore et encore des gens qui goûtent plusieurs plats principaux avant d’en trouver un qu’ils veulent manger.  Enfin, ils jettent tout ce qui reste dans la poubelle pour démontrer la maîtrise de soi. De plus, il est relativement normal que les Américains n’éteignent pas toutes de lumières avant de quitter leur maison pour donner l’impression que quelqu’un est chez soi et ainsi d’effrayer les voleurs.  D’un autre côté, les Français semblent extrêmement conscients de leur consommation.  Pour donner quelques exemples, ils se douchent très efficacement (et à ma connaissance, ils résistent au désir chanter), ils éteignent toujours les lumières quand ils quittent une pièce, ils finissent toute la nourriture dans leur assiette pendant les repas, ils sèchent leurs vêtements à l’air, leurs toilettes exigent peu d’eau et ils vont souvent en ville à pied ou à vélo.  De plus, ma famille d’accueil utilise (et réutilise) les serviettes en tissu au lieu des serviettes jetables.  De cette manière, les Français s’éloignent considérablement des Américains quand il s’agit de l’environnement.

Quoique cette imprudence américaine me semble un peu mystérieuse (et en fait, après avoir passé un peu de temps, je trouve être une source de honte), j’ai appris que cette attitude consciencieuse ait les racines historiques.  Évidemment, les Français sont devenus plus économes après la Deuxième Guerre Mondiale, quand les ressources étaient sévèrement limitées. Puisqu’il reste beaucoup de gens en France qui ont grandi pendant la guerre, cette attitude soucieuse persiste aujourd’hui.

–Hillary Molloy

L’intellectualisme

Le semestre que j’ai passé au Brésil a été merveilleux, mais un certain intellectualisme m’a manqué. Je lisais bien des livres et je suivais les actualités, mais les Brésiliens avec qui j’habitais ne voulaient pas s’engager dans des conversations intellectuelles. Un jour, au début de mon séjour au Brésil, j’ai essayé de parler des élections avec ma mère d’accueil. Faux pas. Elle a débité plusieurs choses fausses sur la corruption du Parti des Travailleurs, elle a critiqué la politique sociale qui aidait les pauvres, et puis elle a fait remarquer qu’on ne devait pas parler des choses comme la religion et la politique. Cela a été la dernière fois que j’ai tenté de parler de politique avec ma famille d’accueil ou avec les Brésiliens avec qui je n’étais pas très intime.

Intellectuellement, je suis arrivé à Toulouse avec un « petit creux », avide de satisfaire mon appétit dans une culture célèbre pour son intellectualisme. Dans Français & Américains, l’autre rive, Baudry affirme « les Français ont été conditionnés à valoriser uniquement la connaissance intellectuelle, à croire qu’ils savent déjà, et à dévaloriser les aptitudes et savoir-faire pratiques » (Baudry, 101). Étant quelqu’un d’intellectuel sans beaucoup d’aptitudes pratiques, j’étais enthousiaste à l’idée de vivre avec des gens similaires. Je n’ai pas été déçu ; l’intellectualisme se manifeste dans de nombreuses parties de la vie quotidienne.

D’abord, en France, les conversations à table sont animées. Mon père d’accueil, Bernard, veut parler des actualités tous les jours. On parle et on se dispute. Quand Bernard affirme que les États-Unis déclareront une guerre contre la Chine dans les 20 prochaines années, je n’hésite pas à le contredire. Heureusement, personne ne se sent offensé. J’observe aussi ce phénomène à l’Institut d’Études Politiques, où je me sens plus à l’aise en parlant de politique avec d’autres étudiants qu’à Dickinson.

J’ai l’habitude de tenter de parler de politique avec tout le monde, mais la plupart des Américains ne veulent pas converser de la politique avec des étrangers. Aux Etats-Unis, la différence idéologique entre les Républicains et les Démocrates est plus grande que celle de l’UMP et du PS. Le fossé des valeurs est si grand aux Etats-Unis que beaucoup de jeunes familles Américaines considèrent les préférences politiques des habitants d’une ville pour décider s’ils emménageront dans cette ville. Donc, on peut imaginer pourquoi la plupart des étrangers à Dickinson ne veulent pas parler de politique avec moi ; ils ont peur que je les juge si nous entrons en désaccord. A Ll’IEP l’attitude des étudiants est différente. Le lundi, le mardi, et le jeudi, je déjeune avec des étudiants de première et de deuxième année. Au restaurant universitaire, je leur demande leur opinion à propos de la politique française. Peut-être ma curiosité est-elle mal vue en France, mais elle n’énerve pas les jeunes que je rencontre à l’IEP. Quand on déjeune, tout le monde s’interrompt et essaye de m’expliquer son opinion concernant la politique française. Quand j’ai relaté cette expérience à Madame Lebreton, elle s’est exclamée : « Bien sûr ! Quelqu’un qui n’a pas d’avis n’est pas intéressant ». J’adore cette attitude.

En regardant la télévision publique française, je vois une dynamique encore plus intéressante. France 2 a une émission qui s’appelle « Semaine Critique », dans laquelle trois auteurs viennent sur le plateau. Cependant, ce n’est pas un entretien avec Opera. Les auteurs sont face à quatre commentateurs et intellectuels qui attaquent ou qui exaltent leurs livres, s’interrompent et tapent du poing sur la table. Néanmoins, ce qui m’intéresse n’est pas seulement le style de la conversation, mais aussi le contenu, « Semaine Critique » révèle des aspects de la mentalité française par rapport à la mentalité américaine. Le contenu de la conversation a exemplifié un phénomène que Pascal Baudry explique dans Français & Américains, l’autre rive :

La culture américaine est binaire. Une proposition y est soit vraie, soit fausse. L’Américain est très mal à l’aise avec les nuances de gris – alors que le Français baigne avec aisance, et se délecte, même, dans un océan d’ambiguïtés qu’il contribue à entretenir. (Baudry 36)

La première fois que j’ai regardé « Semaine Critique », l’auteur célèbre Alexandre Jardin parlait de son nouveau livre, Des gens très bien. Le livre raconte l’histoire de son grand-père, Jean Jardin, qui a été directeur de cabinet de Pierre Laval dans le gouvernement de Vichy pendant la Seconde Guerre Mondiale. Si c’était une émission américaine, la question serait simple : « Le bien ou le mal? » Dans cette émission française, ils ont examiné la complexité de l’homme et de son métier. En fait, l’auteur a critiqué son grand-père plus que les commentateurs, qui ont affirmé que Jardin était fou en tentant de condamner son grand-père sans considérer le contexte historique de sa vie. Toutefois, le débat entre ces commentateurs ne s’est pas concentré sur la question du bien ou du mal.

Toutes les cultures sont pleines de caractéristiques qui sont le résultat de leur histoire. Pourtant, il est difficile d’en trouver les origines et de suivre l’évolution des différences entre les peuples. Concernant l’importance de l’intellectualisme en France, on pourrait envisager plusieurs causes probables. Le siècle des Lumières se trouve au centre de l’histoire de la France. Depuis cette époque, pendant laquelle Voltaire, Montesquieu, et leurs contemporains poursuivaient le développement de la raison introduit par Descartes, les Français ont célébré l’intelligence et l’esprit plus que d’autres peuples. J’ai d’abord appris que l’intellectualisme et l’esprit étaient des moyens d’impressionner les autres dans la haute société française lorsque j’ai regardé Ridicule dans un cours de français à Dickinson. Ce film français de fiction historique, sorti en 1996 et réalisé par Patrice Leconte, présente la cour de Louis XVI à Versailles, une cour où le roi prête l’oreille aux hommes qui démontrent le mieux leur esprit. Ridicule m’a montré que l’intelligence a été célébrée en France à partir de la monarchie. Mais pourquoi les Français paraissent-ils plus à l’aise avec l’incertitude morale ? Pourquoi les Américains posent-ils toutes les questions en termes de noir et blanc? Comment un auteur français peut-il se trouver critiqué à cause de sa propre critique de son grand-père, homme politique de Vichy ? Bien sûr, un intellectualisme profond contribue à l’acceptation de la complexité et d’une morale grise. Pourtant, Il existe d’autres causes. Dans la partie suivante, je m’intéresserai à la conception française de l’histoire et je verrai comment elle se rapporte au pessimisme français et à cette acceptation de la moralité grise.

–Josh Handelsman

Le pessimisme et l’honnêteté

Malheureusement, je n’ai pas pu assister au séminaire sur la chronique La sinistrose, une maladie française, parue dans « Le Figaro » le 5 janvier 2011. Néanmoins, j’ai beaucoup réfléchi au pessimisme français depuis mon arrivée à Toulouse. Il existe plusieurs explications plausibles. P. Baudry décrit une théorie :

Le parti pris systématiquement négatif et critique résulte d’une croyance de rareté, souvent présente d’ailleurs dans les pays anciens qui ont vécu les razzias, les disettes et les famines, et où un esprit paysan défensif s’est forgé au fil des siècles. Comme le dit la comptine : « Il y a du pain chez la voisine, mais ce n’est pas pour nous. » (Baudry, 104)

Je suis d’accord que les époques de souffrance dans l’histoire de la France ont formé ce pessimisme. Cependant, je voudrais examiner plus profondément la conception de cette histoire et comment elle influence le pessimisme et l’acceptation susmentionnée des ambigüités morales.

La semaine dernière, pendant que j’étudiais à la bibliothèque d’Arsenal, je suis tombé sur un livre publié en 2004 et écrit par Therry Wolton qui s’appelle « Brève psychanalyse de la France ».  Me méfiant toujours de ces types d’analyse culturelle, je l’ai pris et j’ai lu l’introduction et les premiers chapitres. D’après l’auteur, la France souffre d’un pessimisme ou d’une dépression nationale parce que les Français s’efforcent à vivre sous le spectre de plusieurs facteurs historiques. D’abord, il affirme que le déclin de l’influence de la culture française et de l’État français a affecté le peuple. Par ailleurs, l’occupation et le gouvernement de Vichy pendant la Seconde Guerre Mondiale les tourmente toujours, malgré les efforts de Charles de Gaulle et des autres de faire croire que toute la France a résisté. Je suis sceptique face à toutes les tentatives d’analyse psychologique des peuples, mais j’ai trouvé que ce livre révélait un phénomène important concernant comment les Français et les Américains comprennent l’histoire.

Un jeune Américain est bombardé par l’histoire dès qu’il commence ses études. Il apprend l’histoire de sa ville, de son état, et des grands États-Unis. Pendant les premières années, tout ce que ce jeune Américain apprend semble positif ; Christophe Colomb, les pèlerins américains, et les révolutionnaires sont présentés comme des héros indisputables. Ce n’est que lorsqu’on entre au lycée que l’on découvre un peu la complexité et l’ambigüité morale de tous ces personnages. Cependant, la culture politique américaine continue à renforcer la positivité de nos cours à l’école primaire. Les hommes politiques parlent d’ « American Exceptionalism » et ils n’osent pas disputer l’idée—voire même le fait—que les États-Unis est le meilleur pays de l’histoire du monde. Ils ignorent les péchés, et la plupart des Américains possèdent une capacité impressionnante à réviser l’histoire comme ils le veulent. Bien qu’il y ait bien des raisons d’être déprimé aux États-Unis, le déclin national et un pessimisme concernant notre position ne les ont pas encore atteints.

Cette révision de l’histoire nationale paraît impossible en France. Bien que les écoles présentent une image héroïque du pays, les péchés et les échecs de la France sont trop récents pour qu’on les ignore. Comme l’auteur l’explique, l’Occupation de la France affecte encore les Français. La plupart d’entre eux ont des parents qui ont vécu pendant cette occupation sans résister. Même s’ils n’ont pas collaboré avec Vichy ou les Nazis, un regret de n’avoir pas lutté demeure.  Il est difficile de soutenir une vision héroïque de son pays si vous ou vos parents ont vécu dans une époque aussi honteuse.

Je ne veux pas donner l’impression que j’en veux à la France d’avoir été occupée par les Allemands. La différence entre les États-Unis et la France à cette époque était la géographie, pas le courage. Cependant, nos conceptions de l’histoire ont un impact sur notre conception du monde actuel. La conception française est pleine de contradictions, d’héroïsme et de honte. Bien que cela contribue au pessimisme du peuple, il existe au moins un élément d’honnêteté enviable qui n’existe pas aux Etats-Unis. En outre, l’histoire de la France influence la manière selon laquelle le peuple conçoit les questions morales. Tandis que les États-Unis ont toujours été isolés par la distance géographique des guerres et des occupations, la France a témoigné d’une capacité vis-à-vis du bien et du mal pour chaque homme au cours de la première moitié du XXe siècle. Cette intimité avec l’ambiguïté explique peut-être la morale grise susmentionnée que les Français acceptent plus facilement que les Américains. Ainsi, on peut imaginer pourquoi les commentateurs de « La Semaine Critique » ont pu traiter d’un sujet aussi polémique que celui de Jean Jardin, un homme qui a collaboré avec les Allemands, sans oublier la complexité de cet homme.

–Josh Handelsman

Parles-tu l’argot ?

Taré : être fou – « Elle m’appelle mille fois par jour…elle est complètement tarée, cette fille ! »

Fric, flouze, thune : de l’argent – « Je n’ai pas assez de fric pour pouvoir aller au ciné ce soir. »

Bagnole : une voiture – « Ma bagnole est en panne, il faut que je prenne le métro. »

Nana : une femme – « Mon frère sort avec une nana super mignonne. »

La Une – mars 2011

La « martenica » en France

Voici une martenitza dans un arbre.

Chaque année le 1 mars, la Bulgarie fête le mois du printemps avec un petit accessoire blanc et rouge. Ce jour-là les petits ainsi que les grands s’offrent une « martenica » pour se souhaiter bonheur et chance. C’est une fête en l’honneur de Grand-mère Mars qui apporte les fleurs et le soleil du printemps. Alors… cette fois-ci, c’est moi qui ai j’ai joué le rôle de Grand-mère Mars en apportant cette tradition typiquement Bulgare à Toulouse.

La légende raconte qu’en 681 le fondateur de l’ancienne Bulgarie, Asparoukh, a envoyé un message à ses frères leurs disant qu’il avait trouvé une terre libre. Il a attaché le message à la patte d’un faucon avec un fil blanc. Toutefois, en route l’oiseau a été blessé par les flèches des archers ennemis. Le message a été délivré, mais le sang de l’animal avait coloré le fil en rouge. Depuis cette époque, ces deux couleurs sont devenues les symboles de la tradition et de la culture Bulgare.

Le blanc, symbolise la pureté et l’espoir, et le rouge, symbolise la vie, ce sont ont les couleurs principales avec lesquelles on fabrique la « martenica ». Il est dit que la « martenica » uniquement reçue de quelqu’un apporte le bonheur, une bonne santé et de la chance. C’est la raison pourquoi chaque année au 1 mars tout le monde offre et reçoit des « martenica ». La tradition est de la porter soit jusqu’à ce qu’on voit un oiseau du printemps, par exemple une hirondelle ou une cigogne, ou jusqu’à ce qu’on voit des fleurs des arbres au printemps. Enfin on l’accroche alors sur un arbre pour signifier que le printempest arrivé.

— Madlen Chipeva

Cartes Postales :

En fin février et début mars, on a eu des vacances d’hiver. Plein de nos étudiants sont partis découvrir d’autres parties de la France et d’Europe. Voici quelques « cartes postales » qu’ils nous envoient de leurs aventures :

Chers lecteurs,

Carte Postale de Séville

Je vous écris cette lettre une semaine et demie après être rentrée de Séville, ce qui m’a donné du temps pour réfléchirà tout ce que nous avions fait fait. C’était une visite courte, deux jours à peu près, entre une visite de deux jours à Lisbonne et une visite de trois jours à Barcelone. Si vous ne le savez pas, Séville est une assez petite ville pittoresque dans le sud de l’Espagne. Elle est devenue riche après la conquête des colonies américaines par les Espagnols – il existe même une tour qui s’appelle « El torre del oro ». Par conséquent, une belle cathédrale, qui est la plus grande cathédrale gothique au monde, se situe juste au centre de la ville et à l’intérieur se trouve le tombeau de Christophe Colomb, notre cher explorateur (qui a traversé l’océan bleu en 1492 – cela ne marche aussi bien en français…).

Le charme de cette ville vient surtout des orangers plantés le long des rues et dans les petites cours sévillanes. Nous avons découvert, après qu’Ilya a monté dans un arbre pour attraper une orange, que les oranges ont le goût amer des citrons même s’ils ont gardé la forme d’une orange. L’autre aspect définitif de Séville c’est l’architecture mudéjare. On peut voir partout l’influence islamique sur l’architecture de Séville : les grands jardins, les motifs arabisants surt les bâtiments et les mosaïques colorées. La cathédrale est un mélange des styles : gothique et mudéjar, un mot introduit dans notre vocabulaire grâce à Michael. Nous avons visité un palais de style mudéjar, l’Alcazar, qui se trouve juste en face de la cathédrale. Ses grands jardins et ses décorations élaborés créent une ambiance de luxe et c’était vraiment impressionnant. Malgré la pluie, les orangers et les bâtiments étaient magnifiques pour qu’Anna puisse faire plusieurs très belles photos.

Comme Séville est une ville typiquement espagnole, nous avons profité de la culture espagnole. Donc, nous sommes allés voir un spectacle de flamenco. Bailey serait d’accord avec moi pour dire que c’était tellement émouvant qu’on ne pouvait même pas cligner des yeux par peur de manquer un moment. Les repas sont toujours la partie la plus importante pendant les vacances, donc nous avons choisi soigneusement nos restaurants – toujours tapas. Las Coloniales nous a plu beaucoup, et nous avons fait  un tour des tapas dans trois restaurants différents. Pour conclure, nous nous sommes bien amusés et nous avons appris quelques éléments historiques de Séville et quelques mots en Espagnols.

Adios, amigos !

–Allison Fricke

Marseille…la mer

Anna disperse du sel à Marseille.

Marseille…la mer ! Marseille est vraiment une grande ville. On peut se perdre parmi les bâtiments qui se ressemblent et les voitures qui se déplacent sans suivre les règles du code de la route. Cependant, il y a des quartiers charmants, des monuments majestueux et les docks. Je dois dire que ce que j’ai aimé le plus de Marseille a été la mer. J’avais l’impression d’avoir changé de saison et de renaître comme le printemps.

En fait, j’avais un but précis en venant à Marseille. L’artiste japonais qui a fait l’installation de sel dans la dernière exposition organisée à l’Espace Ecureuil voulait que le public jette son sel dans les airs et dans l’eau après le démontage. Sous le pretexte que mes parents étaient là et que mon père a une amie qui a pu nous héberger, j’ai pu réaliser son rêve.

Bien qu’il ait fait froid, j’ai enlevé mes chaussures et j’ai couru sur la plage pendant une demi heure au moins. La mer m’a fait oublier l’hiver. Elle m’a lavée de toutes mes angoisses. À Toulouse, on a la Garonne, mais ce n’est pas pareil. La puissance et la beauté d’un espace d’eau aussi grand qu’une mer, la mer Méditerranée, calment l’esprit. C’est comme une oasis dans une grande ville. J’aimerais bien habiter au bord de la mer : il y a une calme vivante qui parcourt ses vagues.

–Anna Ciriani Dean

Lisbonne vue par Anna Geiserman.

Lisbonne a tout à fait volé mon cœur. Les couleurs éclatantes des bâtiments, les toits rouges, les chats et les paons sauvages, la musique fado… l’eau scintillante, les fruits de mer, les mosaïques  très élaborées…le graffiti, les rues vallonnées, la langue, les pasteis (pâte croustillante à l’extérieur et un flan chaud et crémeux à l’intérieur).

Il existe aussi plusieurs attractions à ne pas manquer. Castelo de São Jorge est une citadelle énorme mais charmante du sixième siècle avant J.C., avec des vues saisissantes de la ville. Torre de Belém est une tour fortifiée splendide en pierre calcaire sur l’eau et Mosteiro dos Jéronimos avec ses cloîtres à deux étages est magnifique. Bairro Alto est un quartier extrêmement vivant le soir, et le quartier Alfama est un endroit merveilleux pour se perdre, avec de toutes petites rues et des bâtiments bellement épuisées ? qui n’ont probablement pas vu la rénovation depuis des décennies.

Je me suis immédiatement sentie à la maison à Lisbonne. Il est très facile de s’y orienter, les gens étaient très aimables et nous permettaient d’être discrets et le rythme de vie était détendu et même apaisant. Il y a plus : le charme de cette ville est qu’elle ne s’impose pas à ses visiteurs. Son influence est extrêmement subtile et ça, c’était vraiment rafraîchissant. Je retournerai absolument à Lisbonne, uniquement pour les pasteis !

–Anna Geiserman

Erica devant le Musée de Chocolat à Barcelone

Salut de Barcelone!

Cette ville a une si grande réputation que je devais la voir, et elle ne m’as pas me déçue ! Me voilà devant le musée du chocolat, peut être mon musée préféré à Barcelone. Il a fait très beau pendant que j’y étais et je recommande cette ville à tout le monde !

–Erica Munoz-Fitch

Vacances à Londres

Pendant les vacances je suis allée à Londres. J y’ai passé des très bonnes vacances. J’ai visité Kings Crossing Plate-forme 9 3 / 4, la Tour de Londres, Westminster Abby parmi beaucoup d’autres endroits merveilleux. J’ai aussi un pique-niqué dans Hyde Park avec mes amis. Cependant ce que j’ai préféré le plus pendant mon voyage étaient les cabines téléphoniques de Londres. J’aime Londres! C’est une ville magnifique!

–Gabby Betances

¡ Hola !

Barcelone comme vue par Jennifer

Le week-end dernier, j’ai visité Barcelone à trois heures et demie de Toulouse en voiture.  Malheuresement, il a plu tout le samedi, mais mon ami et moi avons passé un temps magnifique dans cette ville ! Vendredi, nous avons découvert le quartier gothique, qui est situé à côté de Las Ramblas, un grand boulevard plein de magasins, de restaurants, et de marchés.  Si vous allez à Barcelone, il faut goûter les churros avec du chocolat chaud ! Le vendredi soir, nous avons regardé les fontaines magiques de Montjuic.  Les fontaines donnent l’impression de danser avec la musique et les couleurs. Tout le dimanche, nous avons exploré l’architecture de Gaudi.  Ses bâtiments sont très complexes.  J’étais étonné par la variété des couleurs et des mosaïques.  La Sagrada Familia était captivante.  Les vitraux ressemblaient à des arcs de ciel.  A la fin de mon séjour, j’ai réalisé que la ville avait besoin de soleil, bien sûr !

–Jennifer Rokoski

Le poisson d’avril

Un poisson d’avril est une plaisanterie que l’on fait le 1er avril à ses connaissances ou à ses amis. Pour les enfants, il consiste à accrocher un poisson en papier dans le dos des personnes dont on veut se moquer.

« Poisson d’avril ! » est aussi l’exclamation que l’on pousse une fois qu’une des plaisanteries est découverte, ou pour avertir la victime que l’histoire qu’on vient de lui raconter est fausse.

D’ou vient cette tradition en France ?

On raconte que jusqu’en 1564, l’année commençait le 1er avril. Cette année là, le roi Charles IX décida de modifier le calendrier. L’année commencerait désormais le 1er janvier.

Le 1er janvier 1565 tout le monde se souhaita “bonne année”, se fit des cadeaux, se donna des étrennes, tout comme à un début d’année. Seulement quand arriva le 1er avril, quelques petits farceurs eurent l’idée de se faire encore des cadeaux, puisque c’était à cette date qu’avant on s’en faisait. Mais, comme c’étaient des farceurs et que ce n’était plus le “vrai” début de l’année, les cadeaux furent de faux cadeaux, des cadeaux “pour de rire”, sans valeur.

À partir de ce jour là, raconte-t-on, chaque année au 1er avril tout le monde, grands et petits, prit l’habitude de se faire des blagues et des farces.
Comme à cette période de l’année, au début du mois d’avril, en France, la pêche est interdite, car c’est la période de frai des poissons (la période de reproduction), certains avaient eu comme idée de faire des farces aux pêcheurs en jetant des harengs dans la rivière. En faisant cela, ils devaient peut-être s’écrier: “Poisson d’avril!” et la coutume du “poisson d’avril” est restée.

Aujourd’hui, on ne met plus de harengs dans l’eau douce, mais on accroche, le plus discrètement possible, de petits poissons en papier dans le dos des personnes qui se promènent parfois toute la journée avec ce “poisson d’avril” qui fait bien rire les autres.

Certains racontent aussi que le “poisson d’avril” serait devenu “poisson” parce qu’au début du mois d’Avril la lune sort du signe zodiacal des Poissons.

(http://www.momes.net/dictionnaire/p/poissondavril.html)

Jeux d’enfants

Essayez de dire ça !!!

1)  Les chaussettes de l’archi-duchesse sont-elles sèches ou archi-sèches?

2)  Si ces six saucissons-ci sont six cents sous, alors ces six saucissons-ci sont trop chers.

3)  C’est l’histoire d’un vendeur de foie dans la ville de Foix, qui me dit une fois, « ma foi, plus jamais je ne serai vendeur de foie dans la ville de Foix ».

Comment choisir une personne dans un groupe ?

Pluf, pluf
Ça sera toi
Que je choisirai
Au bout de trois
Un, deux, trois !

Je fais de la purée
Pour mes petits cochons
Pour 1, pour 2, pour 3,…
pour neuf, bœuf !

–Anna Ciriani Dean

Parles-tu l’argot ?

carrément – absolument. « C’est carrément faux. »

faire gaffe – faire attention. « Quand tu vas à Rome, fais gaffe à ton sac. »

flic – policiers. «Je pense qu’il y a une manifestation parce qu’il y a des flics partout en ville. »

fringues – vêtements. «J’en ai marre de ces vieilles fringues. »

La Une – février 2011

« Médée »

Une musique atonale et une danse de style torturée caractérisent « Médée », l’opéra contemporain, dit « schizophrénique », qui vient de passer au Théâtre du Capitole. Ce drame présente l’histoire de Médée, une magicienne de l’antiquité grecque bannie de sa ville natale sur accusation du meurtre de son propre frère. Éloignée de son pays et maintenant répudiée par son mari Jason et isolée de ses enfants, Médée a tout perdu. On suit sa décente dans la folie qui mène aux meurtres de la nouvelle épouse de Jason et de ses enfants.

L’opéra est chanté seulement par une voix, celle de Médée, qui est accompagné par une chorale et un orchestre baroque. La soprane allemande Caroline Stein a joué le rôle de Médée avec finesse et sensibilité, prêtant sa voix émouvante à l’histoire de cette femme abandonnée et désespérée. On se sent vraiment dans la tête de Médée, ce qui peut être un peu effrayant. Cette production était vraiment bien réalisée et passionnante. Des spectacles excellents de haute qualité passent souvent au Théâtre du Capitole, où les billets ne sont que 10 € pour les étudiants 15 minutes avant que le spectacle ne commence. Profitez -en!

–Gabrielle Kushlan

Réflexions sur un voyage à Londres

Quand j’ai senti que l’avion avait décollé, j’étais soulagé. C’était comme si le monde entier avait changé. La terre était la même à travers le hublot et les passagers autour de moi parlaient toujours la même langue mais je savais que nous survolions la France.

Je me suis alors imaginé le luxe de la ville, l’odeur de la Garonne et le goût d’une chocolatine. Tout ce à quoi j’avais déjà goûté et vu. Tous mes souvenirs ont alors défilés devant mes yeux tandis que ma tête s’enfonçait contre l’appui-tête de mon siège. Ma famille d’accueil, mes amis et la ville de Toulouse étaient déjà proches. Le Sherpa, la place du Capitole, mon lit…

Tout cela m’avait manqué, et le sentiment d’être dans ma ville me réconfortait.

Je n’ai pas détesté Londres bien au contraire : Mes meilleurs amis travaillent là-bas et ils sont même venus me chercher à la Gare Victoria.

Mes amis habitent dans le beau quartier de Farringdon. Toute la journée vendredi, j’ai eu l’occasion de marcher de leur appartement et de voir tous les sites touristiques que la ville offrait, à savoir la cathédrale Saint Paul, le pont de la tour, et les autres quartiers de la ville. Je me suis assis sur le bord de la Tamise, j’ai mangé un fish and chips, et j’ai trouvé certains petits coins de Londres qui étaient comparables à rien d’autre dans le monde. De plus, nous sommes allés au match de rugby entre l’Angleterre et l’Italie. Cela était la meilleure expérience sportive professionnelle que j’avais vue, y compris les matchs du football américain, de basket-ball, et même de foot.

L’ambiance de tout ce que nous avons fait ensemble était magnifique. Oui, la vie en  Angleterre est beaucoup plus chère qu’en France, mais je vous suggère d’y aller et de découvrir tout ce que j’ai eu la chance de vivre.

Cependant Londres n’est pas Toulouse ; c’est à dire que l’aise que nous avons, ou tout du  moins que j’ai dans cette tout petite ville n’existe pas à Londres. C’est une ville complexe, et la simplicité de Toulouse m’a beaucoup manquée. Je peux donc encore respirer et savoir que j’appartiens à Toulouse.

–Michael Rao

La cuisine de Gérard Garrigues et une première médiation

M. Garrigues montre au premier groupe comment découper les légumes.

Le samedi 5 février, les étudiants ont partagé un moment avec la Fondation Espace Ecureuil pour l’art contemporain, où je fais mon stage ce semestre. Dans le cadre de l’exposition Reliefs, la fondation a organisé une visite spéciale de la cuisine du chef Gérard Garrigues au restaurant Le Moaï du Muséum de Toulouse. Pendant qu’un groupe d’étudiants de Dickinson visitait l’exposition à la Fondation, l’autre assistait au processus de création du chef Garrigues, une véritable performance artistique. Mon groupe a commencé à la cuisine, où il nous a montré l’art de couper les légumes et d’écraser les épices. Il nous a accueillis de façon chaleureuse, toujours le sourire aux lèvres. Il a voulu créer un peu de suspense en ne nous montrant pas comment il allait terminer son œuvre. Le deuxième groupe allait voir le processus final, mais sans connaître les noms des légumes ni des épices qu’il avait montré au premier groupe. Son but, en fait, était de créer une sorte d’énigme et de provoquer un échange entre les deux groupes pour découvrir le processus entier.

Après cette expérience culinaire, mon groupe s’est déplacé à l’Espace Ecureuil pour visiter l’exposition. À ce moment là, j’ai eu le privilège de donner ma première visite guidée officielle. J’étais plus à l’aise parce que je connaissais toutes les personnes dans le groupe, ce qui m’a calmée. Pour cette visite, j’ai voulu impliquer le public le plus possible pour qu’il arrive à la réponse lui-même. Le début était un peu difficile parce que le public s’attendait à ce que je lui donne directement une explication de l’œuvre, mais petit à petit, les étudiants ont commencé à répondre à mes questions sans hésitation. Je crois qu’une fois qu’ils ont compris que j’acceptais tout les réponses, ils se sont sentis plus tranquilles. Je suis heureuse d’avoir eu cette première expérience de médiation parce que je me sens plus sûre de moi en tant que stagiaire. Je suis fière du fait qu’enfin j’ai réussi à établir une conversation avec les étudiants au lieu de les bombarder d’informations et d’interprétations préétablies.

Le deuxième groupe regarde le celeri rave préparé en forme de semoule.

Ce que j’ai aimé le plus était quand un petit enfant qui a rejoint le groupe avec sa mère a commencé à poser des questions. Les enfants n’ont vraiment ni honte ni inhibitions. Il a demandé sans hésitation s’il y avait des vaches derrière le mur de lait de Marina Pirot et Madame Corroler, la directrice de la fondation a répondu pour moi que oui, elles étaient là. Mais l’enfant n’était vraiment pas satisfait de cette réponse brève. Il s’est rapproché du mur et il l’a regardé avec des yeux critiques. Il a évidemment trouvé un défaut dans la réponse de Mme Corroler parce qu’il a demandé pourquoi les vaches ne faisaient pas de bruit et pourquoi les trous desquels coulait le lait étaient plus hauts que les vaches elles mêmes. On s’est débrouillé pour lui fournir une réponse satisfaisante, mais je crois qu’on a appris qu’il ne faut jamais mentir à un enfant si on n’a pas la réponse à ses interrogations. Les enfants ont un esprit critique incroyable…

En fin de soirrée nous avons mangé le repas ensemble.

Le soir, nous avons finalement pu voir le produit final du travail de Gérard Garrigues. Je me suis aperçue que le repas était comme une mise en scène. Pour que les clients puissent apprécier la nourriture, il faut aussi créer un environnement adapté : une salle avec des tables simples, mais élégantes, disposées de manière confortables, avec des lumières douces et calmes. Tout le contraire de la cuisine bien allumée et industrielle qu’on avait vu auparavant. Et sur cette scène travaillent des acteurs (les serveurs et le chef) qui veillent à ce que le repas se déroule sans incidents. Mais c’était la transformation de la nourriture du produit brut à l’œuvre finale qui était la plus surprenante. Servi sur des assiettes carrées, on a dégusté un repas composé d’un velouté de betterave, de croustillant de topinambour au foie gras, d’un tajine de légumes (panais, carottes noires, potimarrons, céleri rave, navets) et d’un dessert, Transparence de clémentine, avec de l’espuma de cacao.

–Anna Ciriani Dean

Le Passeport Dîneur 2011— La meilleure façon de découvrir les restaurants à Toulouse

Un ami français m’a communiqué le meilleur plan resto de Toulouse. C’est une carte, appelée « le passeport dîneur », qui existe depuis 15 ans. Cette année, 45 bons restaurants toulousains y sont affiliés. On peut dîner une fois dans chaque restaurant qui offre un repas gratuit (le passeport dîneur) avec un repas acheté (d’une valeur au moins égale à celui offert). La carte est valable pour un an tous les jours de la semaine sauf le jour de la Saint-Valentin et son prix est de 45 euros. Le but de la carte est de faire connaître les restaurants toulousains. On a juste besoin de réserver avant d’arrivée et de restituer le passeport avec l’addition. Les règles sont vraiment simples et facile à comprendre. Les restaurants affiliés sont assez diversifiés et incluent la cuisine indienne, française et asiatique. De plus, ils sont toujours de bonne qualité. Du coup, cette carte est vraiment incontournable pendant notre séjour à Toulouse. Avec la carte « le passeport dîneur », on peut profiter du mieux et dépenser moins (en partageant le prix d’un repas avec un(e) ami (e)).

On peut l’acheter en ligne ou sur rendez-vous avec les personnes responsables, le siteweb est http://www.dineur.com/index.php?option=com_frontpage&Itemid=65

–Qichan Qian

Les Trois Mousquetaires

Vendredi soir au Théâtre du Capitole, on a assisté à un ballet classique « Les Trois Mousquetaires ». L’expérience de ce spectacle a commencé dès notre entrée dans le théâtre ; le bâtiment lui-même était très élégant et le décor sur scène nous a permis de participer à un voyage dans une fantaisie. Une très grande carte de la France et de l’Angleterre, qui ressemblait aux cartes anciennes du XVIe siècle, transportait les spectateurs à l’époque historique des célèbres Mousquetaires. La musique de l’orchestre, de style romantique, a aussi donné une dimension mystique à la représentation. Tous ces éléments ont participé à la sensation que nous étions dans le monde des Trois Mousquetaires.

Ce ballet en deux actes est une adaptation du roman très connu d’Alexandre Dumas qui porte le même titre. Il s’agit de l’histoire de trois courageux mousquetaires du roi Louis XIII, et de son ami d’Artagnan. Il existait une rivalité entre les gardes du Cardinal de Richelieu et les Mousquetaires au milieu du XVIe siècle. Les très talentueux danseurs du Théâtre du Capitole nous ont présenté les drames de cette histoire dans une interprétation chorégraphique d’André Prokovsky. Bien que toutes les scènes aient été très impressionnantes et bien faites, le moment le plus fort a été le pas de deux entre Constance Bonacieux et D’Artagnan. Tous les mouvements étaient très précis et élégants, accompagnés par une musique lancinante. C’était un ballet merveilleux et à la fin le public a applaudi longuement indiquant qu’il ne voulait pas que cette soirée s’arrête.

–Joanna Sprout

Recettes de notre sortie au Moaï

Pendant notre sortie du 5 février, nous avons eu la chance d’assister à la préparation de notre repas dans la cuisine du chef Gérard Garrigues au restaurant Le Moaï. Il nous a donné les recettes des plats que nous avons vus pendant la sortie. Maintenant, c’est à vous de les tenter ! Bon appétit !

CROUSTILLANT DE TOPINAMBOUR AU FOIE GRAS

Pour 4 personnes

Ingrédients:

4 feuilles de pâte filo

50 gr de beurre clarifié

400 gr de topinambour

80 gr de foie gras

Préparation:

Eplucher les topinambours à l’aide d’un économe

Les émincer à la mandoline

Les cuire dans un bouillon de volaille pendant 2 min

Egoutter et refroidir

Découper chaque feuille de filo en 3

Badigeonner de beurre chaque lanière puis les superposer en les croisant

Disposer les topinambours au centre, ajouter de fines tranches de foie gras, saler, poivrer

Remettre une couche de topinambour puis replier la pâte filo en porte feuille

Cuire au four 10 min à 160°C

Servir aussitôt

VELOUTE DE BETTERAVE

Ingrédients:

1,5 L de bouillon de bœuf

3 betteraves cuites au four

¼ L de crème fleurette

Sel poivre muscade et cardamome

5 gousses d’ail blanchi

Préparation:

Faire bouillir le bouillon puis y cuire les betteraves pendant 5 min

Ajouter l’assaisonnement et l’ail, la crème puis mixer

Servir chaud

Peut être servi froid si vous ajoutez 3 cl de vinaigre de vin et 2 dl d’huile d’olive


TAJINE DE LEGUMES

Pour 4 personnes

Ingrédients:

1 carotte noire

1 beau panais

¼ de potimarron

½ boule de céleri rave

1 betterave chioggia (spirales roses)

1 navet long

4 topinambours

50 gr de pois chiches

50 gr de raisins secs

2 échalotes

2 gousses d’ail

50 g de sucre

Huile d’olive

1 cuillère à café d’anis

1 grain de cardamome

Noix de muscade, cumin en grain, cannelle poudre et 1 pincée de safran en pistil, sel et poivre

Préparation:

Eplucher les légumes

Tailler les légumes en sifflet

Piler les épices

Hacher les échalotes et l’ail

Faire tremper la veille, les raisins et les pois chiches

Tailler le céleri en petits dés et le cuire à la vapeur, lier avec 30 g de beurre, saler et saupoudrer de cumin

Dans une cocotte faire chauffer l’huile d’olive, ajouter le sucre

Quand le sucre commence à caraméliser, déposer les légumes taillés, saler, poivrer, ajouter la poudre d’épices, l’ail et l’échalote hachée

Laisser cuire 15 min à feu doux à couvert

Servir chaud accompagné de la semoule de céleri, des pois chiches et des raisins secs

TRANSPARENCE DE CLEMENTINE – ESPUMA DE CACAO

Ingrédients:

4 clémentines

100 g de sucre

300 g d’eau

2 g d’agar-agar

1 gousse de vanille

15 grains de coriandre

30 cl de crème

50 g de cacao en poudre

50 g de sucre glace

Préparation:

Peler les clémentines

Faire bouillir l’eau, le sucre, ajouter la gousse de vanille et les grains de coriandre

Laisser infuser 5 min

Ajouter l’agar-agar puis cuire à 95°C pendant 2 min

Répartir les suprêmes de clémentine dans 4 verrines et verser le sirop chaud

Laisser refroidir

Fouetter la crème en ajoutant le sucre glace et le cacao. Mixer

Mettre dans un siphon et ajouter la cartouche de gaz

Garnir le dessus des verrines fraîches avec la crème au cacao

La Une — janvier 2011

Un mot de bienvenue et d’au revoir

Le Centre Dickinson voit beaucoup de changement pendant le mois de janvier :

Nous sommes rentrés des vacances pour replonger dans la vie académique, examens pour les étudiants de l’automne et accueil des étudiants de janvier. Les étudiants du premier semestre passent, en effet, les examens juste avant, pour certains, leur départ de la ville rose. Nous disons « au revoir » aux étudiants du premier semestre et nous vous souhaitons de belles expériences pour la suite (soit pour leur retour aux Etats-Unis, soit pour le début d’une nouvelle expérience à l’étranger). Nous proposons aux étudiants de l’année d’évaluer leur premier semestre et de réfléchir aux projets et aux souhaits qu’ils aimeraient formuler pour profiter au maximum de leur deuxième semestre en France.

Bienvenue aux étudiants du deuxième semestre ! Nous vous souhaitons une belle découverte de la ville rose. Si vous parlez avec les étudiants du premier semestre, vous verrez qu’un semestre passe très vite ! Pensez, dès maintenant, à comment vous allez profiter de votre temps à Toulouse. Nous avons hâte de partager cette expérience à l’étranger avec vous. L’équipe de Dickinson en France souhaite que cette année soi une période d’épanouissement intellectuel, de développement personnel et de découverte pour chacun d’entre vous.

–L’équipe de Dickinson en France

Réflexions sur le premier semestre à Toulouse

Je n’arrive pas à croire que mon premier semestre à Toulouse est déjà terminé. Toulouse a été une des meilleures expériences de ma vie. J’ai aimé apprendre à connaître la culture française, la nourriture, et les Français. J’ai une nouvelle vision de la vie grâce à ce programme d’études à l’étranger et aujourd’hui je me sens c une femme plus indépendante. J’ai hâte de commercer le deuxième semestre.  J’espère qu’il sera encore plus enrichissant que le premier.

–Gabby Betances

Des souvenirs d’une aventure inoubliable

Je ne peux pas croire que mon semestre à l’étranger est passé aussi vite. Il ne me reste qu’une semaine à Toulouse, nº 31 Haute-Garonne, Midi-Pyrénées, France. Je me souviens toujours très bien du jour de mon arrivée à l’aéroport de Blagnac. Pendant mes deux premières semaines dans la ville rose, je me sentais toujours comme un touriste ou un étranger. Mais, petit à petit, j’ai appris et j’ai réagi.

Maintenant, je me sens absolument intégré à Toulouse. Ce semestre, chaque fois que j’y suis rentré après un voyage, c’était comme si je rentrais chez moi. Les autres étudiants de Dickinson, que je ne connaissais point quand je suis arrivé au Centre Dickinson pour la première fois, sont maintenant parmi mes meilleurs amis. Je dirais que je connais Toulouse aussi bien que Chicago (où j’habite depuis 18 ans) ou St. Louis (où j’étudie depuis deux ans). Pendant la durée de mon semestre, je suis allé à l’Opéra du Capitole, j’ai vu des matches de Toulouse FC et du Stade Toulousain, je suis allé au marché Saint Aubin, j’ai dîné avec la Paroisse Etudiante à Saint-Pierre des Chartreux, et je suis allé à un Salon de Vins et Territoires au Parc d’Expositions. Beaucoup de choses vont me manquer, par exemple : les soirées à la Place Saint-Pierre avec les potes (américains, français, et ERASMUS), la vue magnifique de la Garonne juste à côté du Pont Neuf, le plaisir de me promener (près de chez ma famille d’accueil, rue Bayard, le boulevard d’Alsace Lorraine et près du Canal du Midi). Mais, ce qui va me manquer le plus, c’est le peuple toulousain. Ils sont si fiers de leurs origines occitanes, de leur ville si jolie, et de leur joie et de toutes les merveilles de cette région. J’ai eu le privilège de partager ces merveilles avec eux pendant quelques mois, et pour cela il n’y a aucun mot pour communiquer ma reconnaissance.

–Nicolas Garzon

Quelques conseils pour les nouveaux arrivés

Voici quelques informations pratiques que j’aurais aimé savoir quand je suis arrivée à Toulouse :

  • Vous pouvez acheter des minutes pour recharger votre portable français dans tous les tabacs, mais aussi à certains guichets automatiques, comme ceux de la Place d’Esquirol et de la Place Dupuy.
  • La boulangerie située le plus près du Centre Dickinson (qui a des sandwichs et des pizzas excellents) est fermée les lundis.
  • Il y a un marché à la brocante sur les Allées Jules Guesde près du Grand Rond le premier week-end de chaque mois. C’est une occasion parfaite pour regarder des meubles et des livres anciens, de vieux outils de ferme, et toutes sortes de choses qui illustrent l’histoire de la ville.
  • Les crêpes au chocolat, faites maison au salon de thé Le Sherpa (rue du Taur), sont vraiment délicieuses !

–Gabrielle Kushlan

Suggestion d’une perfectionniste de profession

Les Américains ont tendance à essayer d’être les meilleurs. Dans notre culture, l’esprit de compétition est très fort. Pour atteindre le maximum, j’ai élaboré une méthode très simple : prendre des notes détaillées, les étudier minutieusement, absorber chaque mot que les profs vomissent pendant les cours, les régurgiter sur la feuille le jour de l’examen. Il faut juste s’asseoir chaque jour pendant des heures et des heures pour acquérir la leçon du jour. Une formule simple, n’est-ce pas ? On donne aux profs ce qu’ils veulent et on reçoit une récompense énorme : de bonnes notes.

De la part d’une perfectionniste de profession, je vous suggère chaleureusement de ne pas l’être à Toulouse. Pourquoi ? C’est comme vendre son âme au Diable. Une fois commencé le cycle, on ne peut plus arrêter. J’ai commencé ce semestre avec de bonnes notes, étant efficace chaque jour, chaque heure, chaque minute. Au début, j’avais le temps d’équilibrer mes études avec les loisirs, mais ma découverte de Toulouse s’est arrêtée à la fin d’octobre, quand j’ai commencé à sentir le poids de ce que je faisais. Et paf ! C’était la fin du semestre, je n’avais pas visité tout Toulouse ou les endroits qui l’entourent, j’étais devenue un moine. Au lieu de découvrir la culture française, j’ai découvert les pages des livres, mon ordinateur… toute ma chambre de style IKEA.

Les notes. Oui, je suis fière de mes notes. J’ai bossé pour les avoir. Mais je vois que mon voisin a obtenu de mauvaises notes et il ne voit aucun problème. De plus, il n’a pas de honte. Les Français, je trouve, ne jugent pas les notes d’une personne. Personne ne cache ses résultats. La réussite est une affaire collective : ce n’est pas une compétition, ils ne sont pas ici pour montrer qu’ils sont plus intelligents que les autres, mais ils sont ici pour réussir avec le minimum d’effort nécessaire.

Le minimum d’effort ? C’est quoi ça ? C’est un mode de vie qu’il faut équilibrer avec le perfectionnisme. Entre ces deux modes, on trouve une réussite moyenne qui permet de remplir sa vie et pas seulement avec ses études. Et la réussite moyenne suffit parce qu’en France, le maximum est presque impossible. Les étudiants sont habitués à des notes médiocres et ils sont contents. Donc, ne soyez pas trop Américains et apprenez quelque chose de ces Français, aussi fous qu’ils peuvent le sembler. Ce semestre, la perfectionniste de profession prend ses congés sabbatiques et travaille avec modération.

–Anna Ciriani Dean

Réflexions d’une stagiaire à Dickinson en France :

La réalisation de mon stage au centre Dickinson en France fut une expérience très enrichissante, tant au niveau professionnel que personnel. En effet, j’ai pu voir durant ces six semaines un lieu convivial qui permet de faire des rencontres inoubliables.

J’ai eu la chance de faire la connaissance d’étudiants étrangers, avec qui j’ai très vite sympathisé. Ils m’ont fait découvrir la culture américaine et m’ont fait partager leur expérience. Ce stage a été une opportunité pour moi d’échanger une interculturalité avec les étudiants, qui m’ont donné envie d’en savoir plus sur les Etats-Unis, et de visiter ce pays dès que je le pourrai.

De plus, je suis très heureuse d’avoir participé au repas tradionnel de Thanksgiving, que je n’aurai pas eu la chance de connaître sans Dickinson.

Ce stage m’a aussi permis de découvrir les réseaux de bus de Toulouse ! En effet, même si cela fait déjà un an que j’y habite, je n’avais jamais vraiment eu la nécessité d’utiliser le bus comme mode de déplacement. Et la localisation du centre qui n’est pas très évidente fut une occasion pour moi d’apprendre à me repérer et d’utiliser les diverses lignes de bus, que je ne connaissais pas auparavant.

Je remercie Mme Sylvie Toux, Mme Laura Raynaud et Mlle Karen Kirner de m’avoir donné l’occasion de réaliser ma période de stage dans leur association.

Ce stage restera une expérience très mémorable !

–Dounia Kouraichi

La Une – Thanksgiving 2010

Tradition Américaine, à l’autre côté de l’Atlantique

On se rassemble pour notre repas de Thanksgiving.

Nous nous sommes tous retrouvés au Centre Dickinson jeudi soir, le 25 novembre, pour célébrer la fête de Thanksgiving. C’était une occasion très spéciale pour chacun de nous, car c’était comme si nous étions chez nous aux Etats-Unis. J’imagine que je ne suis pas le seul à être habitué à passer les vacances de Thanksgiving en famille. C’était vraiment sympa de pouvoir être ensemble dans un pays qui ne connaît pas cette tradition. Les étudiants français dans mes cours étaient étonnés que ce jour-là soit un jour ferié aux Etats-Unis.

La soirée a commencé au sous-sol du Centre Dickinson. L’ambiance était très agréable ; on a bu du champagne et on a conversé en attendant le repas.

Les étudiants attendent le repas.

Puis, on est monté et nous avons trouvé deux tables prêtes pour le dîner. Nous avons tous rempli nos assiettes avec beaucoup de nourriture : il y avait de la dinde, des haricots verts, de la purée de pommes de terre et d’autres plats typiquement américains. Il y avait aussi des invités parmi nous ; quelques uns d’entre nous avaient invité leurs amis et leurs familles. À la fin du repas, on a goûté de très délicieux desserts, tous préparés par les étudiants. C’était une soirée très mémorable pour tous.

–Nicolas Garzon

Notre salle de classe a été transformé en salle à manger.

Tout le monde a profité de ce bon moment partagé.

Réflections sur Thanksgiving en France
L’équipe de La Une voulait savoir comment les Américains vivent Thanksgiving en France. Deux membres de notre équipe, Anna Ciriani Dean et Qichan Qian, ont profité du soir de Thanksgiving pour en discuter avec des invités. Voici ci-dessous comment nous avons vécu cette fête américaine à Toulouse.

QUESTIONS :

Que ressens-tu à l’idée de passer Thanksgiving en France ? Qu’est-ce que ta famille d’accueil pense de Thanksgiving? Pourquoi est-il important de fêter Thanksgiving quand on est des Américains en France ? Qu’est-ce que Thanksgiving veut dire pour vous ? Quels aspects de la culture américaine est-ce que Thanksgiving évoque ? Si Thanksgiving existait en France, qu’est-ce qu’on mangerait ? Comment est-ce que les Français fêteraient ce genre de fête ?
REPONSES :

Makeda Jones : C’est une nouvelle expérience. C’est la première fois que je célèbre Thanksgiving loin de ma famille. La mère de ma famille d’accueil, elle aime Thanksgiving. Bien qu’il ne soit pas une fête française, elle est déjà allée aux Etats-Unis. La soeur aime aussi Thanksgiving, parce qu’elle pense que la conception de cette fête est brillante.
Cayla Cantafio : C’est une très belle expérience pour moi, surtout avec la visite de mes grands parents.
Leigh Harlow : Thanksgiving est « une fête importante » pour « célébrer les gens dans ma vie qui sont signifiants » comme « ma famille et mes amis ».
Alex Drapac : Il est important de le fêter « avec les Français pour montrer l’importance de notre culture américaine ». C’est une « réunion de famille », « la signification du repas » est importante.
Becky Payne : On mangerait du « cassoulet ou de la blanquette » si Thanksgiving était une fête française. « On ne peut pas savoir, on n’a pas encore fêté d’autres grandes fêtes en France » qui sont aussi importantes que Thanksgiving pour faire une comparaison.
Gabby Betances : On mangerait du « canard, des magrets, du saucisson, du fromage… »
Yana Schick : Thanksgiving pour moi veut dire « Nourriture ! Grands plats de nourriture ! Ma famille n’est pas vraiment traditionnelle », mais je crois que la culture française est similaire parce qu’ « on se rassemble et on mange beaucoup…on passe du temps avec la famille », ce qui est une tradition dans les deux cultures.
Mme Raynaud : « on ne peut pas ignorer Thanksgiving… c’est une partie de l’identité américaine. C’est un moment triste ici parce qu’on n’est pas avec la famille ; mais on se retrouve avec notre famille ici », les étudiants et l’équipe Dickinson.
Mme Toux : Quand j’étais aux Etats-Unis pendant Thanksgiving, j’étais « misérable » parce que j’étais « étrangère. Les rues sont vides, on se sent très seule et on comprend que c’est une fête familiale importante comme Noël en France. C’est vraiment ce qui réunit les Américains… un moment de partage »
Sam Richardson : Thanksgiving est une « occasion d’être avec les gens qui sont importants dans ta vie et de manger de la cuisine américaine, ce qui est difficile parfois en France. C’est bizarre parce que chez nous c’est très important. Les Français s’en fichent parce que ça ne veut dire rien ».
Sarah Wright : « la fête de Thanksgiving montre des similarités entre les deux cultures : on passe du temps avec la famille, on partage un repas…la seule différence est qu’on mange du fromage et que l’on boit du vin ».

La Une novembre 2010

Le vie sociale, mystérieuse, des Français

A la rentrée, j’étais sûre que j’allais me faire de bons amis. La première semaine de cours à l’ICT, j’ai fait la connaissance de beaucoup de monde. J’ai essayé de m’ouvrir aux autres et de ne pas me replier sur la petite communauté américaine de Dickinson. Je voulais rencontrer des gens très rapidement pour ne pas me sentir seule et pour découvrir la jeunesse française. Donc, j’ai commencé dès la première semaine à déjeuner au Resto Universitaire avec mes amis français et j’ai fait des efforts pour m’intégrer en me séparant de mes amis de Dickinson.

Au début, cet approche marchait bien : il me semblait que mes relations avec mes amis français progressaient de façon normale. Mais après un certain moment, il m’a été impossible d’approfondir mes relations et d’établir un lien plus fort et profond avec les gens. Mes conversations à propos de la culture française et des différences entre France et Etats-Unis se sont avérées intéressantes, mais insuffisantes pour nourrir notre amitié. J’ai essayé d’aborder des sujets plus personnels, qui n’avaient rien à faire avec la politique, la culture, la langue, etc. Aux Etats-Unis, une relation procède de cette façon : on fait confiance de plus en plus aux amis, on baisse éventuellement la garde et on se comprend à un niveau plus intime. Evidemment, mes amis ici n’étaient pas encore prêts à cette progression parce que leur réaction à certains détails de ma vie n’a pas été chaleureuse.

Le fait qu’ils n’étaient pas à l’aise m’a fait réévaluer le fonctionnement de la vie sociale en France. J’ai adopté une mauvaise approche qui dépendait de mes habitudes américains. Pour l’instant, il me semble qu’en France, les relations entre amis restent assez superficielles pendant longtemps. Par exemple, quand j’ai dîné avec un ami français, nous n’avons parlé que des subtilités de la langue qui la rendent intéressante. De la même façon, quand je suis allée chez des amis, nous nous sommes amusés à jouer à Monopoly, mais nous n’avons jamais vraiment parlé de nous-mêmes. Chaque référence à notre histoire, à ce qui nous définit outre notre nationalité était fugace. Il me semble donc que les Français préfèrent cacher leur « soi » pendant longtemps.

De plus, ce n’est jamais eux qui prennent l’initiative : ils se contentent de voir leurs amis au restaurant universitaire, mais ils ne se voient pas souvent pendant le week-end. Leur vie sociale ne me semble pas très développée. A Dickinson, je m’assure toujours de ne pas me séparer du monde, de ne pas m’enfermer dans ma chambre. Je passe toujours du temps avec mes amis, ce qui me semble beaucoup moins important ici peut-être parce qu’ils n’habitent pas tous proches les uns des autres, mais aussi parce qu’ils n’ont pas besoin de réconfort social. Qu’est-ce qu’ils font tout seuls ? Ou avec leurs parents ? Bien sûr leurs devoirs, mais dans les moments de détente ? Une des choses que j’ai découverte sur moi-même est que la solitude perpétuelle me rend triste, un peu déprimée. Je suis normalement une personne assez indépendante, mais l’homme en général est un être social, il a besoin de liens. Pour cette raison, je ne comprends pas comment les Français peuvent se séparer du monde pendant si longtemps. Cette séparation empêche la progression des relations son développement en profondeur.

Cette superficialité et cette séparation m’énervent pour l’instant, mais peut-être qu’elles fourniront de bons résultats dans l’avenir. J’espère que la superficialité actuelle aboutira à une relation encore plus profonde qu’aux Etats-Unis quand ils baisseront la garde. Et j’espère qu’ils ne voudront plus maintenir une distance, qu’ils voudront partager plus de moments en dehors de l’ICT avec moi.

Est-ce que la lenteur du processus d’amitié aide à construire des relations plus solides ? Je ne sais pas. Je sais seulement que j’ai beaucoup de travail à faire avant de comprendre la vie sociale mystérieuse des Français.

–Anna Ciriani Dean

Une réflexion sur l’importance de la langue

Souvent, il est facile d’oublier l’importance de la langue dans notre vie. Maintenant que je suis en France depuis environ trois mois, je commence à prendre l’habitude à ma vie ici. J’ai, parmi d’autres choses, plus de facilité à me déplacer en ville, à faire des courses et à poser des questions. Pendant un week-end à Paris avec deux amis anglophones, j’ai commencé à apprécier en profondeur l’avantage de connaître une deuxième langue.

Après deux séjours récents à Paris, un avec le Centre Dickinson (avec d’autres étudiants qui parlent français) et un autre avec quelques amis américains (qui ne connaissent pas la langue), j’ai commencé à remarquer une forte différence entre les deux voyages. Pendant les deux excursions, nous avons fait les mêmes sortes d’activités : on a visité les grands sites, notamment le Louvre et l’Eglise de Notre-Dame, on a pris le métro, et on a mangé dans des restaurants. La grande différence entre ces deux voyages était l’utilisation de la langue. Avec mes amis américains, j’avais constamment besoin de leur expliquer des choses. Au contraire, avec le groupe du Centre Dickinson, nous avions tous la capacité d’être autonomes à Paris, de lire les panneaux, et de poser une question à quelqu’un dans la rue. Cette autonomie est largement due à notre compréhension de la langue française. Ainsi, même si Paris est une ville très accueillante pour les personnes non francophones, bien sûr la capacité de parler en français à Paris change totalement votre expérience.

Il va sans dire que mon voyage à Paris avec Dickinson a été plus reposant. Mais le deuxième séjour a eu ses mérites aussi : je me suis rendu compte qu’il est très utile de parler plusieurs langues. Notamment, parler la langue du pays en question aide à se plonger complètement dans la culture et à la comprendre plus profondément.

–Robert Wise

Ce n’est pas moi qui décide
Depuis mon arrivée en France, J’avais pour mission de découvrir le plus grand nombre de spécialités françaises possibles. Indépendamment, j’ai découvert des pâtisseries françaises, des fromages, des vins, des légumes, des fruits, et des crêpes. Ma famille d’accueil m’a exposé au lapin, aux reins, au foie, au canard, et à d’innombrables saucissons. Il n’y a pas de pénurie de nourriture délicieuse. Même la “malbouffe”, tels que Master Crumble (muesli) et le kebab, vaut mieux que leurs équivalents américains.

Une différence étrange entre la nourriture américaine et française se manifeste lors de la prise de décision. En Amérique, vous entrez dans une sandwicherie, vous choisissez les différentes garnitures et la personne derrière le comptoir fait votre sandwich. C’est votre sandwich, vous décidez des ingrédients qui vont le composer selon les paroles de Burger King « Have it your way ». Dans un restaurant, les gens font toutes sortes de demandes folles. Plus du fromage, cuit, sans oignons, ou avec des frites au lieu de la salade. Dans tous les cas, le serveur se pliera gracieusement à votre volonté et fera les changements que vous souhaitez. D’une part, les gens sont capables de commander la nourriture qu’ils veulent et d’autre part, de nombreux clients profitent du système, et rendent leurs commandes trop compliquées.

La France ne respecte pas les mêmes règles de service à la clientèle. Dans une sandwicherie, vos choix sont préétablis. Il vous faut choisir parmi la carte présentée. Dans un restaurant, les options peuvent être offertes, mais il y a peu ou pas de souplesse. Une demande spécifique vous attirera des regards étranges. Si vous expliquez en détail ce que vous voulez, le serveur va hocher la tête et faire une réflexion, mais aucun changement ne sera effectué.

À mon avis, cette différence culturelle a évolué à partir de la perception de «l’expert». En Amérique, “le client a toujours raison.” En France, le chef est l’expert culinaire, et aucun client ne va lui usurper ce pouvoir. Heureusement pour moi et les autres consommateurs, la nourriture est toujours étonnante. Je suis contente de laisser la responsabilité de créer des plats savoureux à des experts français.

–Kim Vaccaro

Mon petit voyage à Londres
J’ai eu le privilège d’aller à Londres pour un petit week-end. Mes amis du lycée sont actuellement à Londres pour leurs études, donc c’était une bonne raison pour s’y retrouver. Londres est une ville magnifique. Bien que j’eusse déjà visité la ville, il y a toujours des choses à faire. Le premier matin, je suis allée à Covent Gardens pour manger des gaufres comme mon amie me l’avait recommandé. Apres ce petit snack, nous sommes allées a Abbey Road. Je suis une grande admiratrice des Beatles, alors je ne pouvais pas raté l’opportunité de traverser cette rue légendaire. Je suis aussi suis allée voir le Théâtre du Globe, la Tour de Londres et le Palais de Buckingham. Toutes ces excursions étaient très touristiques mais j’étais heureuse que mon amie ait bien connu bien la ville. C’était une expérience authentique.

J’ai remarqué que mon séjour à Toulouse avait un gros impact sur moi parce que mon instinct immédiat a été de parler en français quand je suis entrée dans un magasin. J’ai aussi vu des femmes musulmanes qui portaient la burka. Ma première réaction était que c’était illégal ici! Mais je me suis souvenue que je n’étais pas en France. C’était intéressant à observer.

Après la visite, j’étais très contente de rentrer à Toulouse. C’est une ville que j’aime bien et que je connais très bien maintenant.

–Sarah Wright

Londres.

Les étudiants et les cours à l’université française
Comme les étudiants chinois, les Français prennent des notes pendant la classe. Pour tous les étudiants français, il est interdit de manger ou de boire en classe. Les étudiants ne peuvent pas poser des questions tout de suite s’ils ne comprennent pas ce que le professeur dit. Normalement, ils doivent attendre la fin de la classe pour lui poser leurs questions. De plus, les étudiants français arrivent en cours avec cinq ou dix minuits d’avance, parce que s’ils sont en retard, le professeur ne leur permet pas d’entrer dans la classe. Néanmoins, il est normal que le professeur ait un retard de cinq minutes. Toutes ces règles n’existent pas aux Etats-Unis.

De plus, il est possible que les cours soient annulés ou reportés sans que les étudiants soient prévenus, c’est à eux de se renseigner auprès de l’administration de l’école. Cela me semble un peu ridicule, parce que dans les universités aux États-Unis, le professeur envoie toujours un email aux étudiants si le cours est déplacé ou annulé. En outre, chaque cours a lieu seulement une fois par semaine, donc la durée de chaque séance de cours en France est plus longue que celle aux Etats-Unis. D’habitude, une séance en France dure trois heures avec dix minutes de pause. Souvent, le professeur ne donne pas de devoirs réguliers dans les cours en amphithéâtre. Il n’y a qu’un examen à la fin de chaque semestre. C’est à chaque étudiant de réviser le cours, de lire le livre recommandé et de revoir ses notes. Donc, il est plus facile d’échouer au cours si on ne travaille pas parce qu’on n’a pas beaucoup de devoirs et le professeur ne vérifie pas si on lit ou pas le livre.

Les cours de première et deuxième année sont plus grands que ceux à Dickinson. Il y a environ deux cents étudiants par classe. Les étudiants sont très actifs. Lors de la pause entre les cours, les étudiants qui sont dans l’association « activités » vont dans la salle de classe et dansent ou font quelques choses que les autres étudiants trouvent drôles. Une fois, j’ai vu les étudiants habillés comme « les pom pom girls » qui dansaient et chantaient dans la salle de cours. Même le professeur les a regardées ! C’était magnifique et drôle. Cela n’arrive jamais dans une classe aux Etats-Unis.

En dehors de la salle de classe, les étudiants français aiment la fête. L’Association Mondus est un club d’étudiants qui organise des fêtes ouvertes à tous les étudiants. Il y a une fête presque chaque jour ! Normalement, les étudiants français sortent les jeudis, vendredis, et samedis soir. Ils aiment aller dans les bars ou en discothèque. La place Saint-Pierre, qui est à côté de la Garonne, est leur endroit préféré. Pendant les week-ends, il y a toujours beaucoup d’étudiants qui sortent avec leurs copines, parce qu’on peut y trouver les meilleurs bars. Par ailleurs, les étudiants américains préfèrent la musique forte comme celle des boîtes de nuit, parce qu’ils adorent danser. Le moyen de se divertir pendant la fête entre les étudiants français et américains n’est pas pareil. Aux Etats-Unis, toutes les fêtes sont bruyantes et les gens boivent beaucoup et dansent sur de la musique disco, mais en France les étudiants préfèrent aller aux bars tranquilles pour discuter avec leurs amis.

— Qichan Qian

La boîte de nuit

La danse est une partie très vitale de la culture hispanique. Ma mère dit que je savais danser avant de savoir marcher. A chaque réunion de famille tout le monde danse ensemble, mais la plupart des danses traditionnelles sont des danses avec un ou une partenaire. J’étais très heureuse quand j’ai entendu dire que mon université française avait subventionné un événement dans un club de danse à Toulouse. Culturellement la danse peut être sensuelle dans la tradition hispanique, mais elle est très différente de la danse aux Etats Unis parce qui a rarement des pas standards. Les jeunes Américains d’aujourd’hui dans le «graind», un type de danse qui exige que les partenaires soient vraiment rapprochés. Cependant, les danses dominicaines comme le merenge ou la bachata (les danses populaires traditionnelles) sont dansées aussi avec un partenaire, toutefois d’une façon différente. Pendant mon expérience dans un club à Toulouse, j’ai remarqué qu’on jouait de la musique techno la plupart du temps dans le rythme et avec un jeu de lumières. Mais quand j’ai regardé les gens, ils n’étaient pas très proches les uns des autres. La façon de danser dans les clubs est intéressante parce qu’elle me permet de me rendre compte du phénomène de la mondialisation. Par exemple, tout le monde dans le club dansait sur la chanson de Lady Gaga, une artiste américaine excentrique. La plupart des personnes connaissaient les paroles mieux que moi. Aux Etats-Unis, la plupart de la musique jouée dans les clubs ou sur les stations de radio ne sont pas aussi multiculturelles qu’en France. Il semble que les Français ont un goût divers et multiculturel en musique. Ceci montre comment la population française s’est habituée à la mondialisation de l’industrie de la musique. Aux Etats-Unis, ce mouvement est plus lent et les Américains ont beaucoup à apprendre des Français.

–Gabrielle Betances

Boîte de nuit.

Parkour en France

Je fais du parkour aux Etats-Unis, c’est une pratique sportive de plein air au pour laquelle on utilise uniquement son corps pour franchir des obstacles (comme des murs, des barrières, tout ce qui se trouve dans une ville). Le parkour est plutôt comme de la gymnastique urbaine et est plus connu en Europe qu’aux Etats-Unis. En fait, il s’est développé en France. Avant d’arriver en France (pour la première fois), j’ai fait un peu de recherche sur les personnes qui font du parkour à Toulouse et j’ai trouvé un groupe qui s’appelle « Street Jump ». J’ai ensuite envoyé un message à un de ses membres.

Quand j’ai rencontré, pour la première fois, le garçon que j’avais contacté et ensuite le groupe de personne qui pratiquait comme moi le parkour, j’étais un peu mal à l’aise et j’étais un peu intimidée car je ne connaissais personne, et à ce moment-là ça ne faisait qu’une semaine que j’étais arrivée à Toulouse. De plus, je n’étais pas sûre du niveau de chacun et je me considérais comme débutante. Heureusement, le groupe avec qui j’ai commencé à m’entraîner n’était pas celui que j’avais trouvé, mais plutôt un groupe moins professionnel, plus grand et diverse (par rapport au niveau de maîtrise ainsi que par rapport à l’âge) ; ce groupe s’appelle Association pour la Promotion de l’Art du Déplacement (APAD). Tout le monde était très gentil et encourageant, surtout les moniteurs des séances, avec qui je suis tout de suite devenue amie..

J’ai remarqué que l’entraînement se déroule différemment ici qu’aux Etats-Unis. Ici on pratique plus des enchaînements un peu compliqués, alors qu’aux Etats-Unis on répète plutôt des mouvements singuliers pour les maîtriser. Il y a bien sur un mélange. Pourtant, pendant les séances à Toulouse, un des moniteurs montre un enchaînement puis chacun, seul ou par deux, essaie de le reproduire en étant aidé par les moniteurs ; au centre sportif du parkour en Virginie où je m’étais entraînée l’été précédent, un des instructeurs montrait un mouvement spécifique et ensuite chacun le reproduisait, en l’affinant de plus en plus l’affinant ou en élevant son niveau d’expertise. Pendant la plupart des séances, qui se déroulent chaque samedi, de 14h à 16h, à l’Université Paul Sabatier, je suis la seule fille qui participe, et je crois que je surprends les garçons par mon énergie et mon niveau.

–Yana Schick

Restaurant à voir : Le Sherpa

Situé au 46 Rue du Taur, près de la place du Capitole, le Sherpa est une crêperie très connue qui est souvent fréquentée par les étudiants. Le décor est vraiment sympa et le cadre me plaît beaucoup. Les murs sont décorés avec des œuvres d’art. Il y a beaucoup de genre de salades et de crêpes salées et sucrées. J’adore la salade des îles et surtout la crêpe au chocolat. J’y vais régulièrement avec mes amis le dimanche matin. C’est un très bon endroit pour passer du temps et pour se reposer pendant le weekend. La nourriture n’est vraiment pas chère. Il y a plein de choix de salades, de crêpes et de glace. De plus, la carte des thés est aussi variée. Le seul bémol est l’attente. O y est allé une fois un vendredi soir, et il y avait trop de gens. Par contre les personnes qui y travaillent sont chaleureux, donc cela vaut la peine d’attendre. « Ce restaurant s’endort lentement sur ses lauriers et endort ses clients par la même occasion, car c’est un petit endroit plein de charme ».

–Qichan Qian

Parles-tu l’argot ?

Gosse, môme, gamin – Enfant. Depuis l’installation des manèges sur la place, il y a des gamins partout.
Crevé –
fatigué. J’étais crevé après la randonnée de 10 km.
Galérer –
Travailler durement. On a galéré pour arriver à l’heure.

Calendrier

25 nov : Fête de Thanksgiving au Centre Dickinson
7 déc : Rencontre déjeuner : Les fêtes en famille
14 déc : Réception de Noël au Centre Dickinson
15 déc : Sortie culturelle: Le cirque invisible au TNT
16 déc au 3 jan : Vacances de Noël, centre fermé

La Une – octobre 2010

Un mot d’introduction
Cela fait déjà plus d’un mois que les étudiants sont arrivés à Toulouse. Aujourd’hui, nous avons terminé l’orientation et tous les étudiants ont commencé leurs cours dans les universités toulousaines. Tout le monde commence à prendre ses repères dans la ville. Dans ce numéro de La Une, nous partagerons nos expériences et notre découverte de la vie française. Certains étudiants partageront avec nous les extraits de leurs journaux interculturels dans lesquels ils parlent des différences entre les Français et les Américains. D’autres vous raconteront leurs expériences dans la ville ou vous donneront de bonnes adresses de sortie. J’espère que vous connaîtrez mieux la ville de Toulouse et la vie à la française en lisant leurs réflexions.

–Karen Kirner, rédactrice

Revu de l’opéra La Bohème
Le 10 octobre, un groupe de « Dickinsonians » a vu La Bohème, un opéra de Giacomo Puccini, au Théâtre du Capitole. Cet opéra émouvant raconte l’ histoire de quatre jeunes artistes, d’une belle fleuriste, et d’une coquette qui habitent à Paris et qui essaient d’atteindre leurs rêves. L’histoire principale suit l’amour de Rodolfo (Teodor Ilincai) et Mimi (Carmen Giannattasio). Cet amour commence par un coup de foudre et devient une relation belle et tragique, car la jalousie de Rodolfo et la maladie mystérieuse de Mimi créent des obstacles à leur avenir ensemble. Cependant, au moment où Mimi a une toux particulièrement grave, elle se rend compte du fait qu’ils sont plus heureux ensemble malgré tout.

Tous les artistes de La Bohème jouaient bien ensemble ; ils avaient tous beaucoup de talent. En plus de Teodor Ilincai et Carmen Giannattasio, la soprano Jennifer Black jouait Musetta parfaitement et son interprétation de « Quando me n’vo » était merveilleuse. Enfin, Dario Solari, le baryton qui jouait Marcello était en harmonie avec la Musetta de Black. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, je vous conseille d’aller au Théâtre du Capitole !

–Cayla Cantafio

Les Journées du Patrimoine : « Family Day » à Airbus
Le week-end du 18, octobre était dédié au patrimoine culturel en Europe. Toulouse a aussi célébré ses plus de 2000 ans de l’histoire. Tous les musées et les endroits culturels accueillaient les visiteurs gratuitement et ils organisaient des tours guidés pour leur faire connaître le patrimoine toulousain. Ce jour-là, le plus grand centre aéronautique en Europe célébrait son 40e anniversaire et j’ai l’occasion superbe de l’explorer. Airbus a organisé une journée d’accueil à l’entreprise qu’il a appelé « Family Day ». Pendant ce jour-là, les salariés d’Airbus pouvaient visiter l’usine avec leurs familles et leur montrer comment construire un avion. Je suis allée tôt le matin avec mon père d’accueil et son fils. Il y avait tellement de personnes présentes que j’avais l’impression que la ville de Toulouse toute entière était là.

Airbus se trouve à côté de l’aéroport à Toulouse. L’usine parcourt une région plus grande que le centre-ville de Toulouse ! Dans ce complexe énorme, il y a des hangars nombreux qui servent à des besoins différents pendant le processus de la construction. J’ai visité le bâtiment où on teste tous les systèmes d’avion et j’ai pu voir le poste de pilotage. Le A320 est le modèle le plus vendu. Chaque mois, Airbus produit 38 avions de ce modèle qui partent ensuite dans tous les carrefours du monde. Toutefois, le plus impressionnant était le A380. Cet avion peut accueillir 525 passagers sur ses deux étages et range leurs bagages au troisième. Il y a aussi un compartiment séparé pour la première classe qui inclut tout confort. C’est le plus grand avion du monde ! C’était incroyable de pouvoir marcher sous lui et d’écouter les moteurs.

La fierté d’Airbus, le A380.

J’ai aussi vu l’avion militaire M430, le Concorde, mon avion préféré est le Beluga. Le Beluga est utilisé pour transporter des unités différentes d’avions, ainsi que quelques autres grands objets. On a assisté à une séance pour montrer comment charger un Beluga. J’ai aussi vu une vidéo de comment construire un avion. Le processus d’aujourd’hui est très automatisé, beaucoup plus que la construction des avions autrefois. On a, sans doute, parcouru une longue distance depuis le premier avion jusqu’à l’invention du A380 d’Airbus. Je trouve cela incroyable de voir comment le génie humain s’est développé en nous offrant l’occasion de voyager aussi facilement.

Chipeva avec son avion préféré, le Beluga.

–Madlen Chipeva

Extrait du journal interculture : Lave-toi ! …N’est pas ?
J’ai une excentricité, vouloir me laver les mains dont je ne me suis jamais rendu compte avant d’arriver à Toulouse. Je crois que cette obsession d’avoir les mains propres est influencée par ma culture américaine. Je crois qu’elle a commencé au lycée quand mes mains sont devenues sales à cause des stylos, des crayons, etc. Au lycée, comme à Dickinson et même à l’Institut Catholique, chaque W.C. étaient équipés d’un lavabo et de savon. Donc, cette envie de maintenir la propreté de mes mains n’était pas difficile a satisfaire.

Aux Etats-Unis, à l’extérieur de l’école, il existe aussi un foisonnement des lieux où aller pour me laver les mains. Premièrement, la plupart des restaurants et des autres magasins qui ont des W.C. les ouvrent au plublic. Deuxièmement, si on utilise des W.C. chez un ami, ces salles sont toujours équipées d’un lavabo et aussi de savon. Donc, je crois qu’on peut dire qu’en Amérique, ma petite obsession avec les mains propres n’était pas particulière à moi spécifiquement. Il y a partout des distributeurs de désinfectant pour les mains. Je peux dire ainsi que cette excentricité est simplement un aspect de ma culture américaine qui se reflète en moi.

La raison pour laquelle je trouve cela intéressant reste dans le fait qu’en France, on ne semble pas de se laver les mains aussi souvent qu’aux Etats-Unis. Je le dis parce qu’il n’y a généralement pas de savon dans les W.C. publics, et quand on utilise les W.C. chez un ami, cette petite pièce n’a, en général, pas de lavabo. Ansi, je me suis rendu compte que le manque de savon ne dit rien de la culture française sauf que les Français ne partagent pas la même obsession américaine de l’hygiène.

–Leigh Harlow

Les Journées du Patrimoine : Le Palais Niel
Les journées du patrimoine sont l’occasion de visiter des lieux habituellement fermés au grand public. Chaque année les journées du patrimoine ont lieu pendant un week-end en septembre et cette année j’ai profité de l’occasion pour visiter le Palais Niel à Toulouse. Le Palais Niel a été construit au 19e siècle pour recevoir le chef de l’Armée Régionale du Sud, Adolphe Niel. L’extérieur du palais est une image d’élégance et de simplicité. Les jardins autour de la structure sont un chef-d’œuvre ; surtout les haies qui sont coupées et arrangées en des formes géométriques magnifiques. Les sculptures près des haies ajoutent un sens de grâce au jardin. La vue est pittoresque. L’intérieur du palais est absolument somptueux. Je n’ai jamais vu des décorations si élaborées. Les meubles étaient luxueux. Les peintures et les sculptures dans le palais étaient fantastiques. Je me suis sentie comme dans un autre monde. C’était comme si j’avais voyagé au 19e siècle pour la journée ! C’était stupéfiant. On peut lire les articles et les livres qui parlent des palais. On peut regarder les images des palais à la télévision, mais rien n’est mieux que de voir un palais de ses propres yeux. C’est incroyable. J’ai de la chance d’avoir pu le voir puisque le palais est habituellement fermé au public sauf un week-end par an, pendant les journées du patrimoine. C’était une expérience formidable. Je la recommanderais à tout le monde.

–Makeda Jones

Le Palais Niel.

Gol! Mes premiers contacts avec le football toulousain
Mon frère d’accueil, Albéric, m’a offert la possibilité d’aller avec lui à un match de football à Toulouse. J’ai trouvé son invitation très sympa et j’avais très envie d’y aller, car je n’étais jamais allé à un match de foot européen. C’était le match Toulouse FC contre Saint-Etienne FC. Bien que Toulouse ait perdu 0-1 contre les visiteurs, on s’est bien amusé au stade. Il y avait une foule énorme de supporters toulousains. Ils avaient les visages peints en blanc et violet, les couleurs de l’équipe de Toulouse. J’étais ravi de voir tout cet enthousiasme, car on dit souvent que le sport le plus populaire à Toulouse est le rugby. J’ai beaucoup aimé le moment où l’équipe est entrée dans le stade. Les spectateurs ont chanté la chanson officielle de Toulouse FC, une chanson dont les paroles sont en Occitan. Je portais l’écharpe officielle de l’équipe que j’avais achetée, et Albéric portait la sienne. Le symbole officiel de Toulouse FC est la croix occitane. J’ai trouvé très intéressant que, même au stade de football, j’ai découvert les symboles que nous avions étudiés dans le cours de Monsieur Créma. Pendant le match, j’ai eu l’impression que la fierté des supporters des « violets », ce n’était pas seulement la fierté de leur équipe, mais aussi celle d’être toulousains. C’est la solidarité de venir de la même ville et de partager les mêmes origines occitanes qui rendaient les supporters qui m’entouraient dans le stade si fiers et si ardents. Ayant déjà eu beaucoup d’occasions de voir comment la culture toulousaine s’exprime dans l’architecture et dans l’art, j’ai bien aimé voir cette même culture s’exprimer dans le sport.

–Nicolas Garzon

Revu du ballet : Une Nuit de Stravinski
Vendredi dernier fut une nuit au ballet pour quelques étudiantes de Dickinson qui ont vu deux œuvres d’Igor Stravinski, L’Oiseau de feu et le Sacre de printemps. Pour marquer le centième anniversaire du premier, le Théâtre du Capitole avait décidé d’exécuter la version de Michel Rahn. Le deuxième, qui fut à sa création une débâcle, s’est bien passé avec la chorographie de Mauricio Wainrot.

La première oeuvre, L’Oiseau de feu, suit une intrigue simple et assez traditionnelle. A la chasse, le prince et ses amis rencontrent un oiseau magnifique, l’Oiseau de feu. Le prince ne réussit pas à l’attraper, mais il en reçoit une seule plume. Ensuite, il rencontre des princesses, qui sont prisonnières d’un méchant magicien. Quand les monstres qui surveillent les princesses arrivent, en glissant sur la scène comme les serpents sinistres, ils capturent le prince et ses amis et les apportent au magicien. Le magicien et ses monstres étaient des ennemis bien détestables, et je les ai retrouvés dans mes cauchemars la nuit suivante. Les princesses essayèrent de les sauver, mais enfin c’est l’Oiseau de feu qui a réussi à dissiper les enchantements du magicien et à le tuer.

Le Sacre de printemps se compose plutôt d’une série de cérémonies que d’une intrigue. Inspiré par l’ancienne Russie, le ballet montre le sacrifice d’une jeune fille aux dieux païens. Le début du ballet en 1913 a provoqué une émeute parmi les spectateurs à cause du style révolutionnaire de la danse. Même dans la version moderne, les mouvements des danseurs sont rythmiques et souvent violents et reflétent bien l’action primitive du spectacle. J’ai trouvé le traitement du sujet du sacrifice très émouvant. Le public se soucie de la victime malheureuse du sacrifice, ce qui crée une tension immense. Enfin, j’ai quitté le théâtre avec une nouvelle détermination, celle d’aller plus souvent au ballet.

–Emily Walters

Restaurant à voir : La faim des haricots
Je n’ai aucun doute que « La faim des haricots » est le restaurant préféré de notre groupe. Situé dans la rue des Puits verts, près de la Place Esquirol, ce restaurant végétarien offre des plats délicieux le midi et le soir. Tous leurs plats sont à volonté, et ils offrent des formules à des prix attirants. On peut choisir une formule de deux, trois ou quatre options : le plat du jour, les salades, les tartes salées, les desserts, et les soupes en hiver. Les choix sont variés et tout est délicieux. À ne pas manquer sont les desserts avec autant de glace qu’on veut manger et les salades de toute sorte, y compris betterave feta, riz curry, semouline et fruits, et curry de courgettes. Pour 11 € :deux choix à volonté, on y trouve un dîner copieux, assez bon marché et fantastiquement délicieux.

–Gabrielle Kushlan

Calendrier

15 – 18 oct : 25 Ans de Dickinson en France
19 oct : Rencontre déjeuner : Réunion d’information pour Paris (obligatoire)
25 – 26 oct : Centre fermé
27 – 31 oct : Excursion à Paris (obligatoire)
1 nov : Jour férié, centre fermé
6 nov : Sortie Culturelle au Marché au Gras à Péchabou
11 nov : Anniversaire de Gabrielle Betances
11 nov : Jour férié, centre fermé

Parles-tu l’argot ?

Texto (nm) – message court écrit et envoyé par téléphone portable (SMS). « Je te tiens au courant par texto. »
Nickel (adj) – très propre, très bien fait. « Mes fringues étaient nickels avant que tu me renverses ton verre de vin dessus. Merci ! »
Coup de barre (nm) – sensation soudaine de fatique. « Je sais pas ce qui m’arrive, j’ai un coup de barre ! »
Au pif – au hasard, approximativement. « J’ai choisi la couleur de mes cahiers au pif. »

La Une – septembre 2010

Bienvenue à Toulouse

L’équipe de Dickinson en France est heureuse de vous accueillir dans la ville rose. Maintenant que vous êtes arrivés depuis quelques semaines, vous avez déjà surmonté le décalage horaire et vous commencez à vous sentir un peu plus à l’aise dans votre ville d’accueil. Mais il y aura encore d’autres difficultés à surmonter avec le début des cours universitaires. On continuera à réfléchir ensemble sur les différences culturelles afin de mieux comprendre votre expérience étrangère en France. L’équipe de Dickinson en France souhaite que cette année soit une période d’épanouissement intellectuel, de développement personnel et de découverte pour chacun d’entre vous. J’espère que La Une servira d’espace étudiant pour un partage d’idées, de réflexions, de bonnes adresses et de toutes autres informations concernant la vie étudiante à Toulouse.

–Karen Kirner, rédactrice

Notre sortie en Pays Cathare

Madlen Chipeva a pris cette photo au moment de notre repas de groupe. Tout le monde a profité de ce délicieux repas après notre randonnée au Château de Montségur et avant notre parcours en kayak. Pour plus d’informations sur notre excursion, veuillez voir notre blog sur le Pays Cathare.

Sorties pour bien commencer le séjour à Toulouse
Besoin d’idées ? Voici quelques suggestions de sorties pour vos premiers week-ends à Toulouse. Proposez à votre famille d’accueil de vous accompagner, sortez avec des camarades, ou partez seul(e)à la découverte de Toulouse !

* Découvrez le marché Victor Hugo, Place Victor Hugo. Ce marché couvert est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 6h00 à 13h00. Au 1er étage du marché, vous trouverez des restaurants ou vous pourrez découvrir les produits du terroir.

* Faites une balade à vélo le long du Canal du Midi

* Prenez un verre à une terrasse (Place Saint Georges ou Quai de la Daurade) pour passer un moment agréable.

* Allez voir un film à l’Utopia (le programme est dans le foyer étudiant au Centre Dickinson) suivi par une glace Ô Sorbet d’Amour (rue Montardy).

* Dégustez le fromage de Chez Betty (métro Jean Jaurès) ou des petits producteurs du marché de Saint Aubin.

* Faites un tour au marché à la brocante autour de la Basilique Saint-Sernin (tous les week-ends, uniquement le matin) ou aux allées Jules Guesde (le premier week-end de chaque mois).

* Amenez un pique-nique à la Prairie des Filtres (située sur la rive gauche de la Garonne) pour profiter du beau temps d’automne.

* Visitez un musée — la plupart des musées sont gratuits le premier dimanche du mois. (N’oubliez pas que votre carte d’étudiant vous donne souvent accès gratuitement ou à un prix réduit aux musées et monuments.)

Appel à participation

La Une ne peut pas fonctionner sans la participation des étudiants de Dickinson en France ! Nous cherchons des articles, des revues, des photographies, des bandes dessinées et toute autre contribution que vous, les Dickinsonians en France, pouvez faire. C’est à vous de partager vos expériences, vos réflexions et vos bonnes adresses pour faire de La Une une ressource pour vos camarades à Toulouse, à Carlisle, et partout dans le monde. Merci d’envoyer vos questions, vos suggestions et vos contributions à Karen Kirner (kirnerk@dickinson.edu).

Anniversaires

29 sept : Elizabeth Toutain

17 oct : Qichan Qian

Calendrier

25 – 26 sept : Excursion : Conques et Cordes-sur-ciel

15 oct : Réception pour les 25 ans de Dickinson à Toulouse

Une expérience extraordinaire de la musique

Jeudi 9 septembre, nous sommes allés à Saint-Pierre-des-Cuisines pour participer à un concert du festival international, Piano aux Jacobins. C’est un événement de musique très connu à Toulouse.

Saint-Pierre-des-Cuisines est la plus vieille église du sud-ouest de la France, car elle date du IVe siècle. À l’intérieur de l’église, il y a un auditorium de 400 places. C’était la première fois que j’allais à un concert dans une église. La qualité acoustique était très impressionnante, agréable et transparente. Je me suis senti transportée dans le temps, au passé.

Les deux soeurs Bizjak qui ont joué pendant le concert se sont lancées dans un duo. C’est à dire, un concert de piano à quatre mains. La musique était incroyable. Quand elles jouent, on a l’impression que le piano et leurs mains fusionnent ensemble. Il y avait des beaux morceaux tranquilles et aussi des morceaux vifs et puissants. « Tous les compositeurs joués ce soir-là appartiennent à l’époque romantique, donc ce style de musique vise à susciter les émotions et même à bouleverser le public. » On voit cet effet, car tout le monde était baigné dans la joie. Personnellement, j’étais ébranlée par la passion transmise par cette musique.

Quand la sonate de piano a commencé, tout le monde était silencieux. Seule la musique résonnait dans l’église. J’étais plongée dans cette magnifique musique. J’ai adoré ce concert, et c’était une expérience vraiment inoubliable.

–Qichan Qian

Notre sortie en Pays Cathare

Notre groupe écoute M. Créma pendant qu’il nous explique l’histoire du Château de Montségur et des Cathares. Pour plus d’informations sur notre excursion en Pays Cathare, veuillez voir notre blog sur le Pays Cathare.

Premières Impressions de Toulouse

Partout où on regarde, on voit des châteaux, des églises ou des œuvres d’art anciennes — mais pour les Français, c’est normal.

Le dimanche est le jour le plus agaçant mais aussi le plus reposant — on ne peut rien faire parce que tout est fermé, donc il faut accepter sa frustration et la transformer en plaisir.

–Anna Ciriani Dean

J’ai été surprise par la beauté de Toulouse ! Ma famille est toujours sympa et les cours d’orientation sont une transition pour une adaptation à la vie française !

–Kim Vaccaro

On se perd beaucoup dans les petites rues du centre-ville (même avec les conseils de Monsieur Crema), mais je remarque, un peu étonnée, que ça ne me gêne pas. Cela fait presque une semaine que je n’utilise plus de plan, mais c’est de cette façon que j’ai trouvé quelques endroits intéressants.

Souvent je me sens un peu perdue, ce qui me rappelle que Toulouse est une grande ville, mais concentrée dans un espace réduit. Cette sensation de proximité me donne l’impression d’être arrivée dans un seul grand quartier accueillant et chaleureux.

–Becky Payne

Parles-tu argot ?

Bouffe (nf) — la nourriture : « Est-ce que tu veux venir manger au RestoU avec nous ce midi ? La bouffe n’est pas extraordinaire, mais c’est pas mal et c’est surtourt pas cher. »

Bouffer (v) — manger : « On va aller bouffer, qui vient avec nous ? »

Bouquin (nm) — livre : « Je dois aller chercher un bouquin à la BU. »

Fac (nf) — université. « On se connaît depuis la première année à la fac. »

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